Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

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Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Mer 8 Juin 2016 - 19:44

Le post suivant est consacré aux résumés de la campagne Warhammer Le Secret de la Claire Lame.

J'invite les joueurs qui en auraient le temps et le courage d'y mettre les résumés de nos aventures.

Des points d'expérience sont à glaner, à ce barème :

- Résumé d'une partie style télégraphique avec les noms importants : 10 PX
- Quelques développements : 20 PX
- Récit stylisé où l'action est vécue par un personnage, avec réflexions personnelles : 30 PX

Notez bien que plusieurs joueurs peuvent apporter leur point de vue, je lirai tout et donnerai les points à tout le monde.

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Chapitre 1 : Renaissance

Message par SPX Spécial le Sam 18 Juin 2016 - 1:11

Note du MJ : pour cette fois, je fais le résumé, ShadowLord n'ayant pas le temps pour ça. Néanmoins, cela ne vous interdit pas de faire votre propre version si vous le souhaitez, bien au contraire.



Une semaine après la fin de l’invasion Skaven de Talabheim, nos héros arrivent par bateau à Altdorf. Un messager leur apprend bien vite que le marchand Ludwig Steiner souhaite les recevoir pour souper. Ils sont accompagnés par Eldril Ailepreste, qui les a rejoints juste avant leur départ. Solveig, Wolfgang, Bowen et Galolix vont faire leur rapport chacun de leur côté auprès de leurs supérieurs respectifs.

Le soir, ils traversent le quartier impérial d’Altdorf pour aller chez leur contact. Chemin faisant, ils croisent deux visages connus : le capitaine mercenaire Hallbjörn Ludviksson et son lieutenant Nedland Grangecoq. Tous deux viennent de chez le marchand. Nedland confie à nos aventuriers que la compagnie va faire une expédition en Lustrie. Un long voyage en perspective, qui durera probablement près d’un an. Qui sait, peut-être leurs routes se croiseront de nouveau ?

Quelques minutes plus tard, nos héros sont accueillis par un Steiner enchanté de les revoir. Le marchand leur présente le fils d’un nouveau partenaire commercial du fier peuple des Nains : Magnar Bardinsson, jeune ingénieur spécialisé dans la fabrication d’armes et d’armures.



Le prieur Romulus, également à table, fait d’autres présentations : une jeune femme très rousse, au port plutôt énergique, portant les vêtements d’initiée de Shallya. Il s’agit de Sœur Judy Hoffnung, nouvellement reçue par le temple de Shallya.



Nos amis racontent au riche marchand leurs aventures à Talabheim, et parlent de leurs projets futurs : Sire Charles Clairelame veut regagner la Bretonnie au plus vite, car de graves affaires s’y trament. Sa famille est impliquée dedans, et il pourrait s’agir de quelque chose qui pourrait bouleverser l’équilibre de la Bretonnie toute entière !

Romulus propose à Sire Clairelame de prendre Sœur Judy sous sa protection, afin qu’elle puisse parfaire son initiation en se rendant en pèlerinage au Grand Temple de Shallya de Bretonnie. En fait, les compagnons du Bretonnien sont disposés à l’accompagner, tous ayant besoin de se faire oublier de l’Empire. Magnar pourrait ouvrir de nouveaux commerces, et Galolix pourra évangéliser les créatures de la patrie de la Dame du Lac. Solveig et Eldril demandent cependant un petit délai supplémentaire, car il reste deux affaires à régler dans le Reikland :

- Planter le fruit de la dryade de Talabheim dans la clairière de Niklasweiler, non loin de Carroburg, puis la faire germer grâce aux larmes de repentance du sorcier qui l’a détruite, un individu « au crin d’un cheval blanc et à la ramure d’une chèvre »
- Comprendre ce que faisait un Elfe de la tribu de la Lune Chantante, disparue depuis cent ans, dans la clairière où était la dryade corrompue de Talabheim

C’est en posant quelques questions et en relevant quelques remarques que Sœur Judy comprend qu’elle pourrait se rendre utile. Elle explique qu’elle a un moyen d’obtenir ces larmes de repentance. Le lendemain matin, quand elle retrouve les autres, elle brandit une petite fiole dans laquelle se trouve un liquide clair. Personne ne demande comment elle l’a obtenue, mais tout le monde se met d’accord sur la prochaine destination : Niklasweiler, un petit village non loin de Carroburg.

C’est le milieu de matinée qui voit arriver nos héros dans ce hameau de paysans. La population locale n’est pas très loquace, et les rares témoignages font état de récoltes particulièrement mauvaises, de bêtes malades à en crever… tous sont d’accord sur un point : c’est à cause de l’autel de Taal. Il y a quelques mois, quelqu’un ou quelque chose a complètement ravagé la clairière dans laquelle se trouvait un petit autel naturel dédié à Taal. Le premier venu indique là où se trouve cette clairière.

En effet, les lieux sont peu enchanteurs. Toute la clairière porte les traces d’un incendie, qui ne se serait jamais complètement éteint. Derrière un petit étang aux eaux saumâtres se dressent les restes noircis d’un grand chêne aux branches tordues, et au pied du chêne brûle un feu de flammes vertes. Les héros approchent prudemment, et distinguent une vague silhouette en bois mort au milieu des flammes, sans doute les restes de la pauvre dryade massacrée par le méchant sorcier. L’eau de l’étang se met à bouillir, et une répugnante et monstrueuse créature s’en extirpe.



Sire Clairelame se jette dessus, et découpe dans son flanc un trou béant de haut en bas, ce qui fait dégringoler sur lui toutes les tripes de la créature. Une fois le danger éliminé, Sœur Solveig enterre le fruit au pied de l’arbre mort, verse délicatement les larmes dessus, et prie longuement. Une petite pousse sort de la motte de terre, et le feu qui consumait la dryade s’éteint complètement. Désormais, il faut juste laisser le temps à la Nature. La Nature n’est pas pressée. Nos aventuriers, en revanche, quittent la clairière.

Eldril ouvre la marche jusqu’à l’orée de la Grande Forêt, là où aurait disparu la tribu de la Lune Chantante. Quelques heures de trot sont nécessaires pour y aller. Avant d’emprunter le sentier qui s’enfonce entre les arbres, le rôdeur Elfe crie les quelques paroles d’usage dans sa langue natale. La petite compagnie entre, sans rencontrer le moindre obstacle. Au contraire, un Elfe vient à la rencontre des héros : il s’agit de Lorandilas Blancroseau, ami d’enfance d’Eldril, et guerrier de la tribu. Il accompagne la troupe vers l’avant-poste où se trouve le peuple des deux Elfes.



Nos héros sont conviés au repas de la tribu. Eldril raconte ses aventures à tous ses camarades, qui écoutent avec passion le récit. Quand Sœur Solveig demande alors quelques explications sur l’Elfe trouvé dans la clairière de la forêt de Talabheim, le chef-conteur Noumayos Ondecalme prend la parole.



Une centaine d’années plus tôt, explique-t-il, alors qu’il était lui-même apprenti conteur, une tribu voisine, la tribu de la Lune Chantante, vivait un important avant-poste, et donnait régulièrement des nouvelles. Un jour, plus de nouvelles. Une patrouille fut envoyée. À leur profonde stupéfaction, les éclaireurs ne découvrirent pas la moindre trace de vie. Toute la population avait purement et simplement disparu, en laissant tout en plan. Le chef conteur déclara alors cet avant-poste interdit.

Noumayos est aussi superstitieux, mais il veut connaître la vérité. Il demande alors à Eldril d’aller voir si quelque chose a changé, cent ans plus tard. Lorandilas se porte volontaire pour l’accompagner, et deux autres Elfes les rejoignent : Fillida Racinesouple l’éclaireuse et Torasthwe Chênedargent le dresseur.





Il faudra encore quelques heures à la petite compagnie pour parvenir à la citadelle de la Lune Chantante. Ils arrivent devant un spectacle singulier pour un non-Elfe. On a l’impression de voir une ville très ancienne, qui aurait été abandonnée par ses habitants, puis investie par la nature, avant d’avoir été réaménagée par les Elfes qui ont façonné les arbres et les plantes de manière à en faire des bâtiments.



Nos héros fouillent partout. D’une certaine façon, la même impression revient pour tout le monde : aucune trace de bagarre, de saccage, dans certaines maisons, on a même des signes de vie indiscutables (table mise, écritoire avec matériel…), mais personne n’est venu ici depuis très longtemps.

Eldril sent alors son cœur bondir dans sa poitrine : il distingue des traces bien plus fraîches, des traces de cerf. Il suit ces traces rapidement, et s’éloigne sans s’en rendre compte du groupe. Là, il s’arrête net : devant lui, un grand cerf blanc semble l’attendre tranquillement.



L’Elfe approche doucement de l’animal, sur le museau duquel scintille une rune bleue, toute simple, celle qui symbolise le nom de « Kurnous », dieu des Forêts des Elfes Sylvains. Le cerf fait un geste de la tête, invitant Eldril à le suivre. Tout excité, celui-ci s’empresse d’aller chercher ses compagnons de fortune, et de les ramener près du cerf qui attend toujours. Tous suivent le merveilleux prince des bois.

La nuit tombe, et les Humains ont de plus en plus de mal à se repérer. Alors que l’obscurité enveloppe la compagnie, une brume plutôt inquiétante se lève lentement, mais sûrement. Sœur Judy sent un picotement électrique lui traverser la colonne vertébrale. Elle regarde aux alentours, mais ne voit rien. Elle reprend son chemin aux côtés des autres. Bientôt, les aventuriers entrent dans une grande clairière.

Le groupe remarque alors que le jour se lève. C’est plutôt surprenant, quand on sait que le soleil ne s’est pas couché depuis assez longtemps pour laisser passer une nuit. Une forte odeur de viande pourrie et de sang se fait sentir. C’est là que nos héros remarquent avec stupeur que le cerf blanc a disparu. Un sinistre grincement vrille alors tous les tympans, et la brume se lève sur un abominable spectacle.



Le soleil rouge éclaire de ses rayons cuivrés un moulin ancien en train de tourner, et une forteresse à l’architecture particulièrement dérangeante. Et les alentours ne sont qu’un immense champ de bataille où s’accumulent les cadavres d’individus portant des signes évidents de mutations diverses et variées. Plusieurs étendards sont visibles, et les théologiens reconnaissent sans la moindre difficulté les symboles de Khorne, le dieu du Chaos du massacre, et Slaanesh, le dieu du Chaos des plaisirs interdits. Aucune présence d’Humains, Elfes ou Nains normaux. La conclusion est qu’il s’agit de deux armées de démons qui se sont entredéchirées.

La compagnie se dirige avec circonspection vers la forteresse. Des gardes à tête d’animaux marchent sur le chemin de ronde. Ils voient rapidement leurs visiteurs, et baragouinent quelques paroles dans une langue incompréhensible. Dans un grand raclement de chaînes, l’énorme pont-levis est baissé, et s’abat devant les aventuriers. Ceux-ci, ne voyant pas quoi faire d’autres, s’engagent, et entrent dans la cour. Derrière eux, la herse s’abat et le pont-levis remonte bien vite.

Nos héros sont à présent prisonniers !


Dernière édition par SPX Spécial le Lun 3 Oct 2016 - 14:45, édité 2 fois

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Journal de Charles Clairelame, Chevalier Errant Bretonnien

Message par ShadowLord le Mer 21 Sep 2016 - 16:14

Ainsi nous entrâmes dans ce terrible château…

Nous arrivâmes tout d’abord dans une cour des plus banales, menant à une grande porte en bois. Il se trouvait sur notre droite une étable sans aucune particularité, mis à part que les bruits s’en dégageant ne faisaient pas penser à des chevaux normaux, mais de toutes manières aucun d’entre nous n’eut l’intention d’aller le vérifier. J’ouvris donc la porte en bois pour que nous entrions dans une antichambre très correcte, menant à une immense et magnifique double porte. Il fut convenu que je mènerais la marche, ainsi j’ouvris ces imposantes portes.

Le hall d’entrée dont la vue s’offrait désormais à nous était tout bonnement sublime ! Nous entrâmes en foulant de fines étoffes, qui recouvraient elles-mêmes un carrelage éclatant de propreté. Se trouvaient dans ce hall quatre portes : deux en bas et deux en haut, où nous pouvions accéder par un grand escalier. Chacune de ces portes était gardée par une parodie d’humain en armure aux couleurs vives.



Entendant de la musique nous parvenir depuis la porte en haut à droite, nous décidâmes de nous y rendre. Épée et bouclier en main, nerveux, je demandai au garde de nous laisser passer. Mais comme celui-ci n’était pas devant mais à côté de la porte et ne semblait pas vouloir me répondre, j’ouvris, tout en restant sur mes gardes, la porte.

Celle-ci laissa apparaître une grande salle de banquet se prolongeant sur notre gauche. Une foule de Mutants, Humains et Elfes, s’empiffraient et copulaient sur l’immense table garnie de plats festifs. Eldril s’approcha, intrigué, d’un Elfe sylvain et d’un Elfe noir qui festoyaient joyeusement ensemble. L’Elfe noir, euphorique, lui servit une coupe de vin, qu’il parut pressé de boire. Bowen nous ayant précédemment prévenus que la nourriture était corrompue au plus haut point, je lui attrapai la main puis l’emmenai deux mètres en arrière afin de m’assurer qu’il n’avait pas perdu la tête.

Je fus alors interrompu par ce qui semblait être un serveur. J’eus un haut-le-cœur à la simple vue de sa tête, qui ressemblait à un amas de veines gonflées entrelacées, sur lesquelles on aurait placé deux yeux de manière hasardeuse. Cet être infâme me rappela que toute violence gratuite donnerait lieu à de sévères représailles, tout en pointant du doigt les gardes en armure à chaque porte. Il nous dit aussi que le lieu dans lequel nous nous trouvions s’appelait la Forteresse des Marches.

Continuant notre chemin en passant par une porte au bout de la salle des banquets, nous tombâmes sur un couloir d’une longueur que j’estimai à trente mètres, avec à son bout deux portes. Il y avait aussi une troisième porte à quelques pas de nous, sur notre droite. En l’ouvrant, nous comprîmes que c’était la cuisine de la forteresse, mais elle était étrangement vide malgré sa taille. Le seul bruit qu’il y avait venait de l’unique silhouette au fond de la pièce, manifestement en pleine découpe de viande. À notre approche, le cuisinier se tourna vers nous, son hachoir dans la main. Celui-ci était un imposant homme à la chair flasque et abondante.



Son triple menton remua lorsqu’il nous cria de nous en aller et de le laisser travailler en paix. Malgré le fait que notre curiosité fût attirée par une étrange porte dans le fond de la pièce, d’où s’échappait de la fumée, nous décidâmes de ne pas plus énerver ce mastodonte et de revenir sur nos pas. Cependant, pour une raison qui m’est encore inconnue, sœur Judy lui demanda ce qu’il utilisait comme épices pour ses plats. L’oignon qui vint percuter son visage lui fit si mal qu’il était sûrement renforcé par une quelconque couche interne de fer. Nous sortîmes alors enfin de la cuisine, puis nous gagnâmes le bout du long couloir. Des deux portes qui se présentaient à nous, nous choisîmes celle de droite. Un long couloir en pente descendant se trouvait alors devant nous. Nous les descendîmes jusqu’à arriver devant l’entrée des combattants de l’arène de la forteresse. Nous remontâmes donc et prîmes la porte de gauche, qui menait quant à elle sur une autre pente qui montait vers la droite.

Après cette montée, nous arrivâmes sur le balcon d’une grande salle d’orgie, où des Mutants mangeaient et faisaient mille choses inavouables sur la quinzaine de tables de la pièce. Pris d’un soudain désire de copuler, Bowen et Eldril essayèrent de rejoindre les festivités. Heureusement pour eux, nous les empêchâmes d’assouvir leurs pulsions. Les traînant par les bras jusqu’à l’autre bout du balcon, nous passâmes dans un étrange couloir descendant en spirale. Il y avait tout le long de ce couloir des chambres masquées par des rideaux de diverses couleurs. De ces chambres s’échappaient des cris de joie mêlés à des claquements de fouets, ce qui ne présageait rien de bon. Eldril, poussé parce que j’espère n’avoir été que de la simple curiosité, décida à un moment d’ouvrir l’un des rideaux pour passer sa tête de l’autre côté. Il ne nous a jamais raconté exactement ce qu’il y avait vu, et en voyant son expression démontée, je crois que c’est finalement mieux ainsi.

Arrivés au bout de cet infâme couloir, nous nous arrêtâmes devant une banale porte en bois, car nous entendions les crépitements d’un incendie derrière. Ouvrant la porte avec prudence, je vis un petit balcon, duquel on pouvait observer en contrebas un profond puits d’où s’échappait le brasier que nous entendions. Étant dans un cul de sac, nous dûmes retourner dans le hall d’entrée de cette horrible forteresse.

Une fois revenus dans le hall, nous décidâmes d’ouvrir la porte en bas à gauche. Celle-ci nous mena dans une petite pièce où se trouvait un bureau derrière lequel une étrange créature à six bras et avec un œil géant tenant lieu de tête triait des papiers à une vitesse affolante. Celui-ci nous vit et nous parla, avec une bouche se trouvant sur le haut de son torse. Nous lui demandâmes si l’on pouvait rencontrer le maître des lieux, qui n’était autre que Slaanesh, le Prince des Plaisirs. La créature ne connaissait pas la marche à suivre, mais nous confectionna en une poignée de secondes un plan menant à la bibliothèque de la forteresse, où nous pourrions la demander à une certaine Alfie.

Suivant le plan, nous gagnâmes la bibliothèque, qui se trouvait dans l’aile haute droite de la forteresse. Nous nous arrêtâmes, troublés, devant la porte de cette même bibliothèque, car nous entendions des gens pour qui les romans et autres ouvrages de science avaient manifestement un effet aphrodisiaque. Je décidai donc de frapper à la porte, ce qu’un petit cri mêlant honte et surprise me fit comprendre que cela avait eu l’effet escompté. Au bout d’une dizaine de secondes, une petite et timide voix nous prévint que nous pouvions entrer, ce que nous fîmes. On vit alors une petite pièce où se trouvaient une porte en bois toute simple, un bureau derrière lequel il y avait une porte triplement cadenassée, une dizaine de tables rondes et trois fois plus de chaises. Nous rencontrâmes aussi la dénommée Alfie.



Celle-ci ressemblait à un lapin humanoïde mesurant quatre pieds de haut, oreilles comprises. Judy lui raconta notre problème, et Alfie nous répondit que pour obtenir une audience auprès de son dieu, il nous fallait confectionner une œuvre d’art satisfaisante et originale par personne.

Solveig décida de faire un complexe pliage de papier, plus connu sous le nom d’« origami ». Cependant, malgré tout l’amour qu’elle mit dans son travail, le résultat ressemblait surtout à une boule de papier froissé. Eldril, de son côté, choisit de produire un dessin de Kurnous, le dieu des elfes sylvains qui nous avait guidé jusque dans cet enfer, qui fut plutôt bien réussi. Bowen, notre mage Halfling, eut l’idée d’aller cuisiner un plat typique de son pays. Sœur Judy décida de compiler ses connaissances en anatomie, ce qui, je n’en doute aucunement, sera utile à ces dépravés pour inventer de nouvelles positions de reproduction. Fillida, elle, choisit de sculpter un chiot en bois, il nous fallait donc nous rendre dans la serre locale pour avoir un morceau de bois. Enfin, pour ma part, je choisis de faire une copie des récites de mes aventures à Talabheim.

Nous nous rendîmes donc avec Fillida dans la serre afin de récupérer le bois nécessaire à sa sculpture. Alors que nous nous enfoncions vers le cœur de cette serre, j’eus à plusieurs reprises envie de m’extraire les globes oculaires du visage, tellement le spectacle était hideux. Aucune plante n’avait échappé à la cruelle caresse du Chaos. Lorsqu’enfin nous arrivâmes devant un grand arbre des plus dégoûtants, nous vîmes autour de celui-ci des Elfes dont les restes de tatouages trahissaient l’appartenance à la tribu de la Lune Chantante. Eldril engagea la discussion avec eux, ils nous expliquèrent ainsi avoir reçu l’illumination du Prince du Chaos. Ils nous dirent aussi qu’ils servaient leur nouveau dieu en répandant dans le vieux monde les bonnes « faveurs » du Chêne de l’Après-Vie.



Eldril, Solveig et Judy tentèrent de les raisonner et de les convaincre d’arrêter de corrompre la nature, mais ces malheureux étaient devenus bien trop fous pour revenir à la raison. L’un d’eux vint même nier l’existence de la Dame du Lac, loué soit son nom, devant ma personne. J’étais alors en train de la prier afin d’oublier toutes ces immondices. Heureusement, je parvins à me contenir, car si je m’étais jeté sur lui nous n’aurions jamais quitté ce lieu vivants. Fillida récupéra son bois et fit une belle sculpture avec. Il ne nous restait plus qu’à retourner dans les cuisines pour Bowen avant de pouvoir en finir avec cette folie.

Nous arrivâmes dans ces fameuses cuisines au bout d’une dizaine de minutes de marche. Bowen demanda avec un effort de diplomatie s’il pouvait se servir en ustensiles et ingrédients afin de cuisiner pour le Maître, mais le cuisinier piqua une crise et se lança sur nous. Nous fûmes donc forcés d’engager le combat, tandis que nos deux compagnons Elfes sylvains, Lorandilas et Torasthwe, s’en allèrent chercher les gardes de la salle des banquets. Le mastodonte ne combattait pas avec agilité, mais son épais tablier le protégeait assez bien des coups. Je parvins néanmoins à lui entailler comme il faut la jambe gauche, puis Eldril lui envoya une flèche dans le crâne. Juste après que son imposant corps se soit écrasé dans un bruit flasque, nos deux compagnons arrivèrent avec trois gardes mutants. Nous leur expliquâmes les faits, puis ceux-ci sortirent sans mot dire le cadavre de la pièce.

Ceci fait, Bowen décida d’ouvrir cette fameuse porte d’où s’échappait de la fumée. Pour ma part, craignant d’y trouver d’autres horribles visions, je décidai de tourner mon regard à l’exact opposé de la direction de la porte. Finalement, cela n’était que la chambre froide, où se côtoyaient des ingrédients du plus commun au plus étrange, d’où la fumée. Bowen passa quelques minutes à trouver ses ingrédients, puis prépara un plat ma foi fort appétissant en un petit quart d’heure. Venait maintenant le moment de nous rendre à la salle de bal, où le Maître nous attendait…

Nous étions maintenant devant les portes imposantes et magnifiquement ouvragées de la salle de bal. Le cœur augmentant sa cadence, j’ouvris les portes et nous entrâmes. La pièce était immense et fabuleusement propre. Les murs étaient formés par des miroirs rectangulaires, et d’éclatants lustres étaient accrochés au plafond. M’approchant du centre de la pièce, je tournai la tête vers l’un des miroirs. J’y vis bien entendu mon reflet, mais à côté de celui-ci se trouvait celui d’une magnifique jeune femme me ressemblant énormément. Je ramenai ma tête vers l’avant, et constatai avec surprise que la jeune femme en question était bel et bien apparue devant moi. Un regard autour de moi me révéla que devant chacun de mes compagnons étaient apparus un double parfait du sexe opposé, et dans des habits semblables.

Ma double me tendit la main pour m’inviter à danser, et une musique d’orchestre commença à se faire entendre. Ayant maintes fois dansé lors de fêtes nobles lorsque je vivais en douce Bretonnie, je réussis à me débrouiller plus que convenablement. Au fil des secondes qui s’écoulaient, à mesure que j’enchaînais les pas, j’entrais peu à peu dans un état second. Le monde extérieur n’avait plus aucune importance, car seul comptait l’instant présent, seule comptait la danse. C’est alors que, soudainement, ma cavalière fondit littéralement entre mes doigts, formant une masse visqueuse couleur de peau à mes pieds. Je tournai la tête autour de moi et vis, ce qui ne m’étonna guère, qu’il était arrivé la même chose aux doubles de mes compagnons.

Alors ces flaques s’en allèrent former au centre de la pièce une grande chrysalide multicolore. Une fois complète, celle-ci se fendit verticalement en deux, laissant apparaître un être androgyne d’une fabuleuse magnificence. Deux créatures volantes apparurent depuis le toit, puis vinrent l'habiller d’un sublime manteau aux couleurs vives. Après cela, Slaanesh ouvrit les yeux, puis se mit à effectuer une danse jamais vue, d’un d’une délicieuse grâce ésotérique. À la vue de chacun de ses gestes, on aurait dit que tout ce qui existait de beau dans le Vieux Monde n’était finalement qu’une vaine tentative d’égaler la beauté de ce sublime dieu.



Une fois sa danse achevée, on entendit un tonnerre d’applaudissements et d’acclamations venir de partout à la fois. Les murs-miroirs de la salle de bal tombèrent alors, dévoilant une foule en extase constituée de tous les habitants de la forteresse.

Après avoir abondamment salué la foule, le dieu Slaanesh nous souhaita la bienvenue dans son domaine, puis il nous invita à présenter chacun notre tour nos œuvres. Celles-ci lui plurent pour la plupart, même s’il modifia quelque peu les travaux d’Eldril et de Fillida, en faisant apparaître des dons du Chaos sur le dessin et en donnant vie au chien de bois. En revanche, la tentative d’origami de Solveig l’offensa fortement, au point où il la transforma en un claquement de doigts en une statue de pierre, que trois gardes de la forteresse s’empressèrent de retirer de la pièce. Une fois la présentation de nos œuvres achevée, le Prince des Plaisirs nous demanda ce qui nous amenait à lui.

Ce fut Sœur Judy qui prit la parole. Elle lui expliqua comment les agissements de la secte du Chêne de l’Après-Vie donnaient lieu à des conflits violents dans le Vieux Monde, et qu’ainsi celle-ci avantageait inconsciemment son pire ennemi, le dieu chaotique de la violence et des batailles Khorne. Slaanesh, apparemment convaincu, nous proposa un accord : il ferait arrêter les agissements de la secte du Chêne de l’Après-Vie, et en échange nous devrions simplement partager notre art dans le Vieux Monde. Ce marché était selon moi très avantageux pour nous, car, finalement, notre art actuel n’est en rien décadent et n’a donc aucun risque de répandre la corruption du Chaos.

Mais, avant de nous laisser partir, Slaanesh voulait nous soumettre à une ultime épreuve, celle d’une œuvre d’art collective. Il nous montra derrière lui une étrange scène, sur laquelle trônaient des instruments de musique jamais vus. Deux luths, dont un fait de fer et au manche étrangement long, étaient reliés par d’épais fils noirs à d’étranges caisses rectangulaires. Il y avait aussi un très petit piano en acier, un assemblage singulier de tambours de tailles diverses et de disques de cuivre, et enfin une petite poignée surmontée d’une sorte de vessie compacte, servant à amplifier la voix de quiconque chanterait dedans. Nous nous installâmes chacun devant un instrument : Fillida au long luth de fer, Bowen au luth plus classique, Eldril au petit piano et Judy prit l’amplificateur de voix. Pour ma part, je pris place derrière l’assemblage de percussions.

Slaanesh, dans une gestuelle des plus gracieuses, se tourna donc vers nous. Puis chacun, comme poussé par un instinct, se mit à jouer une musique d'un genre nouveau, comme si nous venions d’apprendre par magie comment jouer de nos instruments respectifs. De la même manière, Judy commença à chanter avec une maîtrise envoûtante dans une langue qui m’était inconnue. Et plus la chanson continuait, plus nous entrions à nouveau dans cet état second exaltant. Une fois la chanson terminée, et après quelques secondes d’un silence religieux, le Prince du Chaos dit tout en ouvrant les bras : « Ma foi, le cœur y était ! ». Tout le public de mutants se mit ainsi à nous applaudir et acclamer.

Slaanesh accepta ainsi de nous laisser partir et de libérer Solveig de sa prison de pierre. Celle-ci nous raconta d’ailleurs qu’un étrange mutant lui avait donné un poème aux allures prophétiques, à remettre à sa bien-aimée. Nous fûmes ainsi escortés jusqu’à la sortie de la forteresse par la foule de ses habitants. Ceux-ci chantaient, dansaient et jouaient de la musique tout en nous suivant. Ils s’arrêtèrent tous aux portes de la grande cour, puis le bruit de la fanfare diminua à mesure que nous nous approchions de la forêt. Une étrange brume apparut et s’épaissit autour de nous, jusqu’à ce que nous arrivions devant un portail vers le Vieux Monde, formé par deux arbres hideux courbés pour former un arc de cercle. Nous passâmes le portail, nous étions enfin revenus dans le Vieux Monde !

Un petit bruit attira notre attention derrière nous. Le cerf blanc se trouvait de l’autre côté du portail. Puis sa peau prit soudainement une teinte violacée et une forme ravagée. Sa gueule se déforma et ses bois noircirent subitement. Puis la créature infernale qui nous avait dupés poussa un rire sinistre et glaçant. Comment ai-je pu me laisser avoir si facilement ! Slaanesh avait sûrement tout prévu depuis le début, et nous avait attirés pour mieux nous corrompre ! Il faudra maintenant que je me méfie, car la frontière entre la beauté et le Chaos est mince, très mince…

Nous retournâmes à la tribu d’Eldril, et Eldril prévint le Maître Enchanteur de sa tribu qu’il fallait détruire ce portail vers l’enfer au plus vite ! Une fois ceci fait, nous retournâmes à Altdorf, où nous retrouvâmes Wolfgang, Galolix, Nyara et Magnar. Puis venait enfin le temps de prendre un bateau pour nous rendre au port de l’Anguille, en douce Bretonnie. Ma patrie me manquait, cela faisait si longtemps, dommage que les circonstances ne soient pas si bonnes…

Quel mal guette la Bretonnie ? Que deviendront nos aventuriers ? Nous le verrons dans le prochain épisode…

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Mer 21 Sep 2016 - 17:29

Un magnifique résumé qui mêle habilement et subtilement faits, interprétations et réflexions. Slaanesh accorde à son auteur trente points d'expérience supplémentaires.

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Conversation entre le Sire et la Soeur

Message par SPX Spécial le Mar 25 Oct 2016 - 17:30

Pendant le voyage en bateau, un soir, Charles vint frapper à la porte de la cabine de Sœur Judy :

- Bonsoir Judy. Si cela ne vous dérange pas, il y a plusieurs choses dont je voulais vous parler. Puis-je entrer ?
- Oui, sire Charles ?
- Eh bien, je viens vous voir car, lorsque nous étions en terre chaotique, je vous ai entendu converser avec la bibliothécaire Alfie. Vous lui avez dit, si ma mémoire est bonne, que vous compreniez ce qu’elle ressentait lorsqu’elle vous disait avoir été rejetée avant de se tourner vers le Chaos. Je voulais donc m’assurer que vous alliez bien et que vous ne faisiez référence à rien de grave, car rien ne me sert de vous protéger physiquement si votre esprit se meurt.
- Si vous craignez que je désire la rejoindre, rassurez-vous messire, cela ne m’a même pas traversé l’esprit. Je me suis juste découvert des points communs avec elle, dont une funeste expérience de rejet. Et si dans son cas, cela l’a affectée au point de faire allégeance à Slaanesh, j’ai pour ma part eu la chance d’être protégée par les prêtresses de Shallya. Parmi elles, je peux faire pleinement usage de mes facultés sans être mise en danger.
- Très bien. Vous me rassurez énormément Sœur Judy. Maintenant, une dernière chose : j’ai certes promis de vous protéger, mais ceci ne s’est réglé que par une poignée de main avec votre supérieur, je compte donc ici-même le faire comme il est de coutume en Bretonnie.

Charles mit un genou à terre, sortit son épée, puis la planta devant lui. Il commença alors un serment de protection :

« Ô Dame du Lac, Gardienne des Vertus chevaleresques, Protectrice de la Bretonnie et Incarnation de la Noblesse, entendez mon serment. »
« Devant moi se trouve Sœur Judy Hoffnung, initiée de Shallya, et je la place en ce jour sous ma protection. Que mon corps soit le rempart barrant la route à tout danger pour elle, et que mon esprit guette la moindre menace la visant. A partir de ce jour, et jusqu’à ce que l’on mette fin à ma mission, je serai son bouclier et son armure ! »

Charles Clairelame se releva.

- Sur ce, je vais me retirer. Merci de m’avoir accordé de votre temps Sœur Judy.
- Sire Charles, une seconde !

L’initiée se racla la gorge, et murmura, les yeux brillants :

« Petite fille, j’ai pu lire quelques histoires sur la Bretonnie et surtout la grandeur de sa chevalerie. Plus tard, confrontée aux réalités de notre monde, j’ai pensé que tout cela n’était sans doute que fiction romancée. Et ce que vous nous avez conté de votre histoire n’a fait que renforcer ce sentiment d’une société présentant une belle devanture pour cacher les habituelles et viles bassesses humaines. Mais peut-être allez-vous me donner tort ? Peut-être allez-vous me montrer qu’il existe encore de ces chevaliers qui ont fait rêver une petite fille ? »

Le Bretonnien poussa un soupir, et son regard se perdit vers l’horizon.

« Vous avez raison. Il existe en Bretonnie nombre de seigneurs corrompus, de chevaliers sans honneur et de vils imposteurs. Cependant, la Dame accorde un fabuleux pouvoir aux plus braves et plus purs des chevaliers, qui deviennent alors des Chevaliers du Graal. Ainsi, je crois fermement qu’il existe encore dans ma Douce Bretonnie encore de nombreux guerriers purs et braves, et qu’il faut se battre de tout son être pour propager cet idéal. Alors oui, je pense qu’il existe encore de ces chevaliers qui ont fait rêver une petite fille, sinon la Bretonnie entière se serait effondrée il y a bien longtemps. »


Ce petit texte a été écrit d'après un échange de MP entre Gildor et ShadowLord. J'accorde 10 PX de plus à chacun pour ce développement de background et de caractères. Si d'autres joueurs souhaitent alimenter ainsi le forum pour rendre cette campagne plus vivante, toute initiative constructive sera reçue à bras ouverts.

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Journal d'une hérétique

Message par Gildor le Dim 30 Oct 2016 - 22:09

Avertissement aux joueurs : ceci est le point de vue d'un personnage. Sauf action directe de ma part, vos personnages ne peuvent en aucun être au courant de ses réflexions et opinions. Si vous ne vous sentez pas capables de jouer vos personnages sans prendre en compte ce que ceux-ci ignorent, veuillez ne pas poursuivre votre lecture.

Extrait du journal d'une Gardienne. Doit rester strictement confidentiel à l'Ordre.

Journal d’une hérétique




Étrange titre, n’est-ce pas ? Comme si je voulais que cet ouvrage serve de combustible à mon bûcher. Et bien oui, j’aurais pu mettre un autre titre plus neutre, du style « Mémoires d’une shalléenne ». Mais de toutes façons, vu mes opinions et mon caractère, même si je ne peux bien sûr en dire les détails au moment où j’écris ces lignes, je peux prévoir qu’il y aura dans ces écrits largement de quoi donner à ces crétins de Sigmarites de quoi s’horrifier vertueusement.

Alors, tant qu’à produire des écrits non approuvés par les Hautes Instances Religieuses (ce qui, traduit en clair, donne Esprits Étriqués Engoncés dans leurs Certitudes), autant annoncer tout de suite la couleur, n’est-ce pas ?

Question suivante : dans ce cas pourquoi écrire ? J’ai découvert il y a peu une association secrète de gens qui, comme moi, veulent penser autrement que ce qu’on nous impose. Se posent des questions et cherchent des réponses plus satisfaisantes que le classique « c’est interdit d’y penser ». C’est à eux que cet ouvrage s’adresse, en espérant qu’il pourra leur donner un nouvel éclairage, un nouveau point de vue qui leur permettra d’avancer dans leur propre recherche.

Maintenant, arrivons à un point sensible : mon nom et celui des protagonistes. Nos aventures sont tellement particulières que n’importe qui lisant ce livre et posant un minimum de questions pourra sans problème trouver nos identités. Néanmoins, cela restera une supposition, nous permettant lors d’une éventuelle accusation de nous défendre en invoquant la pure coïncidence d’un récit fictif. C’est pourquoi j’utiliserai des pseudonymes descriptifs.

Au moment où je commence cet ouvrage (plus précisément au jour 2), je viens sur ordre de mon supérieur d’être mêlée à un groupe d’aventuriers luttant contre les forces menant l’humanité au désastre, que ce soit par bêtise, obscurantisme ou plus simplement la soif de pouvoir. Comme j’avais déjà démontré mon ouverture d’esprit par les circonstances de mon engagement dans l’ordre de Shallya, il pensait que je pouvais y apporter ma pierre.

Comment suis-je entrée dans l’ordre se demanderont les plus curieux d’entre vous ? De peur d’être reconnue, je n’entrerai pas dans les détails. Je dirais simplement que j’ai commis deux erreurs : la première, de m’élever contre le pseudo-savoir d’un crétin. La deuxième, d’avoir eu raison.

Pour le repérage temporel, je me contenterai de numéroter les jours dans mon ordre d’écriture. Faire un calendrier précis n’a pas grand intérêt et cela risque de donner des indices inutiles à nos détracteurs.

Jour 1


Cela ne fait que quelques semaines que j’ai rejoint l’ordre de Shallya. Me voici initiée, moi qui ai toujours considéré les religieux comme au mieux des illuminés pleins de bons sentiments, mais incompétents. Devoir renoncer à mon indépendance ne fut pas facile. Heureusement, j’allais quand même pouvoir exercer mon activité principale : soigner les gens. Et il y a tant à faire !

Surtout au niveau organisation et efficacité. Le moins que l’on puisse dire est que les prêtres ne pensent qu’au très court terme. Je me suis déjà vu devoir appliquer des soins sans aucune hiérarchie d’urgence des patients. Essayer d’imaginer une initiée tentant d’expliquer à sa supérieure qu’un impressionnant saignement à la tête est bénin alors qu’une grande brûlure nécessite une prise en charge immédiate, et vous aurez une idée de la scène.

Je commence à caresser l’idée ambitieuse d’être nommée mère supérieure dans quelques années pour réorganiser tout ça, mais ne rêvons pas.

C’est dans cette difficile période de transition que je fis la connaissance d’un prêtre de Shallya. Notant mon attitude atypique, il me proposa de voir une patiente très particulière, sur laquelle le secret le plus absolu devait être maintenu. Je soupirai déjà d’exaspération, m’attendant à une bâtarde issue d’amours politiquement catastrophiques.

Le moins que l’on puisse dire est que j’ai été surprise. Et tant qu’à faire j’ai rehaussé d’un sacré cran ma culture médicale en prenant soin d’une Skaven. J’ignorais jusqu’à ce mot, race d’homme-rats dissimulés dans l’ombre, maintenus dans cet état secret principalement à cause de leur tendance à s’entre-tuer plus que de raison. Attention, il ne s’agit pas de mutants, mais bien d’une race non-humaine totalement indépendante avec sa culture, sa société.

L’histoire de cette créature était plutôt complexe. En résumé, un très riche marchand à l’esprit aussi curieux qu’aiguisé avait jeté son dévolu sur l’étude de cette race afin, sans doute, de mieux les comprendre pour les affronter. Une de ses équipes finit par mettre la main sur une très jeune femelle, qu’il recueillit et nourrit pour études. Mais bien vite, il découvrit que celle-ci agissait comme une petite enfant, et non un monstre avide de sang. Finalement, il se prit d’une grande affection paternelle et l’adopta, évidemment dans le plus grand secret.

Lorsque je fis sa connaissance, elle était tombée malade et seul un spécialiste en maladie pouvait prétendre tenter des soins sur une patiente pour le moins extraordinaire. Je réunissais toutes les qualités requises : compétence médicale, esprit rebelle et ouvert. Les livres d’anatomie composés pendant ces fameuses études me furent d’une grande aide pour appréhender les subtils ajustements nécessaires à l’efficacité des remèdes. Quand je pense que ces livres avaient comme but premier l’éradication de cette race, il me vient à l’esprit que l’univers a parfois un sacré sens de l’humour !

La jeune fille finit par se remettre et je pus découvrir une adolescente au doux tempérament, à un point tel que je soupçonnais Shallya d’accueillir prochainement une initiée des plus originales.

Ce fut par ce test grandeur nature que je fus définitivement admise chez les Gardiens de la Vérité, originellement branche secrète du culte de Verena, mais ouverte aussi aux non-cultistes. Il s’agit d’un groupement de gens qui, comme moi, veulent préserver le savoir et tant pis s’il va à l’encontre des bien-pensants.

Il est évident qu’ils avaient l’œil sur moi au moins depuis mon procès. Sans doute même dois-je à leur influence d’avoir été autorisée à prendre la bure pour « sauver mon âme de l’hérésie ». Mais qu’importe ! Je sais qu’avec leur protection, j’ai beaucoup moins à craindre de ces bigots obscurantistes.

Jour 2


Cette fois, ça va bouger. Habituée de la grande ville, je vais me retrouver sur les routes. Au cours d’un dîner donné chez le riche marchand, mon supérieur m’a attachée à un groupe d’une dizaine d’aventuriers des plus hétéroclites. Chacun avec leur motivation, il s’agit de combattants de l’ombre non officiels, luttant pour un idéal de justice. Mais ce ne sont pas non plus des illuminés, ils ont parfaitement conscience que cette indépendance risque de se payer cher face aux autorités.

Parmi eux, il y a deux autres Gardiens et un chevalier de la Bretonnie. Je le cite en particuliers pour deux raisons. La plus évidente : mon supérieur m’a mise sous sa protection directe. J’espère juste qu’il ne s’imagine pas avoir hérité d’une servante.

La seconde est plus personnelle : petite fille, j’étais émerveillée par le récit de ces nobles chevaliers romantiques, protégeant la veuve et l’orphelin. Bien sûr, ce n’était que des fictions romancées pour oublier la dureté de la réalité. Mais même si en général les chevaliers ne sont que des brutes de guerre avec un joli titre pour impressionner les non avertis, je ne pouvais nier que celui-ci avait une certaine aura. Port de tête assuré, regard tranquille mais vigilant, un physique d’athlète… Même sans son armure, on voyait immédiatement qu’il ne s’agissait pas de n’importe quel malandrin venu.

Il me rappelait un peu ce barbare du nord que j’ai eu l’occasion de croiser, mais sans ce côté d’animal farouche.

Jour 3


Quel chaos dans mon âme ! Et je n’utilise pas cette expression en vain. J’ose encore à peine réaliser ce que nous avons traversé. Il y a largement de quoi bouleverser bien des certitudes, les miennes comprises.

Alors que nous étions à la recherche d’une tribu perdue d’elfes, nous sommes bien involontairement passés dans un autre monde, une autre réalité.

Celle des Royaumes du Chaos.

Si quelqu’un m’avait conté ce que j’y ai vécu, j’aurais immédiatement diagnostiqué un délire hallucinatoire.

Nous sommes directement arrivés à un château et c’est sans problème que certains de notre groupe ont identifié la marque de Slaanesh. Évidemment, on est en droit de supposer que nous allions être immédiatement jetés en cellule en attendant d’être exécutés ou corrompus. Mais il n’en a rien été.

Oh certes, il y avait partout des Guerriers du Chaos, gardant les lieux. Mais nous apprîmes rapidement qu’ils n’agissaient qu’en cas d’agression physique. Bref, comme des gardes classiques.

Le château était organisé sans aucun sens. De longs couloirs tortueux, des salles par catégorie de plaisir. Quant aux habitants eux-mêmes, ils étaient tout à leur dévotion à leur plaisir, généralement culinaire (banquet orgiaque) et sexuel (sans commentaire). Et ils étaient tout à fait amicaux. Un plan pour nous corrompre plus facilement ? Même si je ne doute pas des conséquences si nous nous étions joints à eux, je suis en revanche convaincue qu’ils ne pensaient vraiment pas à mal.

D’où me vient une si étrange certitude ? D’abord, d’une tribu perdue d’Elfes que nous avons retrouvée dans les jardins. Leur esprit complétement détraqué, ils honoraient un arbre aux graines hideuses, sources du mal corrompant les clairières, piste que mes compagnons avaient suivi jusqu’ici. Mais ils affirmaient que c’était pour le plus grand bien, que la nature serait enchantée d’un tel apport.

Il n’y avait qu’à voir la nature torturée pour se rendre compte de leur erreur, mais comment les en convaincre ? Bien sûr, nous pouvions simplement massacrer la source du mal, mais il était clair qu’en ce lieu, la réalité même obéissait à Slaanesh, que tous nommait le Maître. Le défier ici-même, dans son château, eût été une folie. Nous pûmes tout juste les convaincre d’arrêter le temps que nous en parlions à leur maitre.

La deuxième rencontre déterminante fut encore plus troublante pour moi : Alfie, jeune mutante à l’allure de lapin géant anthropomorphe. Bon d’accord, son côté mignon aide beaucoup le côté sociale. Mais c’est surtout son histoire qui m’a marquée. D’après ce que j’ai compris, on ne lui a pas accordé le statut de femme savante et elle a été rejetée. Fondamentalement, la seule chose qui nous différencie est l’opportunité. J’ai pu rejoindre l’ordre de Shallya, alors qu’elle a cherché refuge en Slaanesh.

Aurais-je pris la même décision face aux mêmes circonstances ? Je ne saurais le dire. Toujours est-il qu’elle était maintenant la responsable des plaisirs intellectuels avec la bibliothèque la plus démente que j’ai jamais vu. C’est simple : comment la bibliothèque d’un dieu pourrait-elle avoir des limites ? Eh bien, elle ne peut pas…

Des ouvrages à l’infini, des rayons partant dans les trois directions, promesses de vies entières passées à les compulser. J’ai eu bien du mal à m’arracher à ma contemplation.

Finalement, afin que cesse la corruption dans les forêts, nous devions demander une entrevue à Slaanesh lui-même. La condition était simple : présenter une œuvre d’art façonnée de nos mains ou de nos esprits. Je commençais à comprendre pourquoi ce dieu était si populaire chez les esprits égarés. Je dois reconnaître que dans ce monde de brutes, ses procédés sont des plus rafraichissants.

Mes compagnons et moi-même rivalisâmes d’imagination. Je ne pus résister à la tentation de prendre une revanche symbolique sur mes détracteurs et décidai de faire un exposé sur les erreurs de notre médecine moderne et l’obscurantisme des pseudo-sachant préférant y voir une remise en question de leur autorité plutôt que de nouvelles pistes à explorer.

À l’exception d’une des Gardiennes qui prit l’étrange décision de présenter un origami raté comme le dernier cri, mes compagnons ne furent pas en reste : plat culinaire, dessin, sculpture d’un chien, poème épique… Pour ce dernier, le Chevalier m’avait bien surprise : moi qui croyait qu’il ne devait être bon qu’une épée à la main, voilà qu’il se révélait être aussi un homme cultivé. Il ne nous restait plus qu’à demander une audience.

Conviés dans une titanesque salle de bal, nous dansâmes avec nos doubles au genre inversé. Étrange sensation que de faire face à ce moi réadapté. Une mise en question de ce qui fait notre identité ? Mais cela ne dura pas, et les doubles fusionnèrent bien vite pour se révéler être Slaanesh sous les trait d’un humain aux traits androgynes fins et délicats. Nous étions maintenant entourés de tous les habitants du château et faisions face à l’un des plus grands ennemis de l’humanité.

Mais était-ce bien juste de le qualifier ainsi ? À part un cuisinier aussi stupide que désagréable, nul ne nous avait même adressé un seul regard hostile. Slaanesh lui-même se montrait joyeux de nous accueillir et était impatient de découvrir nos œuvres.

Sans surprise, il punit mon infortunée consœur pour son impudente tromperie en la changeant en statue. Mais il se montra bienveillant, voir enthousiaste pour nos efforts. Il dégusta les plats, applaudit ma présentation et s’amusa à donner la vie à ce chien plus vrai que nature !

Puis vint enfin le moment critique où il nous demanda ce que nous désirions. Consultant rapidement mes compagnons, je pris le risque de prendre la parole en notre nom à tous. Il me fallait convaincre un dieu ! Mon idée était totalement hérétique, allant à l’encontre de tout ce que nous pensions savoir sur le Chaos. Et pourtant correspondait si bien à ce que nous avions découvert dans cette autre réalité.

J’expliquai à Slaanesh que ses efforts pour amener ses rêves dans notre réalité était des plus louables, mais hélas incompris, amenant la violence et faisant la joie du dieu du sang, son ennemi juré. Etais-je moi-même convaincue par cette explication ou n’était-ce qu’une ruse de sophiste ? Au moment où j’écris ces lignes, je ne saurais le dire.

Toujours est-il que cela marcha au-delà de mes espérances. Horrifié, Slaanesh décréta qu’il fallait arrêter cette expérience jusqu’à nouvel ordre. Mais il lui fallait autre chose pour la remplacer. Avec une curieuse lueur dans le regard il nous annonça que nous allions devoir lui offrir un concert.

Alors qu’il nous présentait d’étranges instruments aux sonorités qu’aucune oreille humaine n’avait jamais entendues, je tremblais comme une feuille. J’avais bien des talents, mais la musique n’en faisait pas partie ! Et pourtant, commençant à chanter, ce fut comme si j’étais inspirée par le palais tout entier ! Ce fut comme un rêve, une expérience divine, une révélation.

Après quelques minutes, à moins que ce ne fût des années, Slaanesh nous arrêta et proclama que, même sans lui faire allégeance, nous lui avions prouvé par notre esprit que nous allions bouleverser le monde. Et cela lui était des plus agréables. Enfin, il libéra ma consœur et nous donna notre congé.

Le départ se fit sans encombre. Avant de rejoindre notre réalité, je pus dire adieu à Alfie. Avais-je trouvé une amie dans un autre monde ? Allions-nous nous revoir et si oui, serait-ce pour nous entendre ou nous entretuer ? Tellement de questions sans réponses.

Une autre moins personnelle, concluant cette incroyable expérience : et si fondamentalement la guerre contre Slaanesh n’était que le fruit d’un effroyable malentendu dû à une incompatibilité entre nos dimensions ?

Jour 4


Le Chevalier nous a finalement expliqué son histoire : son père avait découvert un complot contre la Bretonnie et, piégé dans un procès truqué, a été éliminé avant de pouvoir en réunir les preuves. Déshonoré, dépouillé du titre et terres de son père, le frère aîné avait sombré dans la dépression. Le Chevalier avait été envoyé dans l’Empire pour attendre que les choses se tassent. Ce n’est que récemment qu’une lettre lui a été remise décrivant ces évènements.

Bien évidemment, en digne chevalier, il ne pouvait rester sans réagir et prit la décision de risquer le peu qui lui restait pour mettre à jour les vrais coupables. C’est ainsi que nous étions maintenant sur un navire en route pour la Bretonnie, dans la principauté de la Couronne. Il comptait dans un premier temps demander l’asile au mari de sa sœur et, afin de justifier sa présence, lui prêter allégeance.

Cela fait partie de leur système féodal : devenant chevalier vassal et non plus simple chevalier errant, il se retrouverait sous la protection directe de son beau-frère. Cela devrait empêcher toute agression directe qui obligerait son seigneur à répliquer.

Pendant le voyage, le Chevalier voulut me parler, inquiet de ce que j’avais dit pendant notre expérience d’outre-monde.

Je levais déjà les yeux au ciel d’exaspération, m’attendant à des remarques sur mon défi à l’ordre établi. Mais il n’en fût rien. Il voulait simplement s’assurer que je ne voulais pas rejoindre Alfie et vouer mon âme à Slaanesh. Et le plus étonnant fut qu’une simple réponse négative de ma part lui suffit amplement. Pas de réquisitoire, pas de doute. Une simple confiance absolue émanait de lui. Une force tranquille, protectrice.

Et durant une seconde, j’eus l’impression de faire face à un roi.
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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Dim 30 Oct 2016 - 22:12

Intéressante réflexion sur ce qui s'est passé entre la séance précédente et celle que nous venons de vivre. Comme je l'ai dit précédemment, j'accorde donc à son auteur trente points d'expérience supplémentaires.

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Journal d'Eldril Ailepreste

Message par Lord Musashi le Dim 30 Oct 2016 - 22:50

Quel étrange Pays, quel étrange noble

Après nos périples chez Slaanesh, nous voilà donc En Bretonnie... avec Charles le gueux, alias Charles le défroqué, alias Charles sans terre et sans argent...

L’accueil n’est pas vraiment charmant, ce pays n’a que faire des elfes, et je n’ai que faire de ce pays... Ces habitants sont désagréables, ont des coutumes bizarres. La seule chose digne d’intérêt est l’architecture elfe qui donne un semblant de civilisation à leur culture béotienne et peu avancée. Il n’y’a qu’à voir comment il regarde le nain avec son six-coups. Bref des barbares rétrogrades.

Et pourquoi sommes-nous là ? Parce qu’une Damoiselle du Graal, sorte de Bohémienne locale, a dit à Charles qu’un grand malheur allait s’abattre sur la Bretonnie... Nous voilà donc à la Cour, je dois laisser nos armes, même étant un Elfe, race supérieure à ces gueux barbares, chez qui les femmes n’ont rien le droit de faire d’important si ce n’est Bohémienne diseuse de bonne aventure sous le nom de Damoiselle du Graal. Notre compère Nyara doit même s’acheter une robe et cacher ses cheveux pour éviter de faire jaser et recevoir des cailloux en guise de salut.

Je refuse de laisser mes armes et tente d’expliquer à Charles que c’est inconvenant de rentrer sans armes. Charles se montre très étonné par ce point de vue et demande au garde de m’éjecter manu militari. Me voilà donc avec le nain dans une taverne à boire. Quel accueil…

Nous voilà donc rejoints par dans la taverne par le reste de la « suite » de Charles. Et nous devons escorter une mère supérieure, Mère Gentiane, jusque chez le beau-frère de Charles et nous voilà donc partis. La suite de ce voyage s’annonce vraiment bien. Nous faisons donc route à cheval et en charrette, quand nous tombons sur un cadavre accompagné d’un cheval. Nous arrimons le cheval à notre charrette et examinons les flèches sur le cadavre. Le nain détruit sa flèche en l’examinant. Décidemment il n’y’en a pas un pour rattraper l’autre ! J’espère qu’il est plus doué pour les explosifs, car sinon son souhait de fabriquer des armes explosives va tourner court. Bref, j’identifie la provenance de ces flèches, elle semble être la propriété de Gobelin des Forêts...

Le cheval se révèle être un piège, une sorte d’animal maudit, alerté par Galolix je dégaine, le touche mais il a la peau dure. Heureusement le Marteau de Galolix l’est plus encore.

Nous arrivons tant bien que mal chez la sœur et le beau-frère de Charles, et nous apprenons que les terres du père de Charles sont laissées à l’abandon en friche, faute d’argent pour les entretenir et que des Hommes-bêtes ont élus domicile dans le château familial. Charles nous apprend ce dernier a été tué dans un duel judiciaire par le champion du roi suite à des accusations (Quelle famille de losers).

On me propose de mettre mon hamac dans le parc, décidément c’est très sympathique, la Bretonnie, je me plains et on me donne une chambre, rien que pour les faire jaser, je ne dormirai pas dans le lit, je mettrai mon hamac près de la fenêtre.

Il y a un dîner le soir avec des nobles Bretonniens importants, je remarque que le beau-frère de Charles est bien plus âgé que sa femme, la sœur de Charles, Dame Anne Clairelame. Visiblement, tout le monde n’a pas perdu le nord dans cette famille.

Je semble être une curiosité, tout le monde me regarde comme un animal, notamment une femme qui semble chercher autre chose que le plaisir des yeux, je lui indiquerai ma chambre, ça égayera ma nuit...

Je déteste ce Pays Barbare et sa population inculte et arriérée.
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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Lun 31 Oct 2016 - 0:30

Ben ma foi ! Je suis agréablement surpris par l'engouement des rédactions !

J'ai bien ri en lisant ce résumé. On sent la personnalité très prononcée d'Eldril à travers ces lignes. Un point négatif, si je puis me permettre : ce n'est pas forcément toujours très clair pour ceux qui n'auraient pas vécu l'aventure, ce qui est un peu dommage, d'autant plus qu'on sent l'effort, avec des détails.

Bon, ça nous fera vingt points d'expérience supplémentaires pour Lord Musashi.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par ShadowLord le Lun 31 Oct 2016 - 14:30

Petite note avant de commencer : Dans le récit qui va suivre, Charles Clairelame tient des propos approuvant (du moins, tolérant) des traditions sexistes de l'univers de Warhammer. Je tiens à préciser que je ne suis en aucun cas misogyne et que ce récit doit rester perçu comme fictif et non comme reflétant mes opinions personnelles.

Journal de Charles Clairelame, Chevalier errant de Bretonnie :


Enfin ! Après quelques jours de voyage en bateau, nous arrivâmes enfin à l’Anguille, capitale du duché du même nom. Cette magnifique cité était autrefois habitée par les Elfes, dont le vestige le plus connu était le Grand Phare, haut de plus d’une centaine de mètres. Nous descendîmes sur le port, et je pus respirer à nouveau l’air pur de mon beau pays !

Après quelques minutes de discussion et d’observation, mes compagnons et moi décidâmes de trouver un navire pour remonter la Sannez, fleuve qui nous mènerait jusqu’à Couronne, la capitale du Royaume. En traversant la ville, notre compagnonne Nyara dut acheter une robe, afin de ne plus avoir à subir les regards haineux des passants. En Bretonnie, il est effectivement très mal vu que les damoiselles et les dames soient vêtues d’atours d’hommes ou pire, de guerre. Ainsi, même si je reconnais volontiers ses aptitudes au combat, je fus soulagé qu’elle se soit adaptée à cette coutume.

Nous prîmes ainsi place dans un bac qui nous mènerait à Couronne. À mi-chemin, le soir, le bateau fit halte dans un petit village côtier, où nous pûmes trouver une auberge. En plein repas, je fus à un moment attiré par une discussion entre un voyageur venant d’arriver et le tenancier. Les deux hommes, paraissant bien se connaître, parlaient à propos d’un seigneur qui aurait apparemment pris de l’influence ces dernier temps, en ralliant à lui de petits seigneurs voisins grâce au pouvoir de persuasion de son « Exécuteur », un guerrier à la réputation de grand combattant.

Intrigué, je m’approchai d’eux, puis leur demandai de qui ils parlaient. Fort anxieux, le voyageur me dit en bredouillant qu’ils parlaient du seigneur Gildas Cœur-de-Sang. J’avais effectivement entendu parler de ce seigneur dans ma jeunesse, et de ses méthodes expéditives pour protéger ses terres des forces du Chaos. Le voyageur partit, puis je demandai une bouteille de vin au tenancier, qui me l’offrit. Après ce repas et une bonne nuit de sommeil, nous reprîmes la traversée de bon matin.

Lorsqu’enfin nous arrivâmes à Couronne, je ne pus retenir mes larmes, ne serait-ce qu’une seconde. La magnificence de cette cité fit remonter en moi mille et un souvenirs, les joyeux comme les tristes. La capitale millénaire se dressait fièrement au milieu des plaines, son château s’élevant dans le ciel tel un géant de pierre. Nous entrâmes dans la cité en effervescence, et mon émerveillement fut à son paroxysme. Au-dessus de nous, haut dans le ciel, le Roy Louen Cœur de Lion volait sur son fier hippogriffe d’une tour du château à l’autre, afin de saluer son peuple. Son armure étincelait de mille feux, baignant la cité entière dans sa lumière pure, et le cri de son impressionnante monture résonnait tel un cor de guerre. Après quelques tours dans les airs, le Roy se posa dans une entrée prévue à cet effet, en haut d’une des tours du château, et tout le monde reprit ses occupations. Mon cœur battit encore à un rythme soutenu pendant plusieurs dizaines de minutes, tellement ce spectacle m’avait manqué depuis mon départ.

Je commençai par me rendre dans une des nombreuses forges de la cité, où je commandai une icône de la Dame du Lac en or à enchâsser sur mon heaume ailé. Ceci fait, Sœur Judy se rendit au temple de Shallya de Couronne, le plus ancien temple de cette déesse, tandis que je me rendais avec Frère Galolix au temple de Sigmar. Ensuite, je fus conseillé par Sœur Judy et Frère Galolix d’aller consulter les archives du château pour en apprendre plus sur la mort de mon père. Aux portes du château, seul Galolix et moi avions l’autorisation de porter les armes à l’intérieur. Eldril voulait que je le fasse passer pour un noble, afin qu’il puisse lui aussi porter ses armes, mais les gardes en armure dorée, voyant ma tête horrifiée, l’expulsèrent en bas des marches d’une façon peu délicate. Eldril, courroucé, s’en alla rejoindre l’ingénieur Nain Magnar dans une taverne proche. Nyara, Judy, Galolix et moi entrâmes donc dans le château.

Un domestique vint rapidement à notre rencontre, puis nous mena à ma demande au bureau des archives. C’était une pièce immense, aux étagères remplies de parchemins et autres manuscrits. Devant nous, un homme était assis derrière son bureau de bois luxueux. Je lui demandai s’il possédait des documents sur un procès impliquant mon père, Jehan Clairelame. L’archiviste consulta rapidement quelques dossiers de son bureau, puis adopta une attitude soudainement plus tendue, il partit dans la colossale salle en nous demandant de l’attendre où nous étions. Au bout de quelques minutes d’un silence oppressant, il revint et me demanda si je voulais le suivre seul ou avec mes compagnons, sans donner plus de détails. Intrigué, je préférai le suivre seul, promettant à mes compagnons de leur raconter après ce qu’il se serait passé.

Il me mena devant une porte en bois finement ouvragée, puis l’ouvrit en me demandant d’entrer, refermant la porte derrière moi. Dans la salle où je venais d’entrer, derrière un grand bureau, se trouvait le Roy Louen Cœur de Lion.



Je crus d’abord halluciner, mais aucun doute n’était possible, je me tenais bel et bien à quelques mètres du Chevalier du Graal dirigeant la Bretonnie toute entière. Son regard rayonnait de flegme et de sérieux, et une aura féerique enveloppait son puissant corps. Je m’inclinai comme jamais auparavant, puis il m’invita à m’asseoir devant lui.

Il commença par m’expliquer ma présence dans son bureau. Il avait demandé à ce que l’on le prévienne de ma venue, car il en connaissait le motif. Il m’expliqua que mon père était effectivement venu à Couronne, mais qu’il y fut jugé, car ce chien de Logan Viertard l’avait accusé de diffamation et de complot contre le Royaume. Mon père, un traître ?! Jamais ! Il avait toujours servi la Dame du Lac avec vertu et abnégation ! Tempérant ma colère, le Roy Louen continua son récit. Une audience avait donc eu lieu, et il la présidait lui-même. Mon père avait alors tenu des propos horribles, abominables ! Il avait déclaré devant le Roy et toute l’assemblée présente que la Dame du Lac n’était qu’une horrible créature démoniaque. Le Roy l’avait alors prévenu de la gravité de ses dires, mais mon père le provoqua en duel judiciaire ! Le Roy envoya combattre son champion contre mon père, et c’est ainsi qu’il perdit la vie. De plus, ma famille se vit retirer ses terres et mon père fut nommé traître !

Rassemblant le peu de force de vie qu’il restait dans mon âme meurtrie, j’expliquai au Roy la prophétie de Dame Y’gaël et la lettre envoyée à mon oncle. Le Roy Louen parut alors prendre cette prophétie très au sérieux, et il m’expliqua alors que peut-être mon père avait été manipulé d’une façon ou d’une autre pour tenir ces propos blasphématoires, mais que sans preuves tangibles, le nom de ma famille restera synonyme de honte. Je lui promis de lui faire parvenir tout avancement dans mes recherches, puis il me congédia. À présent, je n’avais plus seulement qu’à venger mon père, mais aussi à blanchir mon nom. Par la Claire Lame, épée fabuleuse en argent pur que portait le premier de mes ancêtres à avoir bu dans le Saint Graal, je ne trouverais pas le repos avant d’avoir restauré l’honneur de mon lignage ! De plus, la prophétie de Dame Y’gaël me paraît de plus en plus inquiétante…

Je retrouvai mes compagnons, l’âme aussi vidée que meurtrie, je leur expliquai rapidement ce qui s’était passé, puis nous rejoignîmes Magnar et Eldril à leur taverne, avant de nous mettre en quête d’une auberge. Je passai la soirée à boire de la piquette pour oublier mon entrevue avec le Roy Louen, et je pense que sans l’intervention de Sœur Judy pour me donner de l’espoir, je me serais sectionné la trachée dans la soirée. Je lui en suis reconnaissant pour l’éternité.

Le lendemain matin, Sœur Judy retourna aux archives royales afin de trouver de potentiels indices sur la culpabilité de Viertard. Mais rien de concret ne se trouvait dans les documents royaux. Elle apprit cependant que la famille de Viertard était originaire du duché de Moussillon, le duché frappé par la malédiction du duc Mérovée, et qu’avant de succéder à son père, Viertard avait l’étrange habitude de beaucoup voyager à travers toute la Bretonnie, au risque de négliger ses obligations familiales.

Nous décidâmes donc de continuer notre chemin et de nous rendre chez mon beau-frère, Sire Clotaire Durenord. Avant de partir, Sœur Judy nous prévint que nous aurions aussi à escorter Mère Gentiane, une mère supérieure du culte de Shallya, qui venait prendre la place d’une consœur locale morte il y a peu. Nous prîmes une charrette pour la transporter ainsi que Magnar.



Sur le chemin, je partis en avant-garde afin de pouvoir galoper, maigre consolation pour oublier mes chagrins. Je fus néanmoins content que Cyclone, mon fidèle destrier, soit autant excité de pouvoir arpenter à nouveau les plaines de notre Douce Bretonnie. En chemin, à un moment, je vis arriver vers nous un cheval monté par un homme, un messager vu ses habits. Celui-ci était affalé sur sa monture, trois flèches plantées dans son dos. Je fis signe à mes compagnons de se hâter, puis nous examinâmes le corps. C’était effectivement un messager couronnois, reconnaissable aux rouleaux de parchemin cachetés présents dans sa sacoche. Magnar et Eldril examinèrent les flèches, et en vinrent à la conclusion qu’elles avaient été fabriquées par des Gobelins des forêts. Magnar cassa même de rage la flèche dans ses mains.

Nous décidâmes d’amener la dépouille du messager chez mon beau-frère. Galolix et Sœur Judy examinèrent d’abord le cheval, afin de déterminer son propriétaire, mais ils firent soudainement un pas en arrière, Judy criant « Ce n’est pas un cheval ! ». Le combat s’engagea alors, la créature blessa violemment Sœur Judy, mais Galolix eut tôt fait de lui briser la crâne avec son puissant marteau. Je reconnus alors la créature. C’était un Hagranym, une créature malveillante mais futée qui s’allie aux Orques pour harceler les Bretonniens en Couronne.



Reprenant notre route, nous arrivâmes au bout de quelques heures au domaine de Clotaire. Dans le village, quelques habitants me reconnurent et me saluèrent. Je leur rendis leur salut puis nous nous hâtâmes de nous rendre au château. Clotaire m’y accueillit, accompagné de ma sœur Anne.





Les voir me fit chaud au cœur, mais j’appris avec déception que mon frère Arnaud était toujours emprisonné dans l’alcool, n’ayant toujours pas dépassé la mort de notre père Jehan. Il était bientôt l’heure du dîner, mais il nous restait quand même une petite heure pour nous reposer un peu. Nous eûmes chacun droit à une chambre, même si la mienne était bien plus grande et luxueuse que celles de mes compagnons. Sire Clotaire ayant pensé que notre ami Eldril, en tant qu’elfe, aurait préféré dormir à l’extérieur, cela provoqua la colère de celui-ci. Après une plainte auprès d’un domestique, Eldril obtint une chambre, mais ne finit pas de se plaindre, comme il le faisait depuis notre arrivée à l’Anguille, notre culture n’étant pas à son goût.

Ensuite, nous dînâmes à la table de Sire Clotaire. Quelques autres invités étaient présents, quelques petits nobles notamment. À ce sujet, la femme de l’un d’eux regardait Eldril d’un air qui ne prévoyait rien de bon. J’espère qu’il n’aura pas la bêtise de commettre un acte pouvant lui mettre un seigneur à dos… À part ça, Clotaire nous expliqua qu’il aimerait que dans trois jours nous l’accompagnions à une partie de chasse organisée par un seigneur pour fêter le mariage de sa fille. Nous répondîmes par l’affirmative. Demain, il sera d’ailleurs temps que je lui demande de me prendre pour vassal...

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Mar 1 Nov 2016 - 1:37

Quelle dramatique ! On se demande si Charles Clairelame va continuer à se battre, ou si ces révélations vont l'ébranler au point de le détruire complètement ! Heureusement qu'il peut compter sur ses compagnons d'armes. En tout cas, il n'en perd pas sa verve, et ShadowLord gagne trente points d'expérience pour ce récit.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par Gildor le Dim 27 Nov 2016 - 1:00

Jour 5

Après ce voyage sans histoire, nous voici arrivés. Durant les dernières heures le Chevalier regardait avec émotion le port annonçant sa chère Bretonnie. Décidément, il est aussi sensible que dans les contes de fées.

J’avais lu des descriptions de cet ancien port elfe, mais il faut bien avouer qu’elles ne rendent pas justice à la magnificence de la forteresse : phare élégant, hautes murailles, canons colossaux… A la profane en stratégie que je suis, il semble évident que toute attaque par la mer est vouée à l’échec.

Fraichement débarquée, la Mercenaire put immédiatement expérimenter les habitudes locales : la robe ou le mépris. Comprenant rapidement que se faire remarquer n’est pas une bonne idée, elle décida de faire les boutiques. D’ailleurs, je décidai de l’accompagner : la bure de Shallya est bien sûr autorisée, mais avoir un change passe-partout pourrait être utile.

Cette petite étape accomplie, nous prîmes un nouveau bateau pour un voyage fluvial vers Couronne, capitale de la Bretonnie. Et une nouvelle fois, nous n’eûmes aucun évènement notable. Cela n’a rien d’étonnant : sur un axe commercial d’une telle importance, les patrouilles sont nombreuses, réprimant sans merci tout désordre.

J’ai quand même pu observer un évènement intéressant à une auberge de nos étapes : le Chevalier voulut parler à des paysans et, bien qu’il ne fût absolument pas menaçant, ceux-ci et le reste de la salle eurent une réaction de grande peur. Triste effet secondaire de leur système féodal, je suppose : les nobles ayant droit de vie et de mort sur le peuple, celui-ci devait voir en chacun d’eux un exécuteur potentiel. Je ferais le parallèle de leur peur avec celle que n’importe quel citoyen de l’Empire éprouve face à un inquisiteur.

Et enfin, nous arrivâmes à Couronne.

Cité grandiose, jaillie directement des récits héroïques. Inutile d’en faire grande description, vous pouvez parier que je ne lui rendrais pas justice. Sans compter que tous les troubadours du secteur ont déjà dû écrire des livres entiers chantant sa gloire. Suprême attraction, nous pûmes voir le roi voler la survoler avec son griffon. Et cette fois-ci, c’est le visage noyé de larmes que le Chevalier renoua avec ses origines.

Parfois, je regrette de n’avoir aucune attache réelle, de ne pas avoir un lieu où je me sentirai chez moi. Certes, il m’est bien plus facile de voyager ainsi, mais en voyant le Chevalier, je me dis que je suis en train de passer à côté de quelque chose d’important,  de grand. Hélas, ce n’est pas comme si un sentiment d’appartenance pouvait se commander.

En premier lieu, le Chevalier tenait à afficher sa dévotion à la Dame du Lac par une décoration sur son casque et alla donc directement au quartier des forgerons. Je tentais bien de le convaincre de me laisser marchander, mais rien à faire. Il trouvait mesquin de parler argent. Message à ceux d’entre nous qui sont marchands : les nobles sont de très bons clients.

Ceci fait, nous nous séparâmes en plusieurs groupes. Pendant que celui du Chevalier allait au palais pour enquêter sur les circonstances exactes de la mort de son père, je me rendis au temple de Shallya, le plus gros du monde connu. J’y fis la connaissance d’une prêtresse désirant nous accompagner, femme âgée envoyée sur les terres du Beau-Frère (celui du Chevalier) pour remplacer une prêtresse décédée il y a peu.

Je pus également recevoir des nouvelles du Riche Marchand. Il semblait que les choses suivaient leur cours de leur côté. Par sécurité, je ne détaillerai rien ici. Mais ne craignez rien : ils sont accompagnés par un autre Gardien qui se fera une joie de vous faire partager leurs aventures.

Pour revenir au sujet de la discrétion, l’Elf a décidé de n’en faire qu’à sa tête : arrivé au palais où le Chevalier voulait enquêter sur l’exécution de son père, il refusa de laisser ses armes. Le Chevalier n’eut qu’un geste à faire pour qu’un garde royale lui donne une leçon de politesse. Alors que le Chevalier était en entretien pour obtenir les documents, le Nain et moi discutions tranquillement et c’est là que j’eus une idée étrange : une arme non létale. L’idée était une arbalète portative projetant non des carreaux mais un filet lesté se déployant en vol et ligotant la cible.

Le Nain étant un ingénieur, je lui en parlai immédiatement. Avis à ceux qui me lisent : si à ce jour une telle arme n’a pas encore été créée, cela pourrait être une piste intéressante pour éviter des morts inutiles.

Sur ce, le Chevalier était de retour et les nouvelles l’avaient profondément choqué. Ce fut dans une auberge qu’il put nous éclairer : son père avant publiquement blasphémé à l’égard de la Dame du Lac, chose aussi intolérable qu’impensable pour un chevalier. Le Roy n’eut d’autre choix que de le condamner.

Je perçus immédiatement une lueur d’optimisme : c’était le Roy en personne qui avait reçu le Chevalier et raconté cette tragique histoire. Qu’un personnage d’une telle importance se dérangeât pour un simple chevalier en disait très long sur ce qu’il pensait de cette affaire : le père du chevalier était sans doute tombé dans un piège et ne pensait pas un mot de ses blasphèmes. Ses ennemis avaient trouvé le moyen de le faire tomber, lui et sa lignée, avant qu’il ne puisse les dénoncer ;

Mais qu’avait-il donc pu découvrir ? Sans surprise, ragaillardi par mon analyse, le Chevalier fut plus déterminé que jamais à le découvrir.

Le lendemain, je demandai à consulter les archives du palais pour enquêter sur le noble que le père comptait accuser. Hélas, à part des origines de lignée un peu douteuse et une forte tendance à voyager, même entre les lignes il n’y avait pas matière à déceler un indice pour orienter nos recherches. Le Chevalier décida alors de continuer le voyage chez sa sœur.

Le temps d’aller chercher ma consœur et nous pûmes partir. Je conduisais une charrette achetée pour l’occasion avec ma consœur à l’arrière, encadrées par les autres à cheval.

Ce voyage me permit de découvrir une créature vicieuse : un hagranym. Extrêmement similaire à un simple cheval, ce carnivore est capable de jouer sur la ressemblance pour s’infiltrer et espionner les humains. Avis au lecteur : méfiez-vous des chevaux isolés en Bretonnie et examinez ses dents avant de baisser votre garde.

Enfin, nous arrivâmes sur les terres du Beau-Frère. A l’évidence, le Chevalier était déjà connu, les paysans n’hésitant pas à le saluer. C’est bien sûr avec joie qu’il retrouva sa famille, même si son frère ainé n’était pas présent. Hélas, ce dernier n’était toujours pas remis de sa déchéance.

Et une fois de plus, l’Elfe se démarqua par son attitude désagréable. Il va finir par irriter la mauvaise personne.

Lors du diner, le Beau-Frère nous annonça qu’un seigneur donnait une chasse pour le mariage de sa fille. Vu le total décalage entre ce divertissement et le prétexte, nul doute qu’il s’agit ici d’un évènement social d’une extrême importance où se nouaient des alliances et démarraient des conflits. Evidemment, le Chevalier se devait d’y assister.

Sur le plan strictement personnel, il m’est arrivé quelque chose de fort étrange. Je voulus distraire l’assemblée en chantant. Sans être une grande troubadour, mes études d’initiée m’avaient inculqué quelques notions. Je choisis un chant célébrant la joie des retrouvailles avec les êtres aimés. Et à ma profonde stupéfaction, je n’avais jamais même entendu un tel niveau de voix. L’assemblée fut stupéfaite de ma prestation et je n’étais pas en reste.

D’où me venait ce don extraordinaire ? Et soudain, comme une réponse à ma muette question, m’apparut le visage d’Alfie me faisant un clin d’œil…
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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Dim 27 Nov 2016 - 1:22

Voilà un joli petit récit qui donne à son auteur un bonus de trente points d'expérience.

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Journal de Charles Clairelame, Chevalier du Royaume de Bretonnie, Vassal de Sir Clotaire Durenord

Message par ShadowLord le Dim 8 Jan 2017 - 11:33

Voici la première partie de mon résumé de la partie de Warhammer du 27/11/2016. Le finir me prendra plus de temps que prévu (rien que cette première moitié est aussi longue que mon précédent résumé entier), mais c'est le résultat qui compte Smile.

Bonne lecture, et que la Dame du Lac vous bénisse !!!


Après cette première nuit passée chez mon beau-frère, Sir Clotaire Durenor, nous prîmes un petit-déjeuner consistant tous ensemble. Clotaire discuta avec nous. Il nous apprit notamment que le champion du Roy Louen était Sir François de Valbiac, mais je ne le tiendrai jamais responsable de la mort de mon père, pas plus que le Roy, car ils ne faisaient qu’accomplir leur devoir. Clotaire nous précisa aussi que nous partirions le lendemain au petit matin, afin de nous rendre à la fameuse partie de chasse de Sir Gauvain Méricourt, fête lors de laquelle serait présent Logan Viertard… Enfin, Clotaire nous fit part du rapport fait par quelques éclaireurs qu’il avait envoyés au domaine Clairelame. Le manoir de ma famille ne serait en fait occupé que par une dizaine d’hommes-bêtes, le village étant par contre abandonné suite au pillage de ces ignobles créatures.

Mes compagnons d’aventure et moi décidâmes donc de nous rendre dans la matinée au manoir de ma famille, afin d’effectuer un premier repérage, voire de bouter directement ces hommes-bêtes hors du monde des vivants. Avant cela, je cherchai avec l’aide de mes compagnons mon pauvre frère Arnaud. Malheureusement, après une grosse heure de recherches, il se révélait introuvable. Nous prîmes donc la route vers le domaine Clairelame. Celui-ci fut atteint au bout de deux petites heures à dos de cheval. Un pincement au cœur me vint lorsque nous eûmes enfin en vue les villages du domaine Clairelame. Cependant, au fur et à mesure que nous avancions, l’émotion fit place à la colère. Des drapeaux que Frère Galolix reconnut comme étant ceux du Chaos universel se dressaient çà et là dans les rues, et de nombreuses bâtisses avaient été saccagées. De plus, un triste silence régnait dans les ruelles autrefois joyeuses.

Lorsque nous arrivâmes enfin devant le manoir, l’un de nous vit par une fenêtre passer un homme bête, ces félons se cachaient donc bel et bien ici. Je me rappelai alors d’un tunnel secret, construit en prévention d’un éventuel siège, dont l’entrée se trouvait dans une forêt à quelques dizaines de minutes de marche. Celui-ci nous mènerait jusqu’à la chambre de feu mon père. Laissant nos chevaux dans une écurie proche, notre groupe se mit alors en marche vers l’entrée du tunnel. Lorsqu’enfin nous atteignîmes l’entrée secrète du tunnel, il ne me resta plus qu’à retrouver le nœud à tirer de l’arbre factice qui la recouvrait. Nous pûmes ainsi entrer dans le sombre tunnel creusé dans la roche, éclairés par la lueur de nos torches. Au bout d’une vingtaine de minutes de marches, nous arrivâmes enfin sur un sol en pierre taillée proprement. Nous montâmes un escalier en colimaçon avant de nous retrouver comme prévu dans la chambre seigneuriale.

Attirés par du bruit, nous nous rendîmes discrètement, par un petit couloir, vers la salle des banquets, puis chacun passa la tête pour voir ce qu’il ‘y passait. Sans surprise, une petite dizaine d’hommes bêtes vidaient sans scrupules les réserves de nourriture du château.



L’un d’eux buvait même un tonneau d’un bon vin brionnois ! Quelques secondes défilèrent, pendant lesquelles nous discutions à voix basse de la marche à suivre pour tuer ces monstres, quand un bruit venant du couloir menant aux cuisines, à l’autre bout de la pièce, se fit de plus en plus fort. Un imposant homme-cheval apparut alors dans l’encadrement de la porte.



Celui-ci entra dans la salle des banquets puis se mis à vociférer dans une langue gutturale aux hommes-bêtes. Le groupe commençait alors à se diriger dans notre direction. Profitant du bruit causé par leur avancée, nous pûmes aisément revenir sur nos pas afin de nous éloigner d’eux.

Par chance, les hommes-bêtes et leur chef au corps de cheval se dirigèrent vers l’escalier menant au rez-de-chaussée. Une fois qu’ils s’étaient tous engagés dans l’étroit escalier, leur chef en dernier, après une rapide discussion, nous décidâmes de profiter de l’occasion pour nous débarrasser d’eux. Je chargeai donc, abattant mon épée avec une violence telle que je crois que l’homme-cheval en mourut sur le coup. De plus, son massif corps tomba sur ses larbins, et ceux-ci se retrouvèrent tous en bas des escaliers, à terre. Nul besoin de préciser qu’il ne nous resta plus qu’à finir notre descente pour les achever sans difficulté. Ainsi, nous avions éliminé sans aucune peine les envahisseurs du domaine Clairelame, nous pouvions maintenant commencer à enquêter un peu sur les projets de mon père.

Nous commençâmes par aller dans la Chapelle du Graal du manoir, car dans la lettre que mon père avait écrite à feu mon oncle Geoffroy, il était mentionné une cachette « sous le regard bienveillant de la Dame du Lac ». De plus, il y avait effectivement une statue de la Dame, loué soit Son nom, dans ladite Chapelle. En entrant, j’eus l’horreur de constater que des gredins s’étaient emparés des reliques présentes dans la Chapelle. Ces chiens méritent d’être pendus mille fois pour cet affront à la Dame ! Malheureusement, il faut avouer que je n’ai aucune chance d’un jour retrouver leur trace. En observant les vitraux, je me souvins que mon père allait quelquefois à midi dans la Chapelle, car alors, selon ses dires, ils orientaient la lumière d’une certaine façon. Nous prîmes donc la décision d’attendre, afin d’observer ce phénomène de nous-même, en espérant qu’il nous mène à l’objet de nos recherches.

Effectivement, au bout de quelques dizaines de minutes, nous pûmes tous observer que la lumière, en traversant les yeux d’émeraude de la statue de la Dame du Lac, éclairait particulièrement une des dalles du sol. Je m’approchai alors de la dalle en question, et réussis sans trop d’efforts à la retirer du sol. En dessous se trouvait un petit trou creusé, avec une poignée à tirer dépassant du sol. N’ayant aucune autre piste, je tirai la poignée. Nous entendîmes alors les sons d’un système mécanique se mettant en marche, puis, dans un coin de la chapelle, le mur se retira dans une fente, dévoilant un sombre escalier en pierre taillée descendant. Mes compagnons et moi descendîmes alors ledit escalier, éclairés par une torche tenue par l’un d’entre nous. Après quelques dizaines de secondes de marche, alors que nous étions descendus à une petite dizaine de mètres en dessous du sol, l’escalier déboucha sur une petite salle, sans autre mobilier qu’un grand coffre placé en son centre.

Nous nous approchâmes du coffre, puis je m’avançai pour l’ouvrir, malgré la prudence que me conseillaient certains de mes compagnons. Le vieux bois craqua légèrement lorsqu’il me dévoila son contenu, une épée de très bonne facture, fabriquée dans un style qui m’était inconnu, très différent des traditions bretonniennes.



Dans le fond du coffre était clouée une plaque de cuivre sur laquelle était gravé un petit texte, expliquant que « seule la main nue et pure d’un Clairelame pourrait manier cette épée ». Lorsque je la pris dans ma main, dont j’avais ôté le gant, une voix inconnue, dont on ne pouvait déterminer le sexe ou la race, résonna dans ma tête. Cette voix dit qu’un nouveau porteur avait été reconnu et accepté ; le texte inscrit sur la plaque de cuivre prenait tout son sens. Cependant, je commençai à m’interroger au sujet de cette arme, qui appartenait de toute évidence à feu mon père. En effet, après ce que j’avais appris durant mon errance de la sorcellerie et des phénomènes surnaturels, mon instinct me disait maintenant de me méfier de ce genre d’objets. Je me promis alors de ne l’utiliser qu’en cas d’extrême danger. D’ailleurs, lorsque je me retournai pour expliquer à mes compagnons ce que je venais d’entendre, je perçus des regards intrigués qui trahissaient leur méfiance par rapport à mes propos.

Une fois remontés à la surface, et après avoir refermé le passage secret, nous décidâmes de nous séparer en deux groupes. Frère Galolix et moi nous rendrions chez Clotaire afin de lui faire un rapport de la situation et de lui demander d’envoyer quelques soldats garder les terres reconquises, tandis que Nyara, Sœur Judy et Magnar resteraient dans le manoir, afin de se débarrasser des cadavres d’hommes-bêtes notamment. Au bout de deux heures de marche, Frère Galolix et moi-même arrivâmes au domaine Durenor. Nous allâmes raconter à Clotaire les événements du manoir Clairelame, et celui-ci nous assura que quelques-uns de ses vassaux partiraient garder le domaine Clairelame dans les jours qui viendront.

Le soir commençait à s’installer. Je décidai donc de profiter des quelques heures me restant avant la cérémonie où je prêterai allégeance à Sire Clotaire pour chercher mon frère Arnaud. Galolix se joignit gracieusement à moi, et nous le trouvâmes enfin dans une taverne, le nez dans sa chope de piquette, au bout d’une grosse heure.



Il était si saoul qu’il n’aurait pas su différencier un fer à cheval d’une face d’orque, et son taux d’alcoolémie devait maintenant se mesurer en grammes de sang par litre d’alcool. Ma tentative de le raisonner étant infructueuse, ce fut grâce à l’éloquence de Frère Galolix qu’il accepta de nous suivre jusqu’au manoir Durenor. Dans les faits, nous eûmes plus exactement à le porter jusqu’au manoir. Clotaire ordonna qu’on le maintienne dans ses quartiers, à distance de toute boisson alcoolisée. Il était, tout comme moi, désespéré par le nouveau mode de vie d’Arnaud. Je ferai ce qui est en mon pouvoir pour l’aider à remonter la pente, mais mon frère ne me facilitera pas la tâche…

Le temps était maintenant venu de procéder à la cérémonie, durant laquelle je rejoindrais enfin les rangs des chevaliers du Royaume. Ce fut une Damoiselle du Graal, Dame Héloïse, dont la pureté n’avait d’égal que la puissance, qui me fit prononcer mes vœux de chevalier.



Une nouvelle page de ma vie se tournait à présent. Après la cérémonie, un banquet eut lieu. À un moment, je vis Mère Gentiane discuter avec Frère Galolix de théologie. N’ayant pas encore assez d’éloquence ni de connaissances pour apporter le point de vue d’un serviteur de la Dame, et me disant qu’ils n’auraient de toutes façons cure de ce point de vue-là, je renonçai à me joindre à eux.

Le lendemain matin, mes compagnons et moi dûmes nous lever bien tôt, afin de faire partie de la suite de Clotaire chez Sire Méricourt. En effet, le voyage était plutôt long, et nous n’arrivâmes qu’en milieu d’après-midi au domaine Méricourt. Devant le cœur du domaine avaient été aménagés divers campement pour les escortes des nobles invités. Notre troupe fut accueillie par l’un des nombreux intendants de Sire Méricourt, un dénommé Papincourt.



Celui-ci nous mena jusqu’aux quartiers qui nous avaient été attribués. À l’exception de l’ingénieur Magnar, qui dut accompagner les soldats dans les campements extérieurs, nous eûmes tous droit à des chambres en intérieur. Nous eûmes ainsi quelques heures devant nous pour nous préparer au banquet du soir.

Lorsque le banquet commença, la centaine d’invités présents prirent place sur les différentes tables. Sire Gauvain Méricourt prit la parole pour remercier ses hôtes de leur présence, ainsi que pour leur présenter sa fille, Camélia Méricourt, qui était la raison de cet événement.





En effet, Sire Méricourt comptait sur cet événement pour lui trouver des prétendants au mariage. Le festival de saveurs put alors commencer. Les entrées et plats furent variés et finement cuisinés. Sire Gauvain Méricourt fit honneur à sa réputation, en enchaînant les verres de vin sans jamais être ivre, sous le regard agacé de son épouse, Dame Hortense Méricourt.



Pendant le repas, Galolix m’interpella discrètement pour me montrer une personne à une demi-douzaine de mètres de nous, sur l’une des tables. Il ne me fallut qu’une seconde pour reconnaître ce traître de Logan Viertard.



Clotaire m’avait bien prévenu qu’il serait présent aux festivités. Lorsque ce pleutre vit que nous l’observions, il feint de ne pas nous avoir remarqués, et ne se risqua plus à tourner le regard dans notre direction.

Au grand désespoir de Sire Méricourt, Mademoiselle Camélia ne semblait pas trouver son bonheur parmi les nombreux prétendants présents. Plus tard dans le repas, je vis Sœur Judy quitter discrètement notre table. Sûrement devait-elle répondre à un besoin naturel quelconque. Ensuite vinrent les desserts. Sœur Judy revint parmi nous, et le banquet se termina tranquillement. Alors que les invités commençaient un par un à regagner leurs quartiers, Sire Gauvain Méricourt semblait inquiet. Bientôt il vint vers nous et nous demanda si nous savions où se trouvait Mademoiselle Camélia. Maintenant qu’il le disait, nous ne l’avions en effet plus vue depuis un bon moment. Il partit pour aller la chercher dans le château. Je décidai de le suivre. En passant je vis Logan Viertard, à deux pas de moi, mais je décidai de ne pas aller lui parler. Maintenant que j’étais le vassal de Clotaire, je devais veiller à ne pas le mettre en mauvaise posture à cause de mes actes. Patience est mère de victoire.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Dim 8 Jan 2017 - 13:13

Eh bien certes, l'attente fut longue, mais elle en valut la peine, et c'est avec plaisir que j'ai lu ce résumé, et que j'accorde à son auteur ShadowLord trente points d'expérience supplémentaires.

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Partie 2 !!!

Message par ShadowLord le Mer 18 Jan 2017 - 15:07

Après de longues minutes de recherches dans les couloirs proches, je tentai de rassurer Sire Méricourt, fort inquiet, et lui suggéra qu’elle se trouvait peut être tout simplement dans sa chambre. Je partis ensuite rejoindre mes compagnons, non sans anxiété à cause de cette soudaine disparition. Cependant, Judy m’expliqua quelques minutes plus tard que Damoiselle Camélia était en effet partie se coucher, fatiguée par les bruits de cette fin de soirée arrosée. Nous retournâmes alors tous dans nos quartiers afin de prendre du repos.

Le lendemain matin, après un copieux petit déjeuner, nous partîmes tous à la partie de chasse organisée dans le domaine Méricourt. Tandis que Nyara, Sœur Judy et Frère Galolix restaient avec Sire Méricourt et Damoiselle Camélia, afin d’observer la chasse, l’ingénieur Magnar et moi-même décidâmes de participer. Les règles étaient simples : nous devions traquer et tuer des mâles cerfs, en privilégiant ceux qui avaient les plus longs bois.

Ainsi nous nous élançâmes dans les bois lorsque le cor de Sire Méricourt retentit pour sonner le départ. J’errai pendant quelques minutes, à l’affût du moindre mouvement, mais ne trouvai aucun cerf dans les environs. Soudain, j’entendis un cor sonner à une trentaine de mètres de moi, dans la direction opposée de celle du point de départ de la chasse. Je vis dans cette direction tomber des arbres, comme si d’énormes créatures les bousculaient sur leur passage, et j’entendis des bruits de jappements, nombreux. Tendu, j’observai tout autour de moi, jusqu’à apercevoir des loups, chevauchés par des Gobelins, foncer dans ma direction.



Il fallait prévenir Sire Méricourt du danger, fit faire demi-tour à Cyclone, mon fidèle destrier, puis le lançai au galop. Très vite, deux des cavaliers peaux-vertes me rattrapèrent et se mirent chacun sur un de mes flancs. Je fis alors chanter l’acier, parant et contre-attaquant tout en guidant Cyclone à travers les bois. Je réussis rapidement à me débarrasser des deux Gobelins, ce qui fit fuir leurs montures, puis fis redoubler de vitesse Cyclone. Lorsque j’atteignis enfin la petite clairière d’où nous étions tous partis, je vis qu’il était trop tard.

De nombreux chevaliers étaient déjà revenus, et se battaient contre divers régiments de Gobelins. Mais le plus dangereux était cette terrible araignée géante, sur laquelle se tenaient un Gobelin avec une coiffe à plumes, qui était déjà engagée avec Frère Galolix et Sire Méricourt.



J’aperçus aussi rapidement Nyara, qui se chargeait de protéger Damoiselle Camélia, ainsi que Sœur Judy, qui attaquait à distance le Gobelin qui se tenait sur la monstruosité à l’aide de cailloux. Devant moi passa Magnar, ayant lui aussi entendu le cor. Chevauchant un fier poney, celui-ci chargea l’arrière de la créature. Je me dépêchai de faire de même.

Ainsi, nous rejoignîmes tous deux le combat contre l’araignée géante. Celle-ci arrêta à un moment quelques secondes d’attaquer Frère Galolix et Sire Méricourt afin de propulser sur nous ses horribles flatulences. Cependant, nous passâmes outre la mauvaise odeur et continuâmes à attaquer férocement, nous défendant même contre le peau-verte qui nous attaquait depuis le dos de la bête, ce qui me fit tomber de Cyclone. Une fois que ses blessures devinrent sérieuses, l’araignée géante tira vers le haut un trait de toile, puis commença à s’élever pour s’échapper. Je pris alors la décision d’ôter mon gant gauche, de lâcher mon épée principale, puis de m’emparer de la lame de mon père. Alors que je me préparai à porter un dernier coup avant que la créature ne passe hors de portée, ma vue changea. Je vis apparaître une sorte de lumière rouge aux potentiels points faibles de la créature ; quels secrets cache donc cette arme ? Cependant, le moment n’était pas choisi pour douter, ainsi je frappai sur l’un des points faibles. Nous eûmes à peine le temps de nous écarter avant que le corps sans-vie de la monstruosité ne s’écrase sur le sol, faisant craquer sa carapace chitineuse.

Quelques minutes plus tard, tous les Gobelins étaient soit morts, soit en déroute. Nous nous regroupâmes et retournâmes tous au château de Sire Méricourt. Malgré leur vaillance, une petite vingtaine de chevalier avaient péri lors des combats. Une fois rentrés dans le domaine, nous déjeunâmes tous, tout en se préparant à une expédition punitive dans l’après-midi. Ladite expédition fut menée par de nombreux chevaliers, plusieurs de mes compagnons et moi-même. Nous trouvâmes plusieurs camps de Gobelins, qui furent chacun impitoyablement purgés. Lorsque nous rentrâmes après quelques heures, aucune perte n’était cette fois à déplorer.

Pendant la fin de l’après-midi, je profitai de mon temps libre pour m’isoler et essayer de comprendre ce qui s’était passé avec l’épée de feu mon père, lors du combat contre les Gobelins. Mes tentatives d’entrer en contact avec cette mystérieuse voix furent vaines, j’eus alors l’idée de l’essayer dans la salle d’armes du château. Cette initiative fut récompensée, car lorsque je commençai à m’entraîner, des visions semblables à celles du combat contre l’araignée géante firent leur apparition. Des symboles ésotériques et autres assemblages de couleurs m’indiquaient où frapper et où parer.

En retournant dans ma chambre, je contemplai encore cette mystérieuse épée… La matière dont était fait son pommeau semblait familière. Soudain, je me rappelai le collier de feue ma mère. Plus de doute, les métaux précieux avaient les mêmes reflets. Il faudrait dès que possible que je demande conseille à une Damoiselle du Graal, car je ne sais toujours pas si cette arme est bénie, ou maudite.

Ensuite vînt le dîner. La joie de la veille était maintenant tempérée par l’imprévue attaque des peaux-vertes, même si l’on trouvait toujours la force de pousser quelques chansonnettes en l’honneur des braves qui avaient rejoint la Dame du Lac. Lors du repas, Sire Gauvain Méricourt laissa parler l’un de ses invités et amis, un suzerain du duché de Montfort nommé Sire Horace de Vaucanson.



Celui-ci offrait une somme exorbitante à quiconque lui livrerait l’homme qui avait lâchement tué son fils, il y a maintenant quatorze ans de cela. Il nous fit ensuite montrer par un domestique un dessin du visage dudit meurtrier qu’il avait dessiné lui-même.



Mes compagnons parurent plutôt perplexes devant ce visage… à l’exception de Sœur Judy et de l’ingénieur Magnar. Comme moi, ces derniers avaient reconnu le visage du Prieur Romulus, le supérieur hiérarchique de Sœur Judy.

La soirée se finit sur un chant magnifiquement interprété par Mademoiselle Camélia. Cependant, quelque chose m’intrigua dans les paroles, et il en fut sûrement de même pour mes compagnons. En effet, celles-ci me faisaient étrangement fortement penser au poème aux allures prophétiques que Sœur Judy avait reçu dans le Sombre Royaume.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Mer 18 Jan 2017 - 18:51

Et une deuxième partie tout aussi intéressante et pleine de questionnements, même si, pour le coup, j'ai dû faire quelques petites retouches discrètes.

Cela fait donc trente points de plus pour son auteur ShadowLord.

Rappelez-vous, les autres, que rien ne vous empêche de donner votre propre point de vue !

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Journal d'une hérétique, jour 6

Message par Gildor le Jeu 26 Jan 2017 - 20:47

Note de l’historien Magnus Stardust
Grâce aux autres écrits de cette époque, j’ai pu recouper ce récit et déterminer avec une probabilité de 99.9% l’identité des antagonistes. Pour la bonne compréhension du lecteur, elle sera signalée entre crochets pour la suite du journal.


J’eus la joie de voir une étape importante de la vie d’un chevalier : son serment de vassalité. [Sire Charles Clairelame], au terme d’une cérémonie pleine de solennité, a prêté serment à son beau-frère [Sire Clotaire Durenor]. Mélange de religion de tradition et de noblesse, c’est avec de tels évènements que l’on peut comprendre ce qui fait le cœur de la noblesse bretonne. Ce ne sont pas de simples chefs de guerre, mais bien le symbole de l’âme de ces terres. Et même si je ne doutais pas que bien des chevaliers étaient dévoyés, [Sire Charles] faisait clairement partie de ces grands chevaliers qui ont inspiré les contes.

Mais je m’égare, il me faut d’abord vous raconter la journée qui précéda cette ordination d’un autre genre.

Nous savions que le domaine de [Sire Charles] (plus précisément, celui de son frère ainé, hérité de leur père) avait dû être abandonné au vandalisme des hommes bêtes. Nous n’avions sans doute pas le temps de nous en occuper de suite, mais nous pouvions au moins y faire une reconnaissance.

Après deux heures de chevauchée, nous arrivâmes en vue du fief. Quelle tristesse de voir ce bourg aux rues désertées, avec des bouts de chiffons immondes servant d’étendards. L’accès au château fut des plus aisés, [Sir Charles] connaissant un accès secret originellement prévu pour fuir un siège. Mais un chemin fonctionne dans les deux sens, n’est-ce pas ?

Un ingénieux mécanisme caché dans un arbre plus tard, nous débouchâmes directement dans la chambre seigneuriale, anciens quartiers du père de [Sire Charles]. Entre l’état pitoyable du bourg et de son ancien foyer, celui-ci bouillonnait de rage et je craignis qu’il laissât éclater sa colère en une action suicidaire.

La salle de banquet n’était pas loin et c’est sans surprise que nous y trouvâmes les nouveaux maitres des lieux : une dizaine d’hommes bêtes. Pillant les provisions, gobergeant de manière obscène, ils étaient un spectacle aussi lamentable que dangereux. Fort heureusement, ils étaient tous tellement occupés que nous pûmes sans problèmes les observer subrepticement et discuter stratégie.

Les prendre tous à la fois était réalisable, mais inutilement dangereux. Même la panse pleine, ces créatures restaient plus dangereuses qu’un soldat moyen. Peut-être pouvions-nous attendre qu’ils se séparassent pour les prendre par petits groupes ?

C’est alors que sortit des cuisines une créature imposante, sorte de centaure du chaos. Aboyant des ordres dans sa langue hideuse, il secoua ses troupes (dont il était à l’évidence le chef, la force faisant office d’autorité chez ces brutes) et tous se dirigèrent vers la sortie. C’est-à-dire vers nous !

Avec leur vacarme et leur état d’hébétude, il auraient fallu que nous sonnions de l’oliphant pour être repérés. Battant en retrait dans les quartiers du seigneur, nous pûmes les voir s’engager dans un escalier descendant à la cour, leur chef les suivant à l’arrière et les invectivant continuellement.

C’est alors que j’eus une idée ! Comme tout le monde, j’avais déjà constaté qu’un cheval trébuche facilement sur terrain accidenté. Et un escalier correspond parfaitement à cette description. La bête nous tournant le dos, coincée dans le colimaçon, c’était le moment idéal pour frapper !

Tonnant son cri de guerre, [Sire Charles] laissa libre cours à sa juste colère et chargea, percutant de plein fouet l’indésirable invité ! Le chaos (sans mauvais jeux de mot) fut total et le résultat au-delà de mes espérances : le monstre bascula, entrainant tout le reste de la clique dans une chute des plus mémorables ! Les combattants de notre groupe n’eurent plus qu’à descendre de manière plus conventionnelle pour achever ceux qui ne s’étaient pas rompu le cou dans la chute.

Et c’est sur cette note peu épique mais efficace que le domaine revînt sous la protection des [Clairelame].

Le travail de restauration à faire était énorme, en commençant symboliquement par remettre les étendards légitimes. Des jours entiers pour une armée de serviteurs. Mais [Sire Charles] avait plus urgent en tête : trouver des éléments sur l’enquête menée par son père, en particuliers suivre l’indice qu’il avait laissé dans la lettre adressé à son frère.

Citant une cachette « sous le regard bienveillant de la Dame », il était des plus évidents qu’il nous fallait chercher dans la chapelle dédiée à la divinité bretonne. Celle-ci n’avait pas été épargnée par les pillages. Les hommes bêtes ne connaissant que la destruction, c’était sans doute là l’œuvre de bandits bien humains. Au temps pour le respect divin…

Puisant dans ses souvenirs d’enfance, [Sire Charles] nous précisa que son père venait se recueillir à sexte. Il nous suffisait donc d’attendre un peu. Et à l’heure dite, un rayon de lumière frappa l’un des vitraux, se transforma par les yeux de la représentation de la Dame en un rayon pointant l’une des dalles. A l’aide de son poignard, [Sire Charles] la souleva, révélant un levier qu’il tira. Et dans la plus pure tradition des châteaux des contes, une porte secrète s'ouvrit sur un escalier descendant au sous-sol secret.

Il n’y avait qu’un coffre dans une minuscule salle, contenant une bien étrange épée. L’épée familiale des [Clairelame] était sous nos yeux. Otant son gant, [Sire Charles] la saisit et se figea. Nous ne vîmes rien, mais à l’évidence il connut pendant quelques secondes une expérience mystique. Simple émotion de retrouver ce trésor ? Ou cela allait-il bien plus loin ? Pour la première fois, je regrettais de ne pouvoir appeler la magie afin de pouvoir sentir cette lame, à l’évidence des plus anciennes.

Ceci fait, il fallait nous organiser pour le reste de la journée. Il était hors de question de laisser à nouveau le château sans surveillance. [Frère Galolix] et [Sire Charles] partir informer [Sire Clotaire] des derniers évènements et quérir quelques gardes pendant que le reste du groupe commençait à faire le ménage.

Avis aux plaisantins se croyant drôles en affirmant que Nyara et moi sommes enfin à notre place : je connais tout un tas d’amusants composés dont les effets provoquent rarement l’hilarité !

Le soir venu, rentrés au domaine de [Sire Clotaire], la cérémonie de vassalité put avoir lieu.

La seule petite fausse note fut l’absence de [Sire Arnaud], frère ainé de [Sire Charles]. Il avait été finalement été retrouvé, sans surprise au dernier stade d’ébriété. Usant à la fois de mon autorité religieuse et médicale, ce n’est qu’à grand peine que je finis par convaincre [Sire Clotaire] que même s’il devait assister à la vassalité de son frère, son état ne pouvait que provoquer un incident.

Le lendemain, nous pûmes nous mettre en route pour l’évènement social du moment : la chasse de [Sire Gauvain Méricourt], cherchant un digne prétendant pour sa fille.
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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Jeu 26 Jan 2017 - 20:49

Une autre version de la dernière partie, un autre point de vue, une autre source de réflexions.

Et donc, un bonus de trente points pour Gildor.

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Les jouets des dieux

Message par Gildor le Dim 29 Jan 2017 - 10:35

Jour 7

Le domaine était plutôt loin : presqu’une journée de voyage. Sans surprise, il y avait foule et le château était plein à craquer. Étant une femme religieuse, je pus bénéficier de quartiers communs dans le château même, contrairement à d’autres qui durent se contenter d’une tente. Pour le coup, je n’allais pas râler sur le sexisme.

Le soir venu, après nous être rafraichis, le coup d’envoi des festivités fut donné par le maître des lieux, [Sire Gauvain Mericourt], devant une centaine de nobles invités. À ses côtés siégeaient sa fille [Camélia] et son épouse [Dame Hortense].

Et là, je déchantai rapidement. Le seul contact direct que j’avais eu jusqu’ici avec la chevalerie bretonne était la famille [Clairelame], et il devînt évident que, bien qu’étant représentatifs des chevaliers des contes, ils ne l’étaient de la noblesse en général. J’avais l’impression d’être dans une caserne de vulgaires mercenaires !

Sous les yeux affligés de son épouse, notre hôte n’était pas en reste. Mais c’est surtout la jeune [Camélia] qui me préoccupait. Quoi, elle allait devoir accepter un mari dans ce paquet de grossiers individus !? Profitant de la voir s’absenter, je l’interceptai et lui proposai de m’accompagner dehors dès que l’assemblée serait assez ivre pour ne pas remarquer son absence.

Une heure plus tard, nous étions toutes les deux à l’extérieur du château, dansant joyeusement avec l’armada de serviteurs composant les suites des nobles invités. J’en profitai pour lui donner quelques conseils sur son avenir : si son mari devait être une de ces brutes, il n’en sera que plus manipulable et avec de l’astuce, elle devrait au final être la véritable dirigeante. J’espère lui avoir donné des idées et qu’elle envisage plus sereinement son avenir.

La chasse commença dès le lendemain matin. Sans surprise, je n’étais guère intéressée et décida de rester avec [Camélia] et son père. [Magnar] et [Sire Charles] décidèrent de prendre de l’exercice et se joignirent à la battue. Leur objectif : le cerf.

Hélas, même au cœur d’un domaine, il n’existe pas d’endroits sûrs et le chasseur peut rapidement devenir la proie. Une horde de gobelins jaillit des fourrés, avec à leur tête leur chef chevauchant une ignoble araignée géante. [Galolix] et [Sire Méricourt] chargèrent l’être infâme, bientôt rejoints par les chevaliers accourant au son du cor, dont [Magnar] et [Sire Charles].

Mes compagnons étant de redoutables guerriers, cet adversaire ne fut pour eux qu’une formalité. J’essayais bien de les aider en lançant des pierres à la tête du cavalier goblinoïde, mais je visais si mal que c’est miracle si je n’ai touché l’un de mes alliés. Une chose curieuse arriva pendant le combat : chaque fois qu’elle frappait [Sire Charles], l’araignée laissait échapper un nuage toxique. Mais rien avec ses autres adversaires. Peut-être était-elle à cours de munition ?

Le combat terminé, [Sire Mericourt] fulminait, et il y avait de quoi : des dizaines d’invités blessés ou tués, sa chasse perturbée et une attaque au cœur même de ses terres ! L’humiliation était terrible et il devait immédiatement y répondre sous peine de perdre le respect de ses voisins. L’après-midi même, une expédition punitive fut lancée. De mon côté, je restai bien sûr pour m’occuper des blessés.

L’atmosphère du soir n’était pas à la fête. Pour couronner le tout, l’un des nobles, [Sire Horace de Vaucanson], fit circuler un portrait représentant l’assassin de son fils. Quatorze ans plus tard, il le cherchait toujours. Et c’est sans aucune difficulté que je reconnus mon supérieur, le [Prieur Romulus] ! Shallya seule sait comment un meurtrier a pu se changer en un homme aussi dévoué aux autres. Sans surprise, je pris immédiatement la décision de ne rien dire : quoi qu’il ait fait, c’est maintenant à Shallya de juger.

[Camélia] se lança alors dans un chant  pour égayer quelque peu la morosité ambiante. Je ne sais d’où lui virent ces paroles mais elles marquèrent mon âme au fer rouge, si bien que c’est sans problème que je les retranscris ici.

C'est comme un millier d'yeux
C'est un cœur sans sommeil
Le monde a besoin d'eux
C'est un géant qui rêve

C'est une caravelle
Au destin sans pareil
L'avenir du monde est en elle
Des seigneurs elle est le glaive

Peuple autrefois
Tout puissant
Réduit injustement
A néant
Définitivement
Par l'ignorance
Qui engendra souffrance
Et mort
Dans l'oubli sombra

C'est comme un millier d'yeux
C'est un cœur sans sommeil
Le monde a besoin d'eux
C'est un géant qui rêve

C'est une caravelle
Au destin sans pareil
L'avenir du monde est en elle
Des seigneurs elle est le glaive

Par notre foi
Le tourment
De tous ces innocents
Prendra fin.
De meilleurs lendemains
Plein d'espérance
Leur donnera sapience
Et corps.
Bientôt ce jour viendra.

Allure prophétique incroyable, n’est-ce pas ? Mais surtout, ce chant résonnait en moi comme s’il m’était directement adressé. Et je réalisai brutalement l’incroyable vérité : je l’avais déjà entendu !

Dans le palais de Slaanesh…

Comme sur une impulsion extérieure, je me mis moi aussi à chanter. Était-ce bien ma voix qui raisonnait de manière si parfaite ? Le Seigneur des Plaisirs jouait-il à un jeu étrange à travers moi ? C’est l’esprit fort perturbé que j’allais me coucher.

Mais les dieux n’en avait pas fini avec moi.

Ma nuit fut agitée d’un sombre cauchemar. Ou plutôt d’un rêve prémonitoire. En effet, nous rêvons toujours de choses que nous avons vues, même déformées. Alors d’où me vient ce songe d’une prison de verre, de couloirs d’acier, d’êtres brandissant tels des armes des blocs de métal. Et [Hallbjörn], que je n’avais que croisé des mois plus tôt, me libérant, me soutenant dans une fuite éperdue, appelant ses compagnons.

Et cette douleur à la tempe. Lorsque je me réveillai en sursaut, ma cicatrice me brûlait. Je n’en avais pas parlé jusqu’ici, car je pensais que ce n’était que le souvenir d’une de ces innombrables blessures que l’on se fait lorsqu’on est un enfant en bas âge, sans se souvenir des circonstances. Mais d’un coup, elle prenait une toute nouvelle signification. Mon rêve m’avait montré subissant une blessure de l’exacte forme de ma cicatrice. Et si j’avais déjà été emmenée dans ce lieu mystérieux ?

Sur quel effroyable échiquier cosmique étais-je prise, tel un misérable pion ?

Sur le chemin du retour, c’est l’esprit bien tumultueux, perdue dans mes pensées que j’aperçu un lapin.

Sur les larmes de Shallya, je jure qu’il me fit un clin d’œil…


Dernière édition par Gildor le Dim 29 Jan 2017 - 18:50, édité 1 fois
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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Dim 29 Jan 2017 - 11:52

Et cela nous fait donc encore trente points.

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Un Vent de Peste (partie 1)

Message par SPX Spécial le Lun 30 Jan 2017 - 0:39

Le lendemain de votre retour des festivités au domaine Méricourt, Sire Clotaire Durenor annonce une nouvelle plutôt intéressante qu’il a apprise pendant la partie de chasse : le Duc Adélard de Lyonesse a mis à prix la tête d’un bandit, Guido le Beau, qui a volé le collier d’une des dames de compagnie de son épouse, et qui a le culot de s’en vanter. Exaucer la demande du Duc Adélard pourrait l’inciter à appuyer la maison Clairelame pour réhabiliter son nom. C’est à méditer…

Mais en attendant, les investigations sur ce que cherchait Jehan Clairelame continuent. La principale piste à suivre est la famille Rentier. Le domaine Rentier est au sud, au pied des montagnes des Sœurs Pâles. Vous vous y rendez, et le chemin demande une bonne partie de la journée.

Quand vous arrivez aux abords du domaine, vous voyez un manoir fortifié, construit dans une clairière au milieu de la forêt, avec les montagnes grises dans le lointain. L’atmosphère est froide, le soleil se couche, les rayons de lumière sont filtrés par les lourds feuillages des arbres, et une légère brume se lève. On vous laisse entrer, à l’annonce de Charles Clairelame. La nuit tombe, vous resterez donc ici pour la nuit, vous explique l’intendant. Aussi, une chambre est allouée à Clairelame, les trois femmes sont logées dans la même chambre, tandis que l’Elfe, le Halfling, le Nain et le prêtre de Sigmar s’en voient attribuer une autre.

Avant de rencontrer le maître des lieux, l’initiée Judy demande s’il n’y aurait pas éventuellement besoin de ses services. Un serviteur lui murmure que le neveu Rentier, Séverin, a été très gravement blessé.

Une demi-heure plus tard, le temps pour Nyara de se changer, vous voilà devant Sire Auguste Rentier.



L’homme affiche un style austère, sobre, à l’opposé de Sire Gauvain Méricourt. En même temps, son domaine vit des ressources de la forêt, qui ne sont pas particulièrement prolifiques. La maison tourne, mais les excès ne sont guère permissibles. Sire Rentier compatit aux malheurs de Clairelame, mais hélas, il a sa propre part de problèmes.

Quelques jours plus tôt, sa nièce, Agnès Rentier, a été amenée sous escorte au domaine de Sire Palamède Laustic, un seigneur du duché de l’Anguille, en vue de la lui présenter et de conclure un mariage. Séverin, le frère d’Agnès, accompagnait l’escorte. Or, en cours de route, aux abords du domaine, des bandits auraient attaqué la procession et enlevé Agnès. Seul Séverin est rentré, à demi-mort sur sa monture. Judy va l’examiner, accompagnée de Charles, Solveig, Nyara et Galolix.

L’initiée de Shallya est la première à pénétrer dans la grande chambre où se trouve le jeune homme. Le pauvre est recouvert d’emplâtres, d’attelles, et son visage est invisible sous une solide couche de bandes de tissu. Il est conscient, et ne dit rien quand Judy commence à l’ausculter. Mais lorsqu’elle fait mine d’enlever les bandages sur sa tête, il s’affole, et refuse que les autres voient son visage dans cet état. Les quatre autres se retirent vite. La jeune initiée parvient tant bien que mal à redresser les chairs et les os, sévèrement mis en vrac. En regardant les autres blessures, elle n’a aucun mal à comprendre que c’est une arme contondante qui a mis Séverin dans ce triste état.

La nuit se passe sans incident notable. Solveig se permet un petit tour dehors, et même si la forêt aux alentours n’est pas très rassurante à l’œil, il n’y a pas pour autant de créatures surnaturelles menaçantes.

Le lendemain, vous êtes donc bien décidés à voler au secours d’Agnès. Séverin réussit avec beaucoup de difficultés à indiquer sur une carte le lieu où l’attaque a eu lieu, à la frontière vague entre le domaine de Sire Palamède Laustic et le domaine de Sire Enguerrand de Beaumont. Et vous voilà partis vers le nord-ouest.

*

Près de deux jours de trajet passent. On est en fin de journée lorsque vous arrivez sur le lieu où se serait déroulée l’attaque. Or, il n’y a rien. Pas la moindre trace de combat, comme de l’herbe piétinée ou de la terre retournée, pas la moindre giclée de sang ou des restes d’armes. C’est très étonnant. Votre attention est attirée par deux chiens en train de se disputer une longue pièce d’étoffe de tissu bien trop précieuse pour être à sa place ici. Sire Charles cherche à récupérer le voile, l’un des chiens tente de le mordre. Le paysan maîtrise rapidement l’animal, et supplie qu’on l’excuse.

Pas moyen de faire suivre la piste de l’odeur de Dame Agnès aux deux chiens du paysan, ou à celui de Solveig en leur faisant renifler le tissu. Ce n’est pas de la mauvaise volonté de leur part, c’est tout simplement qu’ils n’y arrivent pas, comme s’il n’y avait rien à trouver. C’est d’autant plus rageant que les initiales « A.R. » sont brodées sur le voile. Les paysans affirment qu’ils n’ont pas vu le moindre combat ces derniers mois, mais que dernièrement, une rumeur parle de silhouettes bizarres aux abords du village de Grislac, village du côté du domaine Beaumont. C’est par là que vous décidez de continuer votre investigation.

Arrivés à Grislac deux heures plus tard, vous voyez un feu de début d’incendie, et entendez les braillements caractéristiques d’Orques. Haro sur les peaux-vertes !



Une demi-douzaine de brutes est en train de mettre à mal les paysans. Vous n’avez pas de mal à les repousser. Ils ont le cuir solide, mais leur instinct les pousse à prendre la fuite quand Magnar fait exploser la tête de l’un de son arquebuse, et Charles taille en pièces un autre de sa redoutable épée.

Le chef du village, Albéric, vous remercie mille fois. Il regrette malheureusement la perte d’une demi-douzaine de ses villageois, mais les choses auraient pu être tellement pires ! Les villageois vous retiennent pour le dîner, et souhaitent aussi vous offrir l’hospitalité qu’ils peuvent pour la nuit. Clairelame occupera la cabane d’Albéric, les autres seront au dortoir.

Pendant que les villageois s’affairent pour préparer un banquet en l’honneur des héros du jour, quelque chose attire votre attention : un curieux personnage en train de méditer en direction du soleil couchant.



Son teint de peau ne laisse pas place au doute, il n’est pas d’ici. Mais le plus étonnant est la chanson qu’il fredonne pendant sa méditation. Bowen et Judy reconnaissent la chanson de Dame Camélia !

Vous interrogez un paysan sur ce drôle de bonhomme. On vous répond qu’il vient du Continent Noir, et qu’il s’est arrêté à ce village quelques mois auparavant. Il a demandé l’hospitalité en échange de travaux, et jusqu’à présent, il a donné satisfaction et a bien aidé la communauté, sans créer de problèmes.

L’homme a fini sa prière et revient au village, ce qui vous permet de l’interroger. Il vous raconte son histoire : un an plus tôt environ, il s’est réveillé au milieu d’une colonie bretonnienne du Continent Noir, la tête complètement vidée du moindre souvenir. Le seul mot qu’il avait alors prononcé était « Abydos ». C’est d’ailleurs le nom qu’on lui a donné. Un jour, il s’est littéralement senti « appelé » par quelque chose d’indéfinissable. Il a alors voyagé jusqu’en Bretonnie, puis s’est arrêté à Grislac, en attente d’une autre prémonition qui le ferait avancer. La chanson ? C’est la seule qu’il connaisse, curieusement.

Le dîner est agréable, mais la nuit l’est beaucoup moins, et si Charles Clairelame dort sans histoire, les autres sont gênés par le sommeil agité de Bowen et Judy.

*

Le lendemain, en petite forme, vous vous dirigez donc vers Serrac, la ville principale du domaine Beaumont. Le long de votre trajet, vous constatez que les terres sont plus riches. Les semences des champs sont plus chères qu’au domaine Laustic, affirme Solveig. Dit-on la même chose des épouvantails ? ironise Eldril, en montrant du doigt un épouvantail qui porte une robe au tissu similaire à celui trouvé au domaine Laustic. Pas de doute, c’est la même robe. Elle a été déchirée comme si elle avait été arrachée à sa propriétaire, mais elle ne porte pas de trace de sang.

Vous êtes alors curieux de savoir comment ce vêtement est arrivé ici. Vous allez voir le propriétaire du champ que vous supposez dans la petite hutte au fond de l’espace délimité par une clôture. Frère Galolix et Sire Charles ne peuvent cependant pas entrer, trop perturbés par le spectacle peu ragoûtant du cadavre assis sur une chaise. Le pauvre bougre s’est fait déchiqueter le ventre par quelque chose. Vu son état, c’est arrivé il y a une bonne semaine.

Eldril et Magnar ont les tripes mieux accrochées, et peuvent examiner le corps. C’est comme s’il avait été découpé à la scie. Le Nain repère alors un petit objet dans la blessure. C’est vraisemblablement une dent.



Cette dent est en métal. Mais ce qui choque l’ingénieur au plus haut point, c’est qu’il n’arrive pas à reconnaître le métal en question !

L’initiée Judy examine à son tour le corps. Elle constate que la blessure a été faite avec une telle force qu’il n’y a eu qu’un seul coup. Mais c’est aussi comme si on avait donné des coups de scie à une vitesse incroyable. Elle pense alors qu’il pourrait s’agir d’une technologie du même niveau que celle des Nains, sans être celle des Nains. Magnar refuse de l’admettre, mais il y aurait peut-être une possibilité : les Nains du Chaos. Le Nain marmonne du bout des lèvres qu’il s’agirait peut-être d’une « épée tronçonneuse », une lame munie de dents pouvant tourner à une vitesse surnaturelle. C’est rarissime, mais ça existe.

Les hypothèses filent entre nos héros, et le concept de « tueur démoniaque », de « fou dangereux sanguinaire » viennent aux esprits. Bowen pense même que c’est Agnès qui aurait monté son propre enlèvement, car elle ne voudrait pas se marier. Solveig émet l’idée qu’elle aurait pu se transformer en une créature du Chaos. Tant d’interrogations toutes plus inquiétantes les unes que les autres les obsèdent encore quand ils arrivent au domaine de Sire Enguerrand de Beaumont.



Ce seigneur-là semble plutôt fortuné. Il écoute attentivement l’histoire d’Agnès, mais se fâche rapidement. Il ne nie pas le fait que la robe ait été trouvée dans son fief, mais pour lui, c’est un coup monté pour le compromettre. Immédiatement, il accuse Sire Palamède Laustic, avec qui il n’est pas en particulièrement bons termes. Et si ce n’est pas lui, dit-il, c’est la bande de sans-visages qui sévit régulièrement depuis l’accession à la suzeraineté de Laustic, environ sept ans plus tôt. Pour Beaumont, c’est évident, les herrimaults sont de mèche avec Laustic. Ils ne se contentent pas de piller et de vandaliser régulièrement ses terres, ils enfoncent dans le crâne de ses paysans des idées révoltantes comme quoi les roturiers et paysans seraient les égaux de leurs dirigeants, et plusieurs vassaux de Beaumont ont déjà quitté sa sphère d’influence de leur plein gré !

Beaumont charge donc Laustic, mais vous n’êtes pas aussi prompts que lui à vous emporter. Vous avez même l’idée qu’il y aurait peut-être un troisième individu qui voudrait provoquer une guerre entre Beaumont et Laustic. Mais qui ? Et pourquoi ? Et Agnès, dans tout ça ? Pourquoi n’y a-t-il aucune trace d’elle, en dehors de ses atours ?

Tant de questions qui trouveront réponses la prochaine fois. Peut-être…


Dernière édition par SPX Spécial le Dim 12 Mar 2017 - 20:51, édité 1 fois

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Un kidnapping étrange

Message par Gildor le Sam 11 Mar 2017 - 21:49

Jour 8

Une nouvelle fois, les Dieux nous montrèrent que nous étions prisonniers de leur jeu, de leur toile. Y sommes-nous des atouts, des pions ou des moucherons ? Que le lecteur me pardonne cette nouvelle anticipation. Vu le tourbillon d’évènements dans lequel je suis prise, ce ne sera sans doute pas la dernière. Il lui faut comprendre que ce journal est composé d’écrits à chaud, alors que mon esprit est encore bouleversé.

Revenons donc au commencement de cette nouvelle étape dans notre voyage dont je ne connais pas encore la destination finale.

Ce matin, après une nuit où je pus enfin bien me reposer au domaine de [Clairelame], nous prenions le petit déjeuner dans la salle commune. [Sire Clotaire] et [Sire Charles] discutaient d’un vol de bijoux et de futur possibilités d’alliance, j’avoue ne pas y avoir trop prêté attention. Je me concentrais sur le programme des jours à venir : aller au domaine [Rentier] trouver [Agnès et Séverin], que [Sire Jehan, père de Sire Charles] voulait contacter. Savaient-ils quelque chose sur l’enquête du noble déchu, nous n’en savions rien. Mais Ils étaient notre seul piste.

Une fois partis, je ne pus retenir un petit sourire : [Nyara] avait presque sauté dans son armure et son visage resplendissait au contact de cette tenue certes peu féminine mais qui, je dois bien l’avouer, lui était bien plus naturelle qu’une robe ! Même si j’avais été surprise de découvrir l’existence de femme soldat, je me suis rendue compte que, fondamentalement, ce n’est pas plus choquant qu’une femme savante. Comme quoi, même chez moi sont solidement ancrés des préjugés sexuels.

Le voyage nous prit la journée entière. Nous pénétrâmes dans la profonde forêt du domaine, et il fut rapidement évident que ce n’était pas par l’agriculture qu’y subsistaient les habitants. Bois, charbons de bois, chasse... peut-être même des mines, mais je n’y comptais pas : le domaine aurait alors été bien plus riche.

Sur ces considérations commerciales, nous voici arrivés au château alors que la nuit tombait. Le seigneur [Sire Auguste Rentier] nous fit savoir qu’il nous verrait au diner, le temps pour nous de nous installer. Mon baluchon posé, je me mis aussitôt à proposer mes services. Anxieux, un serviteur m’informa qu’effectivement je pourrais être utile à son seigneur, mais refusa d’en dire plus. Serait-ce pour une de ces maladies « honteuses », surnom affectueux donnée à toute maladie touchant à la virilité de ces messieurs ?

Au diner, [Sire Charles] présenta l’objet de sa visite : rencontrer les neveu et nièce de notre hôte. Hélas, nous jouions de malchance : bien qu’accompagnés d’une escorte, ils avaient été attaqués par des brigands sur le chemin et seul [Sire Séverin], sévèrement blessé, avait pu s’enfuir et rejoindre le domaine. [Dame Agnès] avait été enlevée et l’escorte sans doute massacrée.

Je me levai aussitôt pour proposer d’examiner son parent, ce qui me fut immédiatement accordé. Curieuse, [sœur Solveig] demanda à m’accompagner pour examiner ma technique. Je n’avais pas encore pensé enseigner par l’exemple, mais pourquoi pas ?

Voulant interroger [Sire Séverin], les autres nous accompagnèrent. Le jeune homme était dans un sale état, et pourtant j’en ai vu de belles. Son corps était meurtri de coups contondants, des massues des brigands d’après sa description. Mais le plus grave était le visage : sous les bandages, il n’y avait plus qu’une masse sanglante, avec fractures multiples. Le malheureux était défiguré, mais peut-être parviendrais-je à redresser suffisamment les os pour qu’au moins il puisse récupérer toutes ses fonctions.

L’opération fut tout aussi longue que délicate. Après deux bonnes heures d’ouvrage, je décidais que je ne pouvais faire mieux et remis en place des bandages de maintien.

À noter un détail important pour le confort du patient : [Sire Séverin] se sentait manifestement très mal d’être vu dans cet état et je dus faire sortir mes compagnons voulant l’interroger. Retenir pour les futures consultations : si possible être seule avec le patient.

Le lendemain, [Sire Séverin] put nous indiquer sur une carte l’endroit exact de l’attaque. Deux jours de voyage ! Il devait avoir une monture très rapide pour galoper d’aussi loin jusqu’ici. Manque de chance, c’était pile à la frontière entre deux domaines : [Laustic] et [Beaumont]. Des incidents diplomatiques en perspectives ?

Enfin arrivés sur les lieux, les vraies surprises commencèrent.

Moi qui croyais naïvement que nous avions enfin une situation obéissant aux règles de la réalité telle que nous la percevons, j’en fus pour mes frais…

C’est très simple, il n’y avait rien. [Eldril] était formel : aucun combat n’avait eu lieu récemment dans le secteur. Du reste, même un novice sait qu’une lutte à mort entre plusieurs dizaines de personnes laisse des traces indélébiles : herbes écrasées, flaques de sang séchées…

Nous commençâmes alors un mouvement d’exploration circulaire pour étendre nos recherches et fûmes récompensés par de forts aboiements : deux chiens se disputant une pièce de tissu certes très sale, mais à l’évidence précieuse. [Sire Charles] l’ayant récupéré (à la grande frayeur du propriétaire lorsque son cabot s’en ait pris au chevalier), les lettrés d’entre nous reconnurent immédiatement les initiales A.R. sur ce qui s’avérait être manifestement le reste de l’écharpe d’Agnès. Du Kuchen !

[Sœur Solveig] présenta cet indice à son familier canin. Sans succès. Ou plutôt, comme pour l’absence de piste, il n’y avait pas le moindre indice olfactif…

Plutôt démunis, nous nous dirigeâmes vers le village le plus proche, indiqué par le propriétaire des chiens. Au passage, celui-ci n’avait bien sûr rien vu rien entendu. Mais peut-être serions-nous plus chanceux là-bas.

Arrivant à ce hameau du nom de Grislac, ce fut pour être témoins d’une attaque ! Des Orques cette fois-ci, hélas rien d’inhabituel dans ces contrées.

Nous chargeâmes tous en chœur. Armée cette fois-ci de mon bâton, je comptais bien couvrir les pauvres villageois pendant que mes compagnons s’occupaient de la partie sanglante du problème.

Mais le combat fut des plus brefs : la tête de l’un explosa sous le tir de [Magnar], tandis que [Sire Charles] en découpait un autre. Cet assaut aussi bref qu’efficace rappela aux survivants qu’il faisait sans doute bon vivre ailleurs et ils décampèrent.

Les villageois survivant étaient bien sûr des plus reconnaissants. À mon grand regret, les Orques avaient été très efficaces : il n’y avait pas de blessés.

C’est alors que j’entendis un chant que j’avais réussi à refouler ces derniers jours. Par la Déesse ! Un des villageois fredonnait le chant prophétique ! Et comme si la Destinée avait le sens de l’humour, il n’était vraiment pas ordinaire : sa peau était noire comme la barbe d’un nain et les traits de son visage charnus et épatés. Je reconnus la description que je ne connaissais que par écrit, celle d’un homme venu du sud lointain, sur une terre où règne un été éternel.

Interrogé, il déclara se faire appeler [Abydos], sans savoir s’il s’agissait de son vrai nom. Il avait perdu la mémoire voici quelques années, ne se souvenant que de ce mot et de la chanson. Que faisait-il ici ? Il avait été comme guidé par une pulsion profonde et attendant là depuis maintenant un an la suite de son destin.

Ainsi, nous n’étions pas seuls sur cet échiquier cosmique dont nous ne voyons que quelques cases. Sans nous laisser de répit, les Dieux se rappelaient à notre bon souvenir, me laissant dans mes angoisses. Cette nuit, dans le village qui nous offrait l’hospitalité, je ne pus trouver le repos et fis une chose à laquelle j’aurais ri un an plus tôt

Je priai Shallya avec ferveur, l’implorant de me guider.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Dim 12 Mar 2017 - 1:16

Un récit net et sans bavure qui procure à son auteur trente points d'expérience supplémentaires.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par ShadowLord le Mer 15 Mar 2017 - 15:54

JOURNAL DE CHARLES CLAIRELAME, CHEVALIER BRETONNIEN :



Partant de chez Sire Enguerrand de Beaumont,
Magnar, Nyara, Galolix et Eldril nous firent faux-bond.
Épuisés par le voyage, ils nous attendraient près de Grislac et de ses eaux,
Pour notre part, nous prîmes la route de la forêt aux herrimaults.

Bientôt, en suivant le cours d'une rivière,
Poilu, compagnon canin de Solveig, fit mouche de son flair.
Sœur Judy vint à la rencontre du groupe de brigands
Et, usant de diplomatie, les convainquit de nous mener à leur camp.

Nous y rencontrâmes leur chef, Têtembois,
Qui fut agréable avec notre groupe, malgré son évident mépris envers moi.
Il n'avait pas eu vent du voyage d'Agnès, ni de son enlèvement,
Mais nous instruit de la présence d'homme-bêtes, et du lieu de leur campement.

Arrivés au lieu-dit, nous fûmes amenés à détruire
Un lieu voué au Seigneur de la Pestilence, et nous massacrâmes ses sbires.
Nous pûmes de plus sauver un prisonnier de ces êtres moribonds,
Et celui-ci nous apprit que ce culte était dirigé par Sire Beaumont.

Nous retournâmes alors au campement des rebelles
Pour qu'ils accueillent Yoric le prisonnier, et surveillent le repaire d'infidèles.
Puis nous prîmes congé d'eux, afin de nous hâter
D'aller rendre visite à Sire Beaumont, pour qu'il s'explique sans plus tarder.

Arrivés à son château, nous fûmes accueillis par l'intendant.
Je lui demandai de nous mener à la chapelle, Sire Beaumont y était présent.
Entrant aux aguets, nous assistâmes à une scène d'horreur,
La corruption du vitrail à l'image de la Dame ; je dus réprimer un haut-le-cœur.

Sans réfléchir, nous nous jetâmes sur ce démon,
Et ainsi fut détruite à la source cette infâme corruption.
Le traître abattu, je fis venir sans plus tarder l'intendant,
Fis prévenir le duc de l'Anguille, et pris temporairement le commandement.

En attendant l'envoyé du duc, nous accueillîmes Sire Palamède Laustic,
Qui avait eu vent de la destitution de son voisin hérétique.
Je lui demandai s'il avait retrouvé la trace d'Agnès Rentier, sa fiancée.
Il expliqua qu'il ne la connaissait même pas ; les Rentier nous avaient trompés.

L'envoyé du duc arriva, Sire Laustic de ces terres était le nouveau seigneur.
Quant à nous, nous nous reposâmes ; demain nous partirions à la première heure.
Il fallait en effet retourner à Grislac, retrouver nos compagnons,
Avant de nous rendre chez les Rentier, qui nous devaient des explications.

En approchant du village, nous aperçûmes, s'écartant de la petite route,
Un étrange chemin de fleurs colorées ; de la magie sans nul doute.
Continuant notre chemin, nous constatâmes avec appréhension
L'état de Grislac ; une pure désolation.

Les habitants massacrés, leur chef décapité.
Aucune trace de nos amis, fallait-il s'en rassurer ?
Nous les trouvâmes non loin de là, couchés sur un disque de fleurs.
Ils étaient inconscients depuis des jours, mais autre chose nous fit plus peur.

Abydos avait été enlevé, mais étaient impliquées des puissances
Ni divines ni chaotiques, mais qui donc se joue de notre existence ?
De plus, Sœur Judy comprit que le sauveur de nos compagnons
N'était autre qu'un champion du dieu chaotique de la conspiration.

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