Shadowrun - résumés par les joueurs

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Message par SPX Spécial le Dim 30 Nov 2014 - 21:29

JOURNAL DE PABLO GIMENEZ

Hé oui, c’est Seattle… Une des mégapoles les plus grandes et les plus pourries de ce continent pourri planté sur cette planète pourrie peuplée par des pourris dirigés par des politiciens pourris.

Je m’appelle Pablo Gimenez. Je suis détective privé. Filatures, espionnage, caniche disparu, à partir du moment où ça me rapporte des biftons sans trop me faire risquer la peau des fesses, je prends. Et je peux faire mieux qu’un grand nombre de hombres ordinaires, vu que l’esprit du Serpent est avec moi. Heureusement que cette pollution et toute cette technologie tentaculaire incrustée dans la Terre comme un chancre n’empêche pas les forces de l’autre monde de circuler. Et quelques personnes ont appris à s’en servir à leur avantage. Comme votre serviteur.

L’inspecteur McClane, un vieux pote avec qui j’ai eu l’occasion de bosser plusieurs fois, m’a rencardé avec un Johnson dans le district de Tacoma, dans un établissement appelé le « Playground ». Cet établissement à moitié légal propose pas mal de choses un peu moins conventionnelles que la musique et les boissons, notamment des combats clandestins et des professionnelles de l’amour rémunéré. Vu la taille du building, il y a des chances que le patron fasse virevolter les pourliches aux bonnes personnes pour avoir la paix. 22 heures, je gare ma bagnole dans une ruelle latérale avant d’y entrer.

Je vais au bar, et demande une cerveza bien de chez nous. Hé, si je dois m’envoyer ma dose chaque jour, autant que ça fasse fonctionner l’économie de mon pays natal. Quand je demande « Johnson », on m’indique une table. La personne discute avec deux hommes asiatiques, un jeune fringué simplement, et un moins jeune bien sapé. Je distingue un peu plus loin deux bonshommes tout aussi asiatiques. Des gardes du corps, je suppose. Le jeune se casse en laissant une mallette sous la table, nous laissant avec le quinqua. Celui-ci fait signe à l’un de ses gorilles de s’éloigner.

C’est là que je vois avec qui je vais bosser cette fois, qui se présentent : dans l’ordre, Winter, un Elfe qui semble être assez sportif, avec des yeux étincelants, comme habitués à regarder dans les lunettes de visée, et deux Trolls. L’un d’eux, Joe, a carrément le look du gros bras musculeux qui pète les genoux sur commande, l’autre se nomme Sunny et fait plus discret.

On s’installe autour de la table, et le gorille revient avec un couple de jeunes asiatiques. La fille est vraiment canon, et la tenue qu’elle porte ne laisse pas trop de place à l’imagination. Le petit gars semble être son boy, il fait un peu « serviteur à tout faire ». Il y a un air de famille certain entre le Johnson et cette fille. Accessoirement, celle-ci n’a pas l’air de très bonne humeur.

Le vieux Jap explique le tableau : cinq mille nuyens par tête de pipe pour un boulot d’escorte pour une nuit. Naturellement, la « cliente » est sa fille, qui joue à la petite gâtée provocante en roulant un patin à son boy devant nous. On doit dire « oui » à tout, mais quand le soleil se lève, on la ramène à la maison.

Sunny contacte alors une pote à lui pour qu’elle trace les portables de la fille, Kizawa, et son petit toutou. Le Johnson ramasse la mallette et s’en va, et Kizawa semble un peu moins grognon, et fait moins nonchalante. Et c’est à ce moment-là que commencent les emmerdes.

Deux personnes se lèvent dans le dos de Johnson, avec l’air de vouloir se fighter. Winter sort immédiatement son flingue, prêt à s’en servir. Joe se retrouve avec un feu dans chaque pogne, et abat le type le plus proche de Johnson d’une balle en pleine tête. Un troisième type jette un truc dans notre direction. Grenade ! J’invoque immédiatement un dôme de brume scintillante pour faire barrière. La grenade rebondit dessus. Le deuxième gars tire sur Johnson, et c’est l’un des gorilles qui se jette devant pour se prendre la balle.

Y en a encore qui se lèvent, arme au poing. On sait qu’ils sont cinq au total, dont un avec la tête répandue sur la piste de danse. Sunny lève le poing, et ses phalanges s’embrasent. Impressionnant ! La grenade choisit ce moment pour exploser dans un grand flash. Winter tire encore, mais ne touche personne. En revanche, Joe fait exploser le deuxième à s’être levé vers Johnson. Sunny fonce en avant et colle une beigne monumentale à l’un de nos assaillants. Il ne meurt pas sur le coup, mais vu qu’il vient de mettre le feu aux planches, au sens propre du terme, je ne donne pas cher de sa peau.

J’invoque alors les esprits aztlans pour provoquer une combustion spontanée sur le cabronito qui a lancé sa grenade. Et prouf ! Une andouille flambée ! Winter flingue le dernier bonhomme encore à peu près entier. Nous laissons alors Sunny maîtriser sa malheureuse victime par terre.

La pression retombe un peu. Je devrais pouvoir soigner les gorilles de Johnson. Winter me chuchote de me faire payer pour ça. Mais on n’a pas le temps d’aller en coulisses ; le boy de Kizawa l’agrippe et la braque avec un petit pistolet, en criant : « filez-moi la mallette ! » Trois personnes venues de nulle part s’amènent et nous menacent de leurs flingues, tandis qu’apparaît une énorme guêpe spirituelle. Une guêpe soldat. Tamale !

Joe ouvre le feu, et sa balle frôle le boy. Johnson aboie « ne tirez pas ! » Il pose la mallette par terre et la pousse du pied vers le boy, en lui envoyant mille malédictions en japonais. Un des complices du boy prend la mallette, et tous les trois sortent lentement, alors qu’on continue à les maintenir en joue. Les deux Trolls suivent leur progression. Joe tente d’impressionner le preneur d’otage. La guêpe géante fait bouclier devant le boy. Le boy nous dit « laissez-moi sortir, et dans une minute, vous retrouverez la fille. » Johnson nous ordonne de laisser filer. Le boy disparaît avec son otage, puis l’esprit se dissipe. Joe et Winter se précipitent dehors, juste à temps pour entendre le bruit de la gomme d’une voiture. Mais point de trace de Kizawa. Joe monte dans sa caisse pour prendre en filature la tire du boy, en se rappelant que grâce à l’amie de Sunny, le portable du preneur d’otage est facilement traçable.

Je soigne rapidement les deux gorilles avec la magie. Une bande de gangers japonais arrivent. Apparemment, des hommes de main de Johnson, qui fulmine contre eux. Nous nous barrons tous, histoire d’aller dans un endroit plus tranquille. Les gangers embarquent un autre type à interroger – un Orque, qui ferait partie d’une mafia russe. En fait, il s’est rendu à nous, et ne se considère pas spécialement comme un otage. Cet Orque est magiquement actif, comme ses tatouages.

L’Orque s’appelle Dmitri, il représente Leonid, un chef de la mafia popof. D’après lui, Johnson a fait assassiner le frère de Leonid. Johnson proteste et nie en bloc. C’est là que je me concentre pour faire une analyse de véracité sur Johnson. Celui-ci dit la vérité. Je confirme d’un petit signe de tête à Dmitri. Le frère de Leonid aurait été tué par une guêpe géante.

Le Johnson nous supplie d’aller sauver sa fille, il nous versera un bonus de dix mille nuyens supplémentaires. Si on ramène la mallette, on aura encore une prime. En revanche, il vaudrait mieux ne pas revenir sans la fille.

On reçoit alors un appel de Joe. Il a repéré les ravisseurs au port. On fonce le rejoindre. Nous arrivons aux abords d’un grand hangar à bateaux. Une fois de plus, l’amie hackeuse de Sunny trafique les caméras, et repère une pièce où une dizaine de types sont en pleine séance d’invocation, avec Kizawa au milieu.

J’utilise la magie pour améliorer mes sens. On décide d’une stratégie simple mais efficace qui implique que j’invoque l’esprit de mon totem, Serpent. Je réussis à faire apparaître un serpent à plumes. Je lui demande un service : laisser tomber une grenade sur les deux plantons à l’entrée.

Le serpent à plumes lâche donc une grenade, mais à peine survole-t-il l’entrepôt qu’il est désintégré net. Les deux peones sont éparpillés en petits lambeaux de chair. On se prépare tous en vitesse – je lance un sort d’armure sur moi-même – et on se lance à l’assaut. Je reste sur le pas de la porte et continue à suivre mes camarades tous sens astraux ouverts pour repérer toute activité astrale. Une guêpe géante arrive, Sunny l’explose d’un bon coup de poing.

J’entre à la suite de Winter et Joe, tout en maintenant ma vision astrale active. Cela me permet de repérer une barrière magique qui isole une pièce à part, probablement celle où se déroule la cérémonie. Joe détruit la serrure de la porte principale de cette salle, lance une grenade flash, puis Sunny entre. Il voit Kizawa au milieu des sectateurs tous plus ou moins sonnés, mais elle ne semble pas ravie de nous voir. Au contraire, elle invoque deux esprits-guêpes pour nous tuer !

Une fois de plus, je fais danser les flammes vers l’une de ces horreurs. Sunny balance un poing enflammé sur l’autre. Joe tire une rafale vers Kizawa, ce qui la blesse sérieusement. Je m’élance en sortant ma matraque électrique, et je sonne complètement la jeune fille qui tombe. Malheureusement, ça n’a pas suffi à interrompre complètement le déroulement du rituel. Dans un coin de la pièce, un portail dimensionnel commence à s’ouvrir.

Je me mets alors à me concentrer de toutes mes forces pour tenter de fermer ce portail. Je sens que mon nez se met à saigner et une vacherie de marteau-piqueur me massacre la caboche, mais je réussis à fermer le portail.

Sans hésiter, Joe sort sa bouteille d’alcool, boit un petit coup, et fait sauter la tête du toy boy. Winter fait de même pour tous les sectaires – enfin, pas tous, car il se rend compte que certains étaient ligotés, ceux-là sont épargnés. Une analyse astrale de ma part me fait comprendre que les prisonniers sont contaminés par quelque chose.

Johnson arrive avec un certain nombre de gens. On lui explique les choses en privé. Il nous demande la plus grande discrétion, bien entendu, ce qui ne posera de problème à aucun d’entre nous. On a droit à une paye de vingt mille nuyens, au final. Moins la part envoyée à Penny, la pote hackeuse de Sunny, il me reste tout de même un bon gâteau !

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Re: Shadowrun - résumés par les joueurs

Message par SPX Spécial le Dim 17 Mai 2015 - 22:14

Ce matin, mon fax bon marché dont la garantie vient juste d’expirer m’a craché un papelard : je me suis apparemment attiré la sympathie d’un certain Kojima Sho. Ah-ha ! Notre Johnson de la dernière fois n’est pas un ingrat. Il est toujours bon d’être dans les petits papiers d’un honorable Yakusa. D’accord, il n’a pas la même influence que l’empereur Benito Juarez, mais c’est toujours ça.

J’ai un coup de bigophone de la part de mon ancien compadre, l’inspecteur général McClane. On dirait qu’une nouvelle opportunité de boulot se pointe. Je vérifie que ma petite flasque personnelle soit bien pleine de cerveza, et je suis parti. Rendez-vous à vingt et une heures au « Potemkine », un bar dans le quartier Everett. Quartier plutôt pourrave, mais c’est pas les Barrens.

Arrivé devant la porte, je me retrouve devant le portier, un Ork avec un accent qui sent bon la Mère Russie. Il s’amuse à m’appeler « hombre », je lui rends la pareille avec un bon « tovaritch ». J’entre sans histoire. La boîte a une bonne ambiance. Quelques gangers sont dans un coin, à siroter de la vodka. Le club n’est pas « Humans Only », bien que les méta-humains ne soient pas majoritaires, non plus.

C’est là que je retrouve Joe, le Troll de la dernière fois. On se salue amicalement. Nous sommes rassemblés à une table comprenant trois autres personnes : un Troll qui a mangé beaucoup de soupe. Il se présente : Mike Bedison, dit Bison. Vu son look, je penche pour le chasseur de primes. Il y a également deux jolies filles : une Elfe sapée comme une squaw Amérindienne, avec la plume dans les cheveux, et une jeune Humaine qui semble sortie d’une version asiatique de ce classique du cinéma du siècle dernier, Matrix. La première se présente comme étant Coydog, et je mettrais ma main au feu qu’elle communique régulièrement avec les esprits, elle aussi. La deuxième se prénomme Ayachi. Comment ça, un cliché ?

Un autre hombre s’installe : le genre plutôt mature, un peu fatigué, et bedonnant. On pourrait rigoler en le voyant, s’il n’y avait pas les deux énormes armoires à glace derrière lui : un Humain (qui serait le croisement improbable entre Arnold Schwarzenegger et Dolph Lundgren, deux dinosaures du cinéma hollywoodien d’il y a cent ans) et un Ork qui pourrait être jaloux de cet Humain.

Nous devons récupérer un dossier dans la société Pensodyne. En moins de quarante-huit heures, plus une prime si on ne met que vingt-quatre heures. Discrétion de mise, on ne doit pas attirer l’attention. Trente-mille nuyens tomberaient dans les poches du groupe (soit six mille par tête de pipe) en cas de succès.

Johnson nous fournira le hacker. Attention, il faut copier le dossier, pas le détruire, histoire qu’on n’attire pas l’attention. Bison nous négocie une avance de 20%.
Nous avons seulement l’adresse du lieu, c’est au centre-ville.

Nous partons pour un premier repérage. Pensodyne est une société spécialisée dans les produits pharmaceutiques. En soi, ce n’est pas non plus à la hauteur des grosses corporations. Le bâtiment lui-même n’est pas très grand. Il est à proximité d’un parc. Bien ! Je devrais pouvoir contacter les esprits, au besoin. On a une photo de la vue aérienne des lieux. Un Nain arrive, la trentaine, chauve, petite barbiche et sacoche en bandoulière ; voici notre hacker. Il se présente : Mauser.

On l’emmène en voiture, on part en direction de l’immeuble Pensodyne, et on lui demande de faire des recherches sur cette société pendant le trajet. Moi, j’ai ma caisse, et j’embarque Ayashi. Joe a sa meule, et les autres embarquent dans le 4x4 de Bison. Nous entendons par le commlink la conversation qui a lieu.

Mauser a trouvé un nom en rapport avec le dossier : Youri. On apprend également que Pensodyne appartient en fait à Evo, l’une des plus importantes mégacorporations du monde. Ce n’est plus un poisson, c’est un requin-baleine ! Evo est, à la base, une corporation japonaise, basée en Asie russophone, dirigée par un Ork (le fils honteux du PDG japonais). Evo cherche à faire évoluer en accéléré l’Humanité et la Métahumanité. Le propriétaire de Pensodyne est un requin corporatiste trop cliché pour être cité. Et la sécurité de ce bâtiment est assurée par Eagle Security. Mauser va tenter de nous trouver les plans.

Nous nous arrêtons à l’abri des caméras, dans un petit parc. Je demande à Coydog de rester près de moi, et j’entre dans le plan astral.

À première vue, aucun cabron spirituel n’est dans le coin. Mais quand j’approche de l’entrée, une présence astrale ressemblant à une rune ou un végétal actif bloque une partie du bâtiment : un local près de l’accueil, probablement abritant les vigiles. Le plancher est isolé astralement. Il y a donc au moins un sous-sol, que je ne peux pas atteindre. Le centre du bâtiment, une zone circulaire, est également isolé – notre cible est probablement là-dedans. Tout le reste, il y a quelques personnes, des employés qui font des heures sup’, des bureaux… Je repère également un escalier couplé à l’ascenseur.

Je décide de regagner ma barbaque. Et je dis : « Caballeros, Senoritas, notre cible est au sous-sol. » Coydog invoque alors la puissance de Coyote, son totem. Elle obtient de lui trois services à rendre jusqu’au lever du soleil.

Après un tour à moto, Joe estime que le bâtiment est vraiment bien protégé, par rapport à ce qu’il devrait être en temps normal. Mauser a du mal à pénétrer le système de sécurité. Il soupçonne même qu’il y ait deux serveurs informatiques. Il apprend cependant que deux petites sociétés font régulièrement des allers-retours dans ces entrepôts : Dexter, une compagnie de traitement des déchets, dont les agents passent entre une heure et deux heures du matin pour évacuer les déchets, et la blanchisserie Franklin, qui s’occupe de ramasser les blouses et combinaisons sales à cinq heures, en échange du linge propre. Le hacker remarque que le camionneur de Dexter est toujours le même, et qu’il reste toujours un peu plus longtemps. Et comme par hasard, il y a toujours la même laborantine qui bosse aux mêmes heures. Pas la peine d’être Einstein pour additionner 1 et 1, ces deux tourtereaux ne manquent pas une occasion de passer un bon moment ensemble. Com amor es mejor

Notre plan prend place : on va passer derrière un camion de Dexter. Coydog peut rendre invisible par le biais de l’esprit convoqué tout le monde, sauf une personne. J’appelle moi-même un esprit de l’eau pour moi. Chacun prépare son fourbi, et on est partis.

Action ! Le camion de Dexter arrive, nous entrons dans la place en profitant de l’ouverture de la porte de l’entrepôt, tout en restant derrière le camion. La porte intérieure vitrée de l’entrepôt s’ouvre sur la laborantine qui pousse un chariot. Nous franchissons tous cette deuxième porte… sauf Bison. Mierda ! Nous ne devons pas trop nous éloigner, sans quoi l’influence des esprits qui le rendent invisible sera trop faible pour maintenir l’illusion. Mauser tente de trafiquer la porte. Sur injonction de Joe, il s’attaque ensuite à la caméra qui balaie tout le couloir dans lequel nous sommes sur le point de nous engager.

Bison a alors une opportunité : les deux amants commencent à se bécoter, et rapidement la laborantine entraîne le livreur hors de l’entrepôt, dans la direction des salles de repos. Mauser remarque alors que les caméras ont été désactivées sur le passage de la laborantine. Gracias, hermanita !

On s’infiltre jusqu’à l’escalier. Malheureusement, alors qu’on approche du local astralement isolé de sécurité, un garde sort, et Coydog fait grincer sa chaussure. Le garde sursaute, regarde partout. Personne ne bouge. Heureusement, le gonze hausse des épaules, et reprend sa ronde. Nous descendons. Il semblerait qu’il y ait plusieurs étages sous le niveau du sol. Nous descendons directement au deuxième sous-sol.

On arrive dans une seule et unique grande salle, comportant en son milieu une cloison qui forme une pièce circulaire à l’intérieur. Le mur comporte sur toute sa longueur une bonne douzaine de portes, dont beaucoup sont pourvues d’un hublot. En fait, ces portes donnent sur de petites cellules. Certaines contiennent du matériel de laboratoire. Des chiens sont enfermés dans deux d’entre elles. Enfin, la dernière contient une sorte d’animal style primate. Coydog sent que c’est louche. De mon côté, je vois des signalétiques typiques de para-magie, potentiellement des substances thaumaturgiques. L’équivalent magique du biohazard.

Tout ceci, c’est louche. On passe quand même du petit bureau de la sécurité sociale au laboratoire style Resident Evil classé niveau IV. Je pense sérieusement ne pas m’en tenir là. Une fois qu’on s’en sera sorti, je tâcherai de faire ma propre enquête là-dessus. Une seule porte reste sans hublot, c’est une porte qui, en toute logique, devrait nous mener au centre de la salle, et donc là où se trouveraient les données que nous devons récupérer.

Mauser trafique la porte du sas. Les portes s’ouvrent, la température chute, et un nuage de vapeur blanche sort. Le hacker referme rapidement la porte. Il a réussi à prendre une photo de l’intérieur : c’était un laboratoire réfrigéré avec des boîtes. Du matériel génétique.

On remonte au premier sous-sol. Là encore, nous débouchons dans un grand couloir qui entoure une salle centrale circulaire. Encore des tas de portes avec serrure magnétique, mais une seule d’entre elles mène à un sas pour atteindre le centre. Mauser se frotte les mains ; le serveur est bien là. Il va falloir désactiver les caméras, se connecter au serveur, et faire le boulot. Il se connecte. Au bout d’une petite dizaine de secondes, la porte du sas s’ouvre. Nous pouvons voir deux hommes qui sortent, en combinaison de chirurgie. Ils vont prendre l’ascenseur, mais l’un d’eux se vautre littéralement sur le hacker. Coydog nous dit mentalement « Éveillés ! ».

Tout va très vite. Sans hésiter, Joe abat l’homme qui n’est pas tombé d’une bastos dans la tronche. La tête éclate comme un melon trop mûr. L’autre, encore à terre, n’oppose pas de résistance. Mauser nous dit « j’ai tout, on se casse ! » De ma matraque électrique, j’envoie dans les choux le blousé, et on met les bouts. On remonte quatre à quatre jusqu’au premier étage, on déplie l’escalier de secours, et on fiche le camp.

Joe part vers sa moto, de son côté. Soudain, il se fait attaquer par un énorme clébard, un bargheist ! Cette monstruosité pousse alors le hurlement légendaire qui la caractérise. Heureusement, je tiens le coup. Ce n’est malheureusement pas le cas pour les autres. En fait, d’ailleurs, je me rends compte que ce n’est pas celui qui est en train de croquer Joe qui a crié, mais un autre. On a donc affaire à deux cadors de l’Enfer !

Joe, à terre, tente de flinguer la bestiole qui l’a renversé. Il rate, mais se remet sur pieds. Je repère du coin de l’œil le bargheist qui a hurlé. J’invoque un tourbillon de feu. Ça va sentir le poil de chien grillé ! Coydog lance un éclair sur le bargheist qui a mordu Joe. L’animal ne veut pas en démordre, et continue de mordre ! Le bargheist flamboyant fonce sur Coydog. Maldito pero ! Cette sacrée Amérindielfe réussit cependant à éviter son coup de dents. Je lance alors sur cette saloperie une barrière, histoire de le perturber. Je la maintiens, tout en me dirigeant vers le camion que Mouser a détourné.

Enfin, on arrive au camion, on se jette dedans par l’arrière, on continue à défourailler pour tenir les bêtes à distance. J’aide la chamane à monter à bord, pendant que Joe embarque Ayashi. Bison prend le volant et ordonne au Nain d’ouvrir la grille à distance. Le camion passe in extremis, frotte amoureusement quelques bagnoles, et nous nous cassons, les sirènes de la compagnie de sécurité Knight Errant derrière nous.

Une fois à l’abri, un dernier coup de lance-flammes dans le camion efface les traces ADN. Nous recontactons le Johnson, et nous retournons au « Potemkine ». On a donc le double de la paye. Le Ruskof garde nos coordonnées au cas où. Fin de l’histoire… pour l’instant. Mais pour moi, toutes ces histoires de jouets génétiques, ça ne fait que commencer.

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Re: Shadowrun - résumés par les joueurs

Message par Ghislain le Ven 12 Fév 2016 - 17:35

Si quelqu'un se sent de résumer le scénario "Yuri" Wink
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