Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

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Message par SPX Spécial le Mer 15 Mar 2017 - 23:31

Quelle sagacité, quelle ardeur, quel talent !
Devant cette merveille, rester indifférent
Serait faire preuve de la dernière muflerie
Pour moins que ça, nombreux béotiens ont péri.

Ce récit, fort juste, a nécessité
Quelques petites corrections, mais pas de quoi
s'arracher les cheveux, et grand fut mon émoi
De lire un résumé de cette qualité.

En conséquence de quoi, moi, SPX spécial
Arbitre et auteur de cette campagne intense.
Accorde à son auteur (ça me paraît normal)
La somme conséquente de trente points d'expérience.

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Embrasser son destin

Message par Gildor le Dim 23 Avr 2017 - 12:10

Jour 9

Une fièvre me clouant au lit le lendemain matin, je ne pus me joindre à mes compagnons lorsqu’ils se rendirent chez l’un de deux seigneurs locaux, [Sire Enguerrant de Beaumont]. D’après nos hôtes, nous étions à la frontière entre son domaine et celui de [Sire Laustic], fiancé de [Dame Agnès].

Lorsqu’ils revinrent quelques heures plus tard, ils n’avaient malheureusement pas eu la main heureuse : [Sire Beaumont] s’était contenté d’accuser [Sire Laustic] de machination, alors qu’il était évident, vu les circonstances des plus étranges, qu’un troisième joueur était à l’œuvre. De plus, ils avaient retrouvé la robe de la pauvrette servant d’épouvantail. Mais ce fut une nouvelle impasse : le paysan s’occupant du champ avait été massacré dans sa maison.

Comme j’allais mieux, je décidai de rejoindre la troupe pour un plan quelque peu hasardeux : trouver les herrimaults cités par [Sire Beaumont]. Ce ne fut pas sans un détour pour examiner la malheureuse victime des ravisseurs et le résultat en fut des plus perturbants : non seulement tout indiquait qu’il avait été frappé d’un seul coup, l’éventrant d’une manière allant au-delà de la force humaine, mais en plus nous tirâmes de sa terrible blessure un morceau d’acier, sans doute détaché de l’arme du tueur.



Et [Magnar] poussa un cri de total stupéfaction : en tant qu’ingénieur nain, il était capable d’identifier n’importe quel alliage d’un simple regard. Et là, il n’y parvenait pas. Il était formel : ce métal n’existait pas.

Pour reprendre au sujet des herrimaults, une petite précision pour ceux qui ne seraient pas familiers de la Bretonnie. Il s’agit de hors-la-loi, généralement des paysans,  qui ont décidé de lutter contre les injustices de leur société féodale. Sans surprise, ils sont considérés par la noblesse comme de vulgaires brigands gibier de potence, et des héros par la paysannerie.

Laissant Magnar, Nyara, Galolix et Eldril au village (je leur avais dit que la bière me semblait douteuse !)

Cette fois-ci [Poilu], fidèle compagnon canin de [Solveig], se montra fort utile en relevant les traces d’humains. Suivant un cours d’eau (j’aurais dû y penser, tout le monde a besoin d’eau !), nous nous enfonçâmes au plus profond de la forêt avoisinante. Et c’est quelques heures plus tard que nous localisâmes le camp des herrimaults.



Protégées à la fois par ma bure d’initiée et mon sexe, je servis d’ambassadrice pour éviter toute réaction violente à l’égard de [Sire Charles] et nous fûmes facilement introduit auprès de leur chef, un Sans-Visage au surnom de "Tetêmbois".



Une nouvelle fois, un mot de présentation : Sans-Visage est le terme générique utilisé par tous les chefs des cellules locales d’herrimaults. En permanence masqués même de leurs propres hommes, ils évitent ainsi en cas de capture de pouvoir être dénoncé. On notera une organisation remarquable à l’intérieur de chaque cellule, ne se réunissant au complet que rarement et restant cachée dans le reste de la population.

Afin de briser la glace, Bowen se porta volontaire pour faire le déjeuner. J’étais avec lui depuis assez longtemps pour savoir qu’il faisait honneur à la réputation des halflings, mais là force m’est de constater que le résultat tenait plus du miracle que de la compétence !

Voyant nos hôtes de meilleures dispositions, nous leur demandâmes s’ils avaient vu une jeune fille se faire emporter par une troupe. Hélas, ce fut un coup d’épée dans l’eau. Néanmoins ils avaient repéré des mouvements suspects dans le vieux tumulus abandonné, près d’ici. Superstitieux, ils n’avaient osé s’approcher.

Il était temps aux vaillants héros de mériter leur titre !

Arrivés sur place, c’est avec une désagréable surprise que nous repérâmes deux hommes-bêtes gardant l’entrée. L’arc de [Solveig] chanta et [Bowen] incanta… Et les deux monstres tombèrent de manière instantanée.

[Sire Charles] chargea à l’intérieur, coupant en deux l’un des occupants resté seul dans la salle centrale. Il était seul, et je pris quelques secondes pour balayer du regard à la recherche d’autres éventuels opposants. Quelques petites salles annexes, dont deux solidement barrées. Une double porte nous faisait face, où l’un pouvait entendre une forte agitation. Et mon sang se glaça lorsque mon regard sur l’ennemi à terre. Ce n’était pas un homme bête, mais un humain hideusement déformés par la maladie. Ceci et les marques de sa bure souillée ne laissait aucune place au doute : des adeptes du mille fois maudit Nurgle !



Un voile rouge obscurcit ma vision. C’était eux, les responsables de tant de souffrance, les Ennemis de la vie. Eux qui ont éradiqué le village de mon enfance ! J’entendis un hurlement inhumain et avant même de réaliser qu’il jaillissait de ma gorge, je me précipitai à la rencontre du reste des cultistes jaillissant tels des cafards des portes enfin ouvertes.

Heureusement, ils n’étaient qu’une poignée. J’avoue ne pas avoir de souvenir clair du combat, vu l’état de mes nerfs. Ces déchets de l’humanité écrasés, nous pûmes explorer leur cache, non sans que j’avertisse mes compagnons de ne rien toucher avec leurs mains et de se couvrir le visage avec un linge humide. Il était hors de question que l’un de nous soit contaminé et répande un fléau qui décimerait la population plus sûrement que des sauterelles s’abattant sur un champ. Hélas, la curiosité culinaire de [Bowen] l’emporta et il ne put se retenir de renifler la mixture dans le chaudron trônant au milieu de la salle.

Le bruit et l’odeur caractéristiques d’un accident scatologique se répandit dans toute la salle et, rouge écarlate de confusion, [Bowen] dut se retirer dehors pour tenter de sauver le peu de dignité qui lui restait ! Cet évènement calmant nos nerfs, nous pûmes reprendre nos investigations.

Il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait là d’un tumulus ancien vestige d’une civilisation aujourd’hui disparue. Hélas, les nouveaux occupants avaient prélevés leur tribut et rien ne pouvait rester pour mes confrères historiens.

L’une des cellules barrées retenait un prisonnier, ex-futur sacrifié. Fort reconnaissait, le pauvre homme nous appris qu’il avait surpris une conversation fort intéressante entre les cultistes et leur chef, [Sire Beaumont] ! Damnation, une nouvelle félonie s’était abattue sur la noblesse bretonne. Le visage sombre, [Sire Charles] reprit les recherches, dévoilant leur hideux autel derrière les doubles portes. Composé d’un amas de chairs putrides, surmonté d’une flamme verte et huileuse, sa nature ignoble dépassait notre simple compréhension humaine. Hors de question de même pénétrer dans cette pièce !

Enfin, une surprise nous attendait dans la dernière cellule barrée. Un squelette animé nous y attendait, s’élançant vers l’autel dès que nous l’eûmes imprudemment libéré !



Avec le recul, je pense qu’il s’agissait du gardien initial de ce lieu, enfermé par les cultistes qui n’avaient pu le vaincre. Ne prenant aucun risque, nous préférâmes l’achever avant que sa vengeance ne se retourne contre nous.

Une fois sortis du tumulus, nous y jetâmes quelques torches afin d’être surs de réduire à néant tout foyer de propagation et je me fis un devoir d’examiner intégralement mes compagnons et le paysan à la recherche du moindre indice révélateur de maladie destructrice. Fort heureusement, à part sa dignité, la curiosité de [Bowen] ne lui avait coûté qu’une diarrhée sanguinolente. Il allait passer trois jours peu enviable, mais vu les circonstances, c’était plutôt bénin.

Un mot sur mon comportement avant d’aller plus en avant vers [Sire Beaumont] : oui vous aviez bien lu. Moi, une shalléenne, ai bien tenté de tuer de mes mains des cultistes, êtres certes dévoyés mais vivants. Et bien apprenez que même Shallya fait des exceptions : face à la déchéance putride du Grand Immonde ennemi de la vie, notre juste colère prend le pas sur notre compassion naturelle.

Ces indispensables précautions prises, c’est sans attendre que [Sire Charles] s’élança afin de faire justice. Arrivés au château du seigneur dévoyé, les serviteurs nous orientèrent vers la chapelle où s’était enfermé leur maitre dès notre départ. [Sire Charles] en tête, nous ouvrîmes d’un coup les portes, découvrant un odieux blasphème. Tenant un grimoire putride, [Sire Beaumont] en appelait à son vrai seigneur et  le vitrail habituel de la Dame commençait à se déformer !

Mue par la prémonition que nous n’allions pas aimer ce qui allait en sortir, j’empoignai un chandelier et le lança dans la parure profanée. Se mêlant au fracas de verre brisé, le hurlement de dépit de l’apostat fut des plus réjouissants. Et c’est sans pitié que mes compagnons réglèrent définitivement le problème.

Quelques heures plus tard, [Sir Laustic] arriva pour assurer l’intérim du domaine en attendant que soit nommé le successeur.



Hélas, même si nous avions rendu grand service, nous n’avions pas progressé dans notre recherche de [Dame Agnès] et c’est pitoyablement que nous en présentâmes nos regrets à son fiancé. Celui-ci nous répondit alors que jamais il n’avait jamais entendu parler de cette dame.

Des mensonges, un enlèvement surnaturel ne laissant aucune trace ou si évidente qu’elles semblaient être mises là à dessin… [Sire Rentier] nous devait une explication. Mais il nous fallait d’abord retourner à Grislac récupérer le reste de notre compagnie et [Abydos].

En vue des maisons, une sinistre fumée nous laissait envisager le pire. Nous précipitant l’angoisse aux tripes, nous ne pûmes que découvrirent un effroyable carnage. Tous les habitants gisaient massacrés et vu les empreintes et la disposition des corps, ils étaient les victimes d’une troupe de cavaliers qui, leur forfaiture accomplie, s’étaient retirés non sans brûler leurs maigres possessions. Etait-ce la vengeance d’Orques chevauchant des hagranyms ?

Mais [Abydos] et nos compagnons ne figuraient pas parmi les victimes : nous  retrouvâmes ces derniers à l’écart, endormis. De manière incompréhensible, ils reposaient en milieu d’un disque de végétation luxuriante où l’herbe et les fleurs étaient anormalement riches. Une piste végétale s’éloignait de la zone, comme si ce qui avait provoqué ce phénomène ne pouvait le contenir.

Cela évoqua un lointain souvenir de mon noviciat, lorsque [Romulus] me prodiguait ses cours sur les Seigneurs du Chaos : Aekold le Miraculeux, champion de Tzeentch, dont l’étrange particularité était de recréer la vie sur son passage. La tête me tournait. Le Seigneur du Changement se mêlait aussi à la partie ! Et, alors que je tentais de reprendre pied avec la réalité, j’aperçu à la lisière de la forêt à lapin me faisant signe de le suivre.

Ce fut comme si j’ouvrais une porte qui m’avait jusqu’ici été refusée. Mon esprit avait-il enfin cédé sous la pression ? Un calme inspirée par ma déesse m’enveloppa et je me mis en marche rejoindre mon amie. Les autres tentèrent bien de m’arrêter, mais je les rassurai et entra dans la cavité où j’avais vu disparaître [Alfie].

Sa voix était tout juste reconnaissable et je vis dans l’ombre qu’elle avait certes repris sa forme de lapin humanoïde, mais très déformé. Il faut croire que notre réalité ne lui convenait pas. Envoyée par Slaanesh ému de notre amitié, elle était venue me conter ce qui s’était passé.

Ce n’était pas des Orques, mais une troupe de guerriers arborant un tabard au cœur sanglant qui avait massacré tout le village, ainsi que nos amis. Seul fut épargné [Abydos], emporté comme prisonnier. Les massacreurs partis, Aekold apparu et ressuscita uniquement nos compagnons avant de repartir.

Tzeentch, Slaanesh, la Prophétie annonçant ces gens aux pouvoirs terrifiants… Et pourtant je ne ressentais plus aucune peur en moi. La pauvre petite chose persuadée d’être un misérable pion broyé entre les mains de la Destinée n’était plus. Shallya soit mille fois bénie, il n’y avait plus qu’en moi une implacable certitude : puisque mon destin était tracé, alors il me fallait l’embrasser ! Et puisse ma déesse me permettre d’apporter Sa parole sur le champ de bataille de cette guerre où allait se jouer le sort de notre monde.


Dernière édition par Gildor le Sam 20 Mai 2017 - 19:59, édité 1 fois

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Dim 23 Avr 2017 - 22:36

Nous verrons si l'implacable certitude ne fera pas éclater sous son poids la pauvre petite chose... en attendant, trente points d'expérience viennent se rajouter au total des points de l'initiée Hoffnung.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par Phoboros le Mer 26 Avr 2017 - 13:16

Journal de Charles Clairelame :


Le lendemain, nos compagnons restés au village
Avaient récupéré, et étaient déterminés à se venger.
Nous apprîmes l’identité du responsable de ce massacre, mais il était plus sage
De nous rendre en premier lieu au domaine Rentier, dont le seigneur devait s’expliquer.

Arrivés au lieu-dit, nous posâmes à Sire Auguste quelques questions
Qui eurent raison de sa sérénité, c’était flagrant.
Ainsi, durant le repas, sentant sans nul doute nos soupçons,
Celui-ci passa aux aveux : il était tenu à la gorge par Gildas Cœur-de-Sang.

Ce seigneur à la terrible réputation avait enlevé Agnès Rentier
Et écrasé son frère Séverin, lorsqu’il tenta de la secourir.
De plus, ce félon était responsable du charnier
De Grislac ; nous échafaudâmes un plan pour le punir.

Nous nous rendîmes au château de Grasgar, demeure du Duc Taubert,
Afin de lui apporter des preuves contre Cœur-de-Sang.
Son représentant nous reçut, et décida de se rendre sur les terres
Dudit seigneur, car ce n’était pas la première fois qu’il se montrait envahissant.

Passant par Couronne, j’effectuai des recherches pendant quelques heures
Sur le nom d’Abydos, son sens véritable.
Je trouvai alors, avec Sœur Judy, un texte de Ludwig Steiner
Parlant d’une expédition, menée par Hallbjörn, au destin épouvantable.

Le représentant du Duc et nous continuâmes alors jusqu’au château
De Gildas Cœur-de-Sang, où nous le sommâmes de nous laisser entrer.
Son intendant se présenta à nous, et, nous regardant de haut
Déclara qu’on nous ouvrirait seulement lorsque l’Exécuteur j’aurais affronté.

Perdant alors subitement, quelle horreur de le raconter,
Mon courage, ma rage, le feu qui anime mon cœur,
Je refusai le combat qui m’était proposé.
Quelle couardise, quel déshonneur ! Ce souvenir est pour moi un malheur.

Une nuit passa, durant laquelle l’ennemi nous envoya un doigt d’Agnès.
D’autres morceaux suivraient si le duel n’était pas accepté.
Alors, le lendemain matin, frère Galolix, pour que cela cesse
Et pour se venger, décida de me remplacer.

L’Exécuteur vint alors, colosse inhumain.
Le combat commença, frère Galolix faiblissait.
Mais finalement, au prix d’un intense effort, il parvint
À vaincre ce monstre. Je tressaillis alors que le visage du vaincu se dévoilait.

Gildas, le félon, avait pris le cadavre de mon père
Pour achever cette horrible et morbide création.
Aveuglé par la fureur, j’achevai cette horreur de chairs.
« Mon fils… fier de vous » fut son ultime déclaration.

Volontairement sourd, n’écoutant plus que ma rage,
Je pris part au combat qui venait d’éclater.
Je me taillai un chemin jusqu’à l’auteur de l’horrible outrage
Fait à mon père. Je devais le venger.

Défonçant les portes de la salle des banquets,
Je trouvai Agnès Rentier attachée, non loin d’elle se tenait l’horrible sorcier.
Celui-ci déclama sans gène d’infâmes blasphèmes. Je le chargeai
Mais ma lame vint se planter dans son trône, sans le blesser.

C’est alors que je constatai, impuissant,
Que le traître n’était présent que par le biais d’une image éthérée.
Et ainsi disparut la voix de Gildas Cœur-de-Sang.
Je perçus alors un petit cube à mes pieds, émettant une étrange sonorité.

Voyant que Nyara avait libéré Agnès Rentier, je leur criai de sortir hâtivement
De la pièce, car je doutais des conséquences de ce que j’allais faire.
Alors j’abattis sur le cube troué mon épée violemment.
Celui-ci explosa, et la douleur me fit taire.

Après de longues secondes, je me relevai
Et retrouvai mes compagnons dans le hall d’entrée.
Ceux-ci m’expliquèrent alors qu’Auguste Rentier se révélait
Être lui aussi un nécromancien, un abject sorcier.

Ce secret, c’est Agnès, ou plutôt Anya, qui le leur avait révélé.
En effet, celle-ci avait été rendue démente par son père, nécromancien lui aussi,
Et nous expliqua que son oncle comptait lever sa propre armée
De non-morts, grâce à une autre machine de sorcellerie.

Ainsi nous nous apprêtâmes à retourner chez Auguste Rentier,
Il avait à répondre de ses actes.
De plus, j’avais mes propres questions à lui poser,
Par rapport à mon père, s’ils avaient réellement eu des contacts.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Mer 26 Avr 2017 - 22:50

Et un jalon de plus sur ce parcours infâme
Sur lequel nos héros risquent de perdre l'âme.
Sire Charles Clairelame a doublement besoin
De restaurer l'honneur de son nom, si bien
Qu'il devra alimenter sa flamme deux fois plus
Les occasions ne manqueront point à venir.
Beau récit, bien écrit, ma foi, et pour finir,
J'accorde à ShadowLord trente PX en plus.

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Assaut sur le domaine Coeur-de-sang

Message par Gildor le Dim 21 Mai 2017 - 11:31

Jour 10
Nos compagnons réveillés et les malheureux villageois inhumés avec les derniers sacrements, nous reprîmes la route vers le domaine [Rentier]. Comme nous ignorions encore les raisons de son mensonge, nous avions décidé d’y aller en douceur avec [Sir Auguste] en le convaincant de nous avouer la vérité. Ce fut plutôt facile : face à ses contradictions avec la version de [Sir Laustic] et encouragé par un petit sermon de ma part sur le pardon, il joua d’abord la vertu blessée avant de craquer.

Il nous raconta que sa nièce avait en vérité été enlevée par un seigneur violent aux dents longues, [Sir Gildas Cœur-de-Sang]. Celui-ci voulait provoquer un conflit entre les seigneurs [Laustic] et [Beaumont] pour pouvoir s’approprier leurs terres.

Un tel acte était évidemment à l’encontre de la Paix Royale, mais il était hors de question pour [Sir Rentier] de témoigner sous peine de voir sa nièce exécutée. Qu’à cela ne tienne, nous n’en avions pas besoin : une recherche rapide dans les documents héraldiques nous confirma que ce nom n’était pas une coïncidence avec l’armoirie des massacreurs de Grislac ! Et nos compagnons restés sur place mirent en corrélation la taille gigantesque du chef avec l’Exécuteur, sinistre âme damnée de [Sir Gildas]. Il n’était donc point besoin d’accuser le félon de rapt, mais d’avoir violé la Paix Royale par la destruction du village.

Mais deux détails m’ennuyaient : même si cette agression pouvait faire augmenter la température entre les deux seigneurs, l’enlèvement d’[Abydos] montrait qu’elle n’en était pas le seul but. [Sir Gildas] faisait-il lui aussi parti de ce jeu cosmique ? Et pourquoi avoir imprudemment abordé son tabard ?

Le reste des évènements pris plusieurs jours, la situation se compliquant par le fait que l’agresseur et l’agressé ne sont pas du même duché. Avis au lecteur juriste, qu’il prenne des notes. D’abord, plainte au duc Taubert, responsable du village de [Grislac] avec témoignage de nos compagnons « survivants ». Nous partîmes avec son représentant pour voir le roi lui-même. En effet, celui-ci est aussi le duc de Couronne et à ce titre le responsable de [Sir Gildas].

Accompagnés de troupes, nous arrivâmes finalement au domaine [Cœur-de-sang]. Au passage, je profitais des haltes du soir pour donner quelques cours de premiers soins aux soldats. J’avais vu trop de gens mourir faute d’une aide rapide pour laisser passer cette occasion.

Sans surprise, [Sir Gildas] ne daigna même pas apparaître sur les créneaux, refusant l’entrée au héraut royal. Son laquais défia [Sir Charles] en combat singulier contre l’Exécuteur, mais, montrant sa maturité, le chevalier refusa d’entrer dans ce jeu infantile.



Par contre, [Galolix] avait encore sur le cœur sa défaite au village de [Grislac] et accepta le défi. Et cette fois-ci, son dieu eu une lueur d’intelligence en lui évitant une défaite face à toute une armée. L’être s’effondra et son casque roula, dévoilant à notre profonde stupéfaction un visage, bien qu’hideusement déformé par une mort datant d’au moins plusieurs mois, que nous reconnûmes grâce aux peintures du domaine [Clairelame].

Le seigneur [Sir Jehan de Clairelame], père de [Sir Charles].



Avec un terrible mugissement, [Sir Charles] dégaina et s’élança vers le château aux portes grandes ouvertes, suivi des troupes. Bien sûr, je ne les accompagnais pas, mais j’appris plus tard ce qui s’est par la suite passé.

La défense fut symbolique et c’est sans réels soucis que mes compagnons combattants déboulèrent dans les appartements de [Sir Gildas].



Hélas, celui-ci n’était présent que par une image projetée par magie. Voilà qui expliquait la facilité de la prise du château : parti depuis longtemps, il n’avait pas besoin de gaspiller des ressources. Et avec quelques invectives où il prétendant avoir tout prévu (la preuve, la faillite de son complot et la perte de son domaine…), il cessa ses enfantillages et provoqua une explosion dévastant la pièce. Fort heureusement, mes compagnons ont la peau dure et ce ne fut pour eux qu’une péripétie de plus.

Et les surprises que nous réserva ce maudit manoir furent aussi désagréables qu’horribles ! Une chambre des erreurs avec d’innombrables morceaux de corps profanés et, trônant au milieu de la pièce, une énorme machine fruit d’un esprit nécromantique dérangé. Nous savions maintenant où la dépouille de [Sir Jehan] avait été transformée. Mais ce fut Agnès qui nous réserva la plus grande surprise : la jeune femme fraichement libérée s’avéra être en vérité Anya, fille et sœur d’une famille de nécromanciens défaits quelques temps plus tôt par mes compagnons.



Son esprit n’était pas mauvais, plutôt égaré. Avec une telle influence, on ne saurait l’en blâmer. Elle nous apprit sans difficultés que c’était grâce à ses connaissances que la machine avait été construite. Et accessoirement qu’une autre était toujours présente chez elle au domaine [Rentier].

Par les larmes de Shallya ! [Sir Auguste] nous avait bernés ! Il est lui aussi un funeste serviteur du savoir obscur ! Et les blessures de son neveu avaient fort à propos dissimulé ses traits, empêchant mes compagnons de le reconnaitre ! [Galolix] frémissait d’impatience de confronter le félon afin de lui montrer la justice de Sigmar. Allait-il en laisser quelques morceaux pour la compassion de Shallya ? Je dois avouer qu’après avoir vu le résultat de ces expériences contre-nature, je n’étais pas très encline au pardon.

Mais une donnée supplémentaire me troublait fort : non seulement [Sir Gildas] s’intéressait lui aussi à la prophétie, mais en plus [Sir Charles] avait eu le temps de voir la source de l’explosion avant que celle-ci ne s’active. Il ne s’agissait pas d’un ensemble classique mèche et tonneaux de poudre, mais un simple cube gros comme un dé à coudre.

[Sir Gildas] avait-il accès aux mystérieux artefacts de l’ancien monde ?

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Lun 22 Mai 2017 - 9:23

Trente points d'expérience supplémentaires pour ces éclaircissements salutaires.

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Réflexions

Message par Gildor le Ven 16 Juin 2017 - 23:22

Jour 11

La Justice Royale avait été rendue. [Sire Gildas], malgré ses infantiles prétentions de supériorité, était en fuite. Et ses funestes expériences sur [Sire Jehan] donnaient au roi un nouvel éclairage. Certes, ce n’était pas une preuve formelle pour le sacrilège commis, mais au pire il y avait maintenant une officielle suspicion qui pourrait, à terme, redorer le nom des [Clairelame].

Alors que nous étions en route pour le domaine [Rentier] pour clore définitivement ce chapitre, nous profitâmes des haltes pour tenter de mettre à plat les derniers éléments.

Mes propres visions annonçaient l’arrivée d’êtres puissants et hostiles. Et même, vu ma cicatrice et celle de [Bowen], seraient-ils déjà là ? Et si ces êtres et les Anciens ne faisaient qu’un ? Et s’ils étaient de retour pour reconquérir leur monde ? Mais alors, vu leur puissance dont nous n’avons qu’un vague aperçu à travers leurs artefacts, pourquoi se cacher, pourquoi ne pas directement prendre le pouvoir par la force ?

[Magnar] demanda alors à voir l’épée ancestrale des [Clairelame] et confirma ce qu’il avait entr’aperçu durant les combats : sa lame était de ce même métal inconnu trouvé dans le corps du paysan.

Nous avions supposé que cette ignorance de [Magnar] démontrait une origine supérieure, d’où la déduction qu’il venait des forges des Anciens. Mais cela soulevait beaucoup de questions.

Je n’avais pas parlé à mes compagnons de mes visions et ne comptais pas encore le faire. Mais je compris alors quels étaient ces bâtons de fer : lorsque vous avez accès à une technologie supérieure, vos armes y sont adaptées. Et donc, au même titre qu’un fusil ne ressemble pas à un arc, leurs armes ne ressembleront pas aux nôtres.

Or, voilà une épée forgée par les Anciens. Pourquoi s’étaient-ils ainsi adaptés au visuel de notre technologie ? Pourquoi fabriquer une arme destinée aux nouvelles races ? Et a-t-elle été perdue, ou était-elle dès le départ destinée aux [Clairelame] ? Est-ce le seul exemplaire, ou y en a-t-il pour toute une garnison ?

Mais puisque nous avions maintenant un artefact à portée de main, il était temps de faire quelques investigations. Mes lecteurs de science apprécieront.

[Sire Charles] nous décrivit ce qui se passait lorsqu’il la saisissait : les points faibles de ses adversaires apparaissaient en surbrillance, lui permettant une frappe plus efficace. De plus, lorsqu’il avait saisi l’épée pour la première fois, une voix annonçant son accord à être prise avait résonné dans sa tête. Plusieurs d’entre nous tentèrent alors de la saisir, mais en vain : elle paraissait peser des tonnes !

J’en tirai les conclusions suivantes :
- Vu l’impossibilité à d’autres, même amicaux, de la saisir, cette lame est belle et bien faite pour les [Clairelame]. A l’occasion, il faudrait essayer avec d’autres membres de sa famille.
- Elle est en communication avec son porteur, puisque la surbrillance n’apparait qu’avec les ennemis de celui-ci.
- Que ce soit au travers des yeux du porteur ou par ses propres moyens, elle perçoit assez l’environnement pour analyser les ennemis.
- Elle est aussi capable d’entrer en communication avec d’autres personnes, même si c’est simplement pour persuader qu’elle est trop lourde pour être soulevée.

Ce dernier point est une simple déduction : si elle avait la capacité de changer son poids pour que même [Magnar] ne puisse la soulever, elle se serait enfoncée dans la terre telle les roues d’un chariot !

Sa capacité d’analyse des ennemis, quels qu’ils soient, me donne à penser qu’elle doit être raccordée aux vents magiques pour y puiser ses informations. A moins qu’il ne soit déjà inscrit en elle toutes les bêtes existantes.

Concernant [Abydos], hélas toujours disparu dans les griffes de [Sir Gildas], nos informations étaient des plus limitées : il était lui aussi mêlé à la prophétie et, on ne sait comment, [Sire Gildas] l’a appris. Vu qu’il a été enlevé peu de temps après notre rencontre, je soupçonne que nous étions suivis par ses sbires.
Mes recherches à Couronne nous avaient quand même laissé une piste : un rapport d’une expédition en Terres du Sud dont les trois seuls survivants répétaient aussi le nom d’[Abydos]. Il me fallait les trouver pour les interroger. Le nom du pourvoyeur ne m’était pas inconnu : [Ludwig Steiner], l’ami du [frère Romulus] ! Il faut croire qu’une de ses pistes pour trouver le savoir des Anciens était bonne.

Hélas, tout ceci amenait plus de questions que de réponses. Peut-être est-ce cela le vrai poids de la science : une réponse apportant dix questions.

Pour ce qui est de l’arrestation des [Rentier], ce fut hélas un demi-échec. J’espérais que [Sire Charles] puisse l’arrêter par surprise, mais [Sire Auguste] et son neveu nous attendaient de pied ferme.



Vu qu’ils savaient que nous découvririons la vérité avec la prise du château de [Sire Gildas], je me demande pourquoi ils n’ont pas pris la fuite. Simple bêtise sans doute.

Je tentai bien de sensibiliser ses quelques gardes à sauver leur âme en reniant leur maître, en vain. Comment pouvaient-ils envisager une seconde de pouvoir tenir face à mes compagnons ? Ce n’est pas comme s’ils ignoraient leurs précédents exploits !

Au moins, nous avons pu mettre fin définitivement à leurs agissements.

Nous ne pouvions nous permettre de reprendre immédiatement la route, étant donné que la nuit était tombée, et la forêt environnante toujours aussi peu rassurante. Aussi, nous décidâmes de nous établir pour la nuit, en gardant nos précautions, bien évidemment.

Le lendemain, nous fûmes surpris de voir que toute une armée entourait le manoir Rentier. Le félon n’y aurait point coupé de toute façon. Nous pûmes voir un blason en particulier.



[Sire Clairelame] reconnut le blason de [Sire Taubert de l’Anguille], le Duc de l’Anguille. Et ce fut celui-ci qui vint nous trouver, accompagné de sa garde.



Le Duc avait la réputation d’être un ancien marin, qui n’était pas enclin à plaisanter pour un oui ou pour un non. Il demanda à notre groupe ce que nous faisions en ces lieux. Nous lui répondîmes avec sobriété et honnêteté. Dans la cave, ses troupes trouvèrent une autre machine, comme celle chez [Gildas Cœur-de-Sang].



[Frère Galolix] maudit trois fois la construction, et nous expliqua qu’il avait effectivement déjà vu cet appareil dans le manoir des parents d’[Agnès] et [Séverin], les [Vonreuter], installés dans un recoin isolé de l’Empire. [Séverin], de son vrai nom [Sothelin], avait bien amené la machine ici, et [Gildas] avait voulu la récupérer pour lui. Quant à savoir comment le père [Vonreuter] avait mis la main sur cette abomination, cela demeurera à jamais un mystère…

Le Duc nous expliqua alors la situation : [Sa Majesté Louen Cœur de Lion] avait entendu parler de cette sombre histoire chez [Cœur-de-Sang]. Moitié pour pouvoir enquêter discrètement de son côté, moitié pour nous éloigner le temps que les choses se tassassent – la réputation de [Sire Charles] en avait pris un coup, depuis son refus de se battre en duel, le Roy nous mandait donc auprès du [Duc Adélard de Lyonesse], pour l’aider à régler son problème personnel. Cela ne pouvait de toute façon qu’être bénéfique pour tout le monde.

Le [Duc Taubert] nous confia une lettre portant le sceau du Roy. Nous fîmes un détour par le domaine [Clairelame], le temps de faire les adieux et de nous préparer, puis nous partîmes vers l’ouest, et le Duché de Lyonesse.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par Phoboros le Jeu 22 Juin 2017 - 18:27

Journal de Charles Clairelame :


Je fus donc, par le Roy, envoyé en mission
Au Lyonesse, où un abject malfrat enchaînait les méfaits.
Et, alors que nous étions proches de notre destination,
Nous dûmes longer une rivière, en passant à travers une forêt.

Nous entendîmes alors les innocents cris d'un nourrisson,
Fragile créature laissée dans un panier descendant la rivière.
Nous approchâmes l'enfant, puis constatâmes avec consternation
Que le malheureux était touché par le Chaos. Que devions-nous en faire ?



Nous décidâmes, après discussion, de le prendre avec nous le temps
De trouver un temple Shalléen qui saurait le protéger.
Cela me soulageait, car je voyais en cet enfant
Un sombre reflet de la malédiction dont je venais de me séparer.

Nous continuâmes de longer la rivière jusqu'à trouver un village
Du nom de Tibourg, où nous achetâmes une chèvre pour nourrir le bébé.
Reprenant notre chemin, contourner le village nous parut plus sage.
Nous fûmes alors interceptés par trois cavaliers aux blasons voilés.



Ceux-ci souhaitaient s'emparer de notre protégé,
Ils étaient informés de sa mutation.
Mais devant notre refus catégorique, ils tirèrent leurs épées,
Et ainsi débuta la confrontation.

Nos trois opposants étaient bien équipés, mais pas bons chevaliers,
Ainsi nous les défîmes prestement, forçant leur reddition.
Nous confisquâmes leurs montures, et avant de les relâcher,
Ils furent soumis à quelques questions.

Les trois cavaliers venaient d'un petit domaine, non loin du Moussillon,
Où ils avaient été abordés par un mystérieux homme.
Celui-ci leur avait commandé de s'emparer du nourrisson
Et de le lui remettre, discrètement, en échange d'une généreuse somme.

Sans autre interruption, nous arrivâmes bientôt à la capitale ducale,
Lyonesse, où nous trouvâmes un temple de la déesse Shallya.
Sœur Judy y entra, et put y remettre l'enfant aux marques du Mal,
Nous permettant, en le sauvant, de nous recentrer sur ce pourquoi nous étions là.



Nous fûmes reçus par le Duc Adélard, qui n'était pas de bonne humeur,
À cause de Guido le Beau, le voleur et meurtrier sévissant dans la région.
Et même si de beaucoup trop de méfaits on l'accusait d'être l'auteur,
C'était un meurtrier, ainsi nous commençâmes nos investigations.

Nous procédâmes en premier lieu à l'interrogation d'une dame de compagnie
De la duchesse, dont le précieux collier avait récemment été dérobé.
Elle avait aperçu le Beau alors qu'il commettait son délit,
Mais nous obtînmes pour seul indice que son surnom n'était pas mérité.

Sans plus d'indices, nous gagnâmes la sortie de la cité,
Le Moussillon, duché maudit, étant la localisation supposée du forban.
Mais nous fûmes soudainement arrêtés par un inconnu cavalier,
Dont l'identité sera révélée, mais laissons-nous ici pour l'instant.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Ven 23 Juin 2017 - 22:10

Deux nouveaux résumés, deux nouveaux jalons
Vers le Grand Inconnu et ses troublants mystères.
Qu'arrivera-t-il derrière le Cordon Sanitaire ?
Pour vous deux, trente PX chacun. Pour le groupe, nous verrons.

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Enfant et mutations

Message par Gildor le Sam 23 Sep 2017 - 22:35

Jour 12

Selon les critères arriérés de la Bretonnie, notre chevalier s’était donc rendu coupable de couardise en refusant un duel qu’il n‘avait pourtant aucun intérêt à relever. Note pour mes futurs lecteurs qui auraient des problèmes légaux chez nos voisins : si vous ou votre champion êtes doué à l’épée, défiez votre accusateur. Si vous vous en sortez vivant, ce sera la preuve irréfutable de votre innocence !

Afin de récupérer son honneur, [Sire Charles] devait se soumettre à une mission que lui donnera le duc Adélard, seigneur du duché de Lyonesse. Il fallait donc qu’il s’y rende sur le champ. Déesse, donne-moi Ta patience ! Nous n’avions pas le temps de faire leurs courses ! Ne nous laisseront-ils jamais en paix avec leur tortueux sens de l’honneur ? Hélas, [Sir Charles] devait se soumettre et une fois encore nous devions mettre de côté nos recherches sur la prophétie.

De plus, alors que j’attendais de meilleures conditions pour opérer la mutation de [Sir Charles], nous  fûmes soumis à un examen au cours duquel elle allait être révélée ! Heureusement, je m’arrangeai pour passer en première et pus avertir l’examinatrice de son état. Elle accepta de ne pas dénoncer le chevalier, mais à la condition que je l’opère immédiatement. Il a donc fallu que je m’exécute. Shallya soit louée, tout se passa parfaitement bien et c’est libéré de ce fardeau que nous pûmes reprendre la route.

Deux jours de voyage plus tard, nous passions en aval d’un village traversé par une rivière. Alors que nous le lit faisait un coude, nous entendîmes les vagissements caractéristiques d’un nourrisson sortant des proches roseaux. Nous l’y trouvâmes presqu’aussitôt : un malheureux bébé abandonné dans les flots. Et Shallya lui vienne en aide, la raison de ce geste inhumain était des plus évidente : peau duveteuse, langue fourchue. Cet enfant était marqué par le Chaos. Aujourd’hui, je loue Shallya que notre compagnon [Garolix] ne fût pas présent : jamais un prêtre de Sigmar n’aurait permis que cet innocent puisse vivre.

Nous avions maintenant un problème : qu’en faire ? Il fallait d’abord tenter d’apprendre d’où il venait. Il semblait évident qu’il avait été abandonné dans le village en amont, mais il était possible qu’il vînt de plus haut encore et sa présence pouvait être issu d’un drame pire que le simple abandon. J’attachai le nourrisson dans mon dos, le gardant dissimulé sous les linges. Je comptais sur ma robe d’initiée comme protection : qui imaginerait une servante de Shallya protégeant un enfant maudit ?

Contournant le village, nous avions rejoint la rivière quand un galop raisonna derrière nous, annonçant trois malandrins qui stoppèrent à notre niveau. Leurs questions pressantes ne laissaient aucun doute : ils venaient du village et voulaient l’enfant. Mes dénégations ne servirent à rien et ils passèrent à l’attaque. Les fous ! Comment pouvaient-ils imaginer avoir la moindre chance face à un groupe comptant un chevalier ?

L’un d’eux me saisit par le bras pour m’arracher l’enfant, mais celui-ci était solidement attaché. Je parvins à me dégager et fis faire une embardée à ma monture, comptant sur mes compagnons pour lui barrer la route. Pendant cette échauffourée, les deux autres occupèrent [Sir Charles]. Celui-ci était manifestement préoccupé par les derniers évènements et ne parvenait pas à se concentrer sur le combat. Heureusement, les explosions lumineuses de Bowen alliées aux flèches de Solveig permirent de les tenir à distance de l’enfant.

Finalement, [Sir Charles] parvint à trouver une ouverture et quelques assauts plus tard, le dernier spadassin comprit la situation se rendît. Son interrogatoire donna de troublantes réponses : ils ne voulaient pas tuer l’enfant, mais seulement l’amener à son employeur. Quel funeste projet pouvait cacher une telle  requête ? Hélas, il nous fallait bien admettre que notre faible puissance de frappe ne nous permettait pas de pousser l’enquête. C’est donc le cœur angoissé, priant Shallya de protéger les innocents, que nous reprîmes la route  vers le Lyonesse.

Ce faisant, la question de l’avenir de l’enfant était préoccupante. Je ne voyais que deux possibilités : ou bien le garder avec moi et risquer le bûcher dans la moindre agglomération où nous ferons halte, ou bien lui trouver des protecteurs. Et là, je pris le risque de faire confiance à ma congrégation. En effet, Shallya étant compassion, il me paraissait très probable qu’un tel cas était déjà arrivé. Il devait exister des réseaux connus seulement des plus dévoués permettant de cacher les mutants innocents du reste de monde.

Quelques jours plus tard, une chèvre achetée au premier village s’étant ajoutée à notre équipée, nous arrivâmes à Lyonesse. Je me rendis au temple de ma Déesse demander un entretient immédiat à la Mère locale. Afin que mes compagnons ne soient pas impliqués, j’y allais accompagnée de seulement la chèvre et l’enfant. Ce ne fut pas agréable, je ressentis fortement l’hostilité de ma supérieure. Comme si seul son devoir envers notre Déesse la poussait à ne pas immédiatement jeter le nourrisson aux sigmarites. Puisse Shallya lui apporter la compassion. Je lui laissai la chèvre et les quelques dizaines de pièces d’or que j’avais accumulées, assurée qu’elle allait malgré son aversion remplir sa mission et confier l’enfant à l’une de nos caches.

C’est avec tristesse que je dus me séparer de lui. Je ne le reverrai sans doute jamais et ignorerai toujours s’il réussira à avoir une vie heureuse. Puisse Shallya le protéger.
Enfin reçu par le duc Adélard, [Sire Charles] apprit qu’un malandrin surnommé Guido le Beau commençait à avoir une sacré réputation. Rendez-vous compte, il s’attaquait directement à la noblesse, volant or et bijoux. Je reconnais que sa méthode n’est maligne qu’à première vue : certes, il vaut mieux prendre l’argent là où il est, mais dans ce cas il faut le faire discrètement, car les nobles ont les moyens de vous mettre la main dessus.

Si en plus vous vous amusez à les défier directement, rajoutant l’humiliation au vol, votre attitude commence à virer au suicidaire. Et c’est précisément la ligne que semble suivre Guido avec le vol d’un collier, bijou personnel d’une dame de compagnie de la duchesse.

Le duc avait alors mis en place des barrages, mais en vain. Il faut dire que sa stratégie fut quelque peu bancale : supputant que personne ne serait assez fou pour aller dans le duché voisin à la sinistre réputation : Moussillon. Et comme il n’a pas été pris, cela laisse peu de possibilité. Bien sûr, il était possible que Guido se terre au fond d’un trou, mais il devait vendre le collier et vu le tapage autour de cette affaire, il avait tout intérêt à filer à la Bretonnie.

Le duc ordonna à [Sir Charles] de se rendre à Moussillon afin de retrouver Guido et le collier. Par acquis de conscience, nous interrogeâmes Dame Augustine, propriétaire du bijou. Sous l’œil vigilant de sa maîtresse, elle nous fit le récit du vol. Réveillée en pleine nuit, elle n’eut que le temps d’apercevoir Guido à la fenêtre  avant que celui-ci ne disparaisse dans la nuit. Mais ce fut suffisant pour voir un visage des plus malfaisants, elle en tremblait encore. Ironiquement, Guido le Beau serait en fait très laid.

On était donc bien loin du voleur romantique charmant ses victimes. Tellement loin que j’eus un soupçon quant à la véracité de ce récit, fait sous le regard inquisiteur de Dame Ismène. Profitant de mon autorité de religieuse, je demandais à examiner Dame Augustine en privé, prétextant un examen médical pour vérifier que Guido n’avait pas profité du sommeil pour voler plus que le collier. Je pus alors interroger Dame Augustine sans qu’elle ait à craindre les conséquences de ses paroles, mais elle confirma belle et bien son précédent récit.

Au temps pour mes intuitions d’investigatrice débutante.

Après ces vérifications indispensables, nous nous apprêtions à partir pour la pire région de la Bretonnie à la recherche d’un bête voleur avec un bête collier alors que nous étions sur une affaire dont pouvait dépendre l’avenir du monde tel que nous le connaissons.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Sam 23 Sep 2017 - 22:39

Et trente PX supplémentaires pour Gildor !

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par Toritsuma le Lun 25 Sep 2017 - 10:34



Bâtard.
Non je ne vous insulte pas noble lecteur.
Il s’agit de ma condition, une sentence de disgrâce que la vie ne cesse de me rappeler ; mon père surtout.
Je me nomme Eloi et n’ose, le plus souvent, y accoler le nom de mon père Gauvain : Méricourt. Ma belle-mère ne n’aime guère plus et le seul réconfort familial vient de ma demi-sœur Camélia. Aussi n’ai-je le plus souvent droit qu’à partager le repas des serviteurs du château et dormir dans la remise de l’intendance.
Trêve de présentation.
Je suis bien plus enclin à vous faire partager la grande aventure dans laquelle ma sœur Camélia me lança, un peu malgré moi.
Cherchant bon parti pour un futur mariage, elle fit la connaissance il y a quelques temps du chevalier Charles Clairelame qui la sauva d’une troupe de Gobelins.
Il n’en fallait pas plus pour qu’elle tombe amoureuse de lui et ne cesse de comploter pour multiplier les occasions de le rencontrer.
Lorsque Charles et ses compagnons quittèrent le domaine de mon père, ma sœur entra dans une phase de mélancolie inquiétante. Je ne m’en inquiétais guère au début, mais… elle dura.
Jouant de mes talents pour me faire discret, j’entendis qu’elle murmurait souvent d’étranges paroles dans son sommeil :

"C'est comme un millier d'yeux,
C'est un cœur sans sommeil,
Le monde a besoin d'eux,
C'est un géant qui rêve."

Qu’était-ce ? Une malédiction jetée par les Gobelins avant que le chevalier ne les occise ? Ma sœur était-elle sensible à l’influence d’une infâme créature lui jetant un sort ?
Malheureusement, rencontrer en Bretonnie des gens compétents pour révéler des significations occultes (si elles existent) n’est pas chose aisée. Et encore, devrais-je le faire en toute discrétion pour ne pas porter préjudice à Camélia.
Le destin fit que quelques semaines plus tard, alors que, ma sœur et moi, nous étions sur la route avec mon père et sa gente, nous eûmes vent de la proximité de notre relais avec la troupe du chevalier Charles et de ses compagnons. La nouvelle secoua ma sœur comme le ferait un soudain coup de tonnerre. Elle fit des pieds et des mains pour que mon père lui fasse porter une invitation à le rencontrer au relais. Mon père chercha quelque chose du regard dans la pièce où il se trouvait, arrêta son regard sur moi, et me confia la tâche de porter cette invitation.
Je trouvai la troupe de Charles Clairelame à trois heures de cheval plus au sud et après un bref échange, Clairelame accepta l’invitation de mon père qui s’étendait aussi à l’ensemble de sa compagnie. J’en profitai pour noter la présence d’une initiée du culte de Shallya, d’une prêtresse de Taal et Rhya (qui me complimenta sur la prestance de mes habits) et d’un représentant des petites-gens : sûrement leur cuisinier.
J’abordai l’initiée de Shallya pendant notre chevauchée vers le nord pour lui révéler les étranges paroles nocturnes de Camélia.
Judy eut des paroles rassurantes. Rien ne l’inquiétait, tout au plus assimilait-elle cela à une chanson connue. J’étais un peu rassuré. Mais il en faudrait peu pour que cette inquiétude revienne si d’autres éléments, moins rassurants, venaient à moi : millier d’yeux… sans sommeil… géant… Une simple chanson vraiment ? Soit. Mais de quelle sorte est la vérité qui la fonde ?
La soirée de retrouvailles au relais fut brève et joyeuse entre Clairelame, mon père, leurs compagnies et tous les voyageurs opportunistes venant profiter des largesses d’un noble chevalier en voyage.
J’observais d’un œil tendre et amusé ma sœur dévorer des yeux le preux chevalier Charles.
Judy profita d’une occasion pour demander des nouvelles de la qualité du sommeil de Camélia, lui donna une tisane et la consigne de m’en donner la recette.
Mais au matin, Charles et sa troupe durent nous quitter. Ses compagnons devant faire route plus au sud vers des terres de sinistres réputations que j’étais bien content de ne pas connaître.
Alors qu’il était sur le point d’éperonner son destrier, Charles fut interrompu par l’irruption de Camélia. Pleine d’entrain, au pied du chevalier monté, elle déclama un discours invraisemblable d’inquiétudes mystiques irrationnelles sur la destination du chevalier, eut égard à la mauvaise réputation des lieux et à une vague prophétie délirante sur la fin du monde connu.
Perplexe, je consultai les ingrédients composants la tisane administrée par Judy le soir auparavant.
Quand je levai la tête, Charles acceptait poliment l’écharpe de soie que ma sœur venait de lui tendre, puis tournait bride avec ses compagnons vers son sinistre voyage.
Ces gens étaient sympathiques, les voir partir vers des terres que seuls les fous masochistes parcouraient me désolait un peu. Ma sœur, elle, restait figée, regardant au loin les chevaux s’éloigner.

Non… pas ça…
Ma sœur se tourna vers moi avec ce regard désemparé qui ne pouvait signifier qu’une seule chose :
« Accompagne-les s’il te plait. »

*Fin de la première partie du résumé d’Eloi*
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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par Toritsuma le Lun 25 Sep 2017 - 14:37

*deuxième partie sur trois du résumé d'Eloi*

Il est des édifices qui ne trompent pas.
C’est ce que je pensais de l’énorme muraille qui protégeait les terres du Lyonesse de celles maudites du Moussillon. Une muraille de huit mètres de haut, avec chemin de ronde et tour de guet dont un exemplaire encadrait la porte où nous nous présentions, Charles, ses compagnons et moi.

Mais qui avait-il donc derrière cette protection ?



Quelque part, une petite voix intérieure, me disait qu’il fallait que je savoure le fait d’être encore du bon côté de la barrière.
Le chevalier Charles Clairelame présenta le laisser-passer, cacheté du sceau du duc Adélard, au capitaine des gardes, Sire Auferic.



Ce dernier nous dévoila que la consigne du duc était de ne nous laisser passer au retour qu’à la condition que nous ramenâmes la tête du célébrissime voleur Guido le Beau, objet de la quête du chevalier et de ses amis. Pas de quoi nous décourager, hélas…
La capitaine nous confia également le fait qu’un individu capuchonné pouvant correspondre à Guido avait franchi naguère la muraille en éliminant le seul garde qui aurait pu le reconnaître.
Personne ne savait donc vraiment à quoi ressemblait ce Guido et nous pourrions aussi bien ramener la tête de n’importe quel ruffian un peu laid en la faisant passer pour celle de Guido.
Notre cuisinier nota également le conseil de faire bouillir toute eau de la région avant de la goûter.
Après une nuit de confort passée dans le baraquement des gardes, nous franchîmes le dernier bastion de civilisation pour pénétrer plus avant vers les terres maudites du Moussillon.

Notes pour ma sœur n°1 : nous arrivâmes au pied des sombres murailles séparant la civilisation des terres assoiffées de sang du Moussillon. Les gardes, fatigués par les assauts répétés des terribles créatures du dehors, ne purent que s’écarter et ouvrir les portes au passage du chevalier Charles Clairelame clamant son nom et portant haut ses couleurs !

Quelque chose me taraudait et j’osai une observation : pourquoi donc s’engager dans une entreprise consistant à rechercher Guido le Beau dans toute une région avec comme seul élément d’enquête le fait qu’il était très laid ? Pourquoi ne pas plutôt lui tendre un piège en région civilisée et l’attraper sur le fait ?

Solveig, la gentille prêtresse de Rhya, fit une remarque sur la connexion de cette idée avec les siennes.
Et ce fut tout.
Devant cette non-réponse, je dus me résigner et accepter qu’il y avait là-dessous d’autres raisons bien plus complexes que la qualité des gens que j’accompagnais ne me donnait pas l’occasion de connaître.
Nos chevaux progressèrent entre des marécages fangeux, exhalant des odeurs fétides et cachant quelques créatures sordides que seul révélaient de soudains remous dans l’eau brune.
Çà et là poussaient des herbes sombres et des buissons malades. Je compatissais avec ma monture à chaque fois que ses sabots pénétraient des flaques noirâtres et que des effluves nauséeuses volaient jusqu’à nous.
Le sentier semblait aboutir à un pauvre village au pied des marais alors qu’une autre voie se dirigeait vers un autre village sur une colline dominante. Nous prîmes le chemin du village des hauteurs.
Nous furent accueillis, au centre de ce hameau de gueux, par deux femmes répugnantes atteintes de diverses difformités.



Celle qui engagea la conversation possédait un doigt majeur à la longueur inquiétante et s’en servait, entre autre, pour vider les entrailles de dizaines de grenouilles aux couleurs vives. La première fois ça allait encore. Mais après que nous ayons assisté longtemps à cette démonstration de gestes vifs éventrant ces pauvres animaux, nous dûmes réprimer quelques haut-le-cœur.
Nous rencontrâmes aussi leur chef « Marfe » qui nous invita chez lui.



Puis, la démonstration des talents de notre petit cuisinier sous la forme d’une grande tarte, finit part fédérer les villageois et ôter toute méfiance en notre endroit.
Le village se nommait « Cracheur ».
Je vous avais prévenu : voilà le style de la région !
Et ses habitants étaient en guerre froide avers leur voisin du village plus bas : « Puanteur » (soupirs) qui avait l’effronterie de posséder une énorme truie prénommée « Impératrice », soupçonnée d’être ensorcelée et de leur prodiguer des avantages de bonnes récoltes.
Solveig interrogea une habitante et récolta l’hébergement probable de Guido à Cracheur il y a quelque temps. La description de l’homme comportait le fait qu’il lui manquât deux doigts à la main gauche.
Nous quittâmes les lieux pour nous diriger vers… Puanteur.
L’homme qui nous accueillit était à l’avenant des femmes aux grenouilles de Cracheur.



Visiblement, une grande étable, gardée par deux gaillards armés de bâtons, était le logis de la dite « Impératrice ».



Bowen notre cuisinier nous certifia qu’il saurait reconnaître, en la voyant, si cette créature était ensorcelée : curieux savoir que celui-ci, détenu par un technicien culinaire (étrange…).
Je pris les devants.
Je certifiai au chef Blug que nous étions ici à l’appel de la renommée de Puanteur et de celle plus précise de l’incommensurable « Impératrice », dont l’existence étaient scandaleusement mise en doute par ces scélérats du village de Cracheur.
Blug nous conduisit derechef à l’étable, écarta les gardes et nous montra fièrement la bête.



Eh bien… j’en ai pourtant vu des cochons… Celui devait également descendre d’un animal de légende tellement il était grand ; je déconseillerais à quiconque d’en consommer la viande.
Un signe discret de Bowen nous indiqua qu’il n’y avait pourtant là rien qui vaille la peine que l’on s’y intéresse.
Je montai alors sur une caisse afin que les villageois me distinguent clairement et déclama une mise en garde terrible : le sinistre voleur-maudit Guido le-très-laid avec trois doigts à la main gauche, en voulait à leur truie magique. Nous étions à sa recherche avant qu’il ne commette l’irréparable mais en notre absence leur salut viendrait de leur capacité à décapiter l’individu et nous garder la tête pour que nous puissions y retirer le mauvais œil.


Dernière édition par Toritsuma le Lun 25 Sep 2017 - 15:17, édité 1 fois
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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par Toritsuma le Lun 25 Sep 2017 - 14:39

*Troisième et dernière partie du résumé d'Eloi*


Ce discours fut bien accueilli par la populace bien décidée à garder en vie leur monument national.
J’espérais que cela ne déclencherait pas quelque malheur sur un pauvre amputé de deux doigts innocent de passage. Mais les étrangers étaient rares dans la région (de moins en moins semble-t-il ces temps-ci tout de même) et la probabilité de porter préjudice au vrai Guido était grande.
Surtout au point où nous en étions quant aux chances de réussir l’entreprise de le trouver.
Après ce discours, je demandai à Blug quels dangers nous guettaient sur la route du sud vers Moussillon.
Il nous parla des terribles hommes-gris, grandes créatures humanoïdes, cornues et malfaisantes des marais. Mais, il nous parla aussi du Chevalier Noir.
Autrefois sire Malbaude, ce chevalier chercheur du Graal, eut la révélation contrariée – selon la légende – de découvrir que la Dame du Lac – fondement de la Croyance fondatrice de la noblesse de Bretonnie – n’était autre qu’une vile créature de cauchemar attendant son heure pour massacrer tout ce qui vivait sur nos terres. Depuis ce traumatisme, il prît le Noir, quitta ses terres et jura de monter une armée en Moussillon pour abattre la royauté complice sans le savoir de cette horreur insidieuse.
Tiens, tiens…
Il me semble justement que le père du chevalier Charles est connu pour avoir été exécuté après des propos sacrilèges sur la supposée véritable nature démoniaque de la Dame du Lac.
Par ailleurs me revenaient quelques-uns des mots nocturnes de Camélia : millier d’yeux… sans sommeil… géant…
Un faisceau de preuve finit souvent par en être une.
Je gardai toutefois pour moi ces pensées blasphématoires : on brûle des bâtards pour moins que ça.
Je reliais également cela au discours de prophétie incongrue de ma sœur. Aurait-elle des capacités qui m’auraient échappé ?
Nous continuâmes toutefois notre voyage vers le sud.

Notes pour ma sœur n°2 : notre compagnie traversa deux villages de gueux émus par l’arrivée salvatrice d’un preux chevalier. Il leur distribua quelques pièces d’or afin qu’ils pussent élever dignement leurs familles sur quelques générations et nous continuâmes notre chemin.

Humidité, puanteur, marécages en paysage d’une tristesse désolante pour nous tenir compagnie.
Nous fîmes halte, la nuit tombée, dans la cabane d’un village abandonné.
L’étroitesse des lieux était inconfortable mais nous barricadions l’endroit afin de nous protéger des créatures hantant la région.
Le chevalier Charles prit la première garde.
Il me réveilla.
La porte entrouverte, il me désigna les ténèbres du dehors.
Quelque chose rôdait dans le noir.
Son déplacement et son râle inhumain nous parvenait par intermittence.
Le chevalier voulut y aller mais l’arrêtant du bras je le convainquis de ma capacité à approcher la bête pour l’identifier discrètement.
Je fis quelques mètres, rentra la tête la première entre deux poches de vase infecte – alertant au passage toute la faune locale – puis revint en me débarrassant de quelques plantes aquatiques pour déclarer : « finalement, je retourne me coucher ».
Le chevalier resta sur le seuil de la cabane, porte ouverte, alors que je me rallongeais en chargeant discrètement mon arbalète.
Le choc fut brutal.
Une grande créature humanoïde jaillit des ténèbres et colla notre chevalier contre le mur.



Un de ces redoutables hommes-gris dont nous avait parlé Blug.
Je lui décochais un carreau en pleine tête qui n’eut semble-t-il pas beaucoup d’effet, alors que tous mes compagnons se réveillaient en sursaut.
Combattre dans un espace exigu est souvent confus. Mais il me semble bien avoir vu les yeux de notre cuisinier s’embraser et abattre par leur « pouvoir d’intimidation ? » la créature des marais.
Le tumulte s’était tu. Je décidais de remettre à plus tard mes réflexions sur l’étrangeté des cuisiniers de petites tailles. Surtout ceux qui auraient droit au bûcher dans la plupart des communes de Bretonnie pour avoir fait preuve d’un feu dans le regard plutôt que dans une cheminée.
J’écartai également une limace à deux têtes de mon front et me rendormis.
Notes pour ma sœur n°3 : Nous fûmes attaqués en plein marais par un immense géant cornu qui accablait un village de dignes bûcherons. Le chevalier Charles Clairelame l’abattit d’un seul coup de sa lame. Mais la vile créature l’entraîna avec elle dans les eaux noires sans fond. Je plongeais pour l’aider à se dégager et nous purent retourner victorieux sur la terre ferme.

Les heures suivantes de voyage passèrent sans autres faits notables, jusqu’à ce que nous arrivions devant un pont suivi d’une grande tour.
Une pancarte annonçait le « château Hane ».
Ledit pont était fort avantageusement décoré par des corps empalés sur des pieux.



Certains étaient encore « frais » et je notai l’absence de main gauche à trois doigts.
Du sommet de la tour un garde nous héla.
Le seigneur des lieux, le seigneur d’Aucassin, acceptait de nous donner le gîte et le couvert pourvu que nous lui fassions compagnie.
Nous acceptèrent et, profitant de la levée de la herse, pénétrâmes dans un de ces hauts lieux du tourisme pour fous masochistes du Moussillon.

Nous fûmes accueillis par l’intendant, Diomède.



Notes pour ma sœur n°4 : Charles était blessé quand, au détour de la route se présenta devant nous le terrible Chevalier Noir ! Des ténèbres sous son heaume luisaient deux flammes à la place des yeux.
Charles fît avancer son cheval quand d’autres auraient jeté leurs armes pour fuir plus vite.
Le Chevalier Noir fut surpris et plein de disgrâce préféra tourner bride et laisser le passage au chevalier !


Dernière édition par Toritsuma le Lun 25 Sep 2017 - 16:35, édité 6 fois
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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Lun 25 Sep 2017 - 15:09

Ma-gni-fique ! Voilà ce qui s'appelle jouer le jeu.

En plus de ça, un truc inédit : on a la version "officielle", et Éloi glisse de temps en temps des observations personnelles et des extraits de "sa" version, qui diffère un peu.

Voilà qui vaut donc à son auteur Toritsuma un bonus de trente points d'expérience.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par Gildor le Jeu 5 Oct 2017 - 22:38

Jour  13

Le voyage pour le Moussillon prit quelques jours et nous eûmes l’occasion de faire une rencontre lourde de conséquences à un relais : le seigneur [Sire Gauvain Méricourt] accompagné de sa suite avec sa fille [Camélia]. Manifestement, il n’avait pas encore trouvé de parti pour sa fille. Je dois dire que l’échantillon aperçu durant sa chasse ne m’incite pas à l’optimisme. Mais malgré des manières quelque peu vulgaires, je dois bien  reconnaitre qu’il faisait honneur à la tradition d’hospitalité envers un autre chevalier. [Sire Charles] eut beau être gêné, il ne pouvait se dérober aux obligations de la plus élémentaire courtoisie et fit bonne figure.

Je m’arrangeais pour être assise à côté de [Camélia] et pu prendre des nouvelles. Elle me parut distraite, comme si le monde qui l’entourait n’avait pas de prise sur elle. Et mes craintes se réalisèrent.

Il faut préciser que cette rencontre n’était pas entièrement fortuite : trois heures plus tôt, un jeune cavalier nous intercepta, se présentant comme [Eloi de Méricourt], nous invitant à joindre pour la soirée la suite de son père. Profitant du chemin qu’il nous restait à parcourir, [Eloi] m’avait parlé de sa sœur, s’inquiétant de son état mélancolique et d’une chanson qu’elle murmurait dans un sommeil agité.

Que Shallya la protège, la prophétie l’habitait toujours !

Et cela soulevait une nouvelle question : ce besoin de diffuser le message était-il l’apanage de quelques personnes suivant leur sensibilité aux vents magiques ? Ou bien était-il comme un ordre direct à des personnes ciblées ? Et dans ce cas, cette possession allait-elle cesser un jour ou bien rester à jamais, tel un tatouage dans l’esprit ?

Je me voulus rassurante envers [Eloi] et usai de mon autorité de guérisseuse pour diagnostiquer une légère angoisse due au désir de satisfaire son père par un bon mariage. Mais en mon for, mon sentiment d’être le jouet de la destinée était revenu.

La soirée se terminant, j’en profitai pour préparer une tisane aux priorités apaisantes afin que [Camélia] puisse dormir et en donnait la recette à son frère. Ou plutôt son demi-frère, comme je l’avais appris sans surprise pendant la soirée. Pas d’armure, hamac sous l’escalier, mangeant à la table des serviteurs… Cette fois-ci je n’eus pas à faire de pitoyable investigations pour comprendre qu’[Eloi] était un bâtard. Au moins [Sire Méricourt] lui permettait-il de faire partie de sa suite, même s’il ne débordait manifestement pas d’amour paternel.

Le lendemain, nous nous apprêtions à repartir pour le Moussillon, [Sire Méricourt] continuant le voyage de son côté. J’étais en train de constater avec [Eloi] que sa sœur avait bien réagit à la tisane, quand celle-ci, s’approchant de [Sire Charles] pour le saluer, se lança dans une démonstration pour le moins inattendue.

Elle lui souhaita bonne fortune dans son entreprise dont allait peut-être dépendre l’avenir du monde (alors qu’elle savait bien que nous n’étions qu’à la recherche d’un voleur) et lui offrit une écharpe, la nouant à son bras.

Un petit éclaircissement sur les coutumes de la noblesse bretonne : par cet acte, [Camélia] faisait de [Sire Charles] son champion ! Et comme ni l’un ni l’autre n’était promis, cela était une quasi demande de fiançailles ! Mais tout aussi préoccupantes étaient ses paroles : sa possession lui avait-elle entrouvert les intentions de la prophétie ? Et si en réalité nous étions, malgré les apparences, toujours sous son emprise ?

Je chevauchais l’esprit troublé. [Sire Charles], l’étoffe gracieusement acceptée à son bras, n’avait pas dit un mot. Lorsqu’une cavalcade résonna derrière nous : [Eloi], succombant à la supplique de sa sœur adorée, demanda à nous accompagner. Et le regard gourmand de  [Solveig] me laissa présager que cette nouvelle compagnie aller apporter de l’animation !

Et enfin, nous arrivâmes au Moussillon. Et je pus prendre toute la mesure de l’expression « cordon sanitaire » : une muraille de près de huit mètres de haut nous barrait le passage, s’étirant à perte de vue. La lettre de [Sire Charles] n’était pas de trop pour pouvoir continuer.

Nous pûmes faire notre dernière halte avant la plongée dans l’inconnu au poste de garde. Le noble responsable, [Sire Auferic], nous fît bon accueil, heureux de cette irruption dans sa routine monotone. Nous en profitâmes pour demander quelques conseils. Comme nous étions aux limites, je pouvais espérer qu’il s’agirait de renseignements de première main, et non de rumeurs démesurément grossies.

Ce ne fut pas rassurant : ne pas boire l’eau avant de la bouillir, dépendre un maximum de nos provisions, descriptions diverses d’une population dégénérée… Vint alors un sujet semblant tout droit sorti d’une geste : l’histoire de [Sire Malbaude]. Ancien chevalier du Graal des plus prometteurs, il prétendit avoir découvert une terrible vérité sur la Dame du Lac tellement ignoble qu’il rejeta sa doctrine. Bien sûr honni du reste de la chevalerie, il trouva refuge dans le Moussillon. Sous le surnom du Chevalier Noir, il est aujourd’hui en mesure de prendre la tête de cette région maudite. Cela irait à un tel point que le Roy lui-même songeait à lever une armée pour mettre fin à cette insurrection.

Ce récit me laissa fort songeuse. Certes, pour prendre ainsi une telle importance, ce chevalier déchu a dû faire de bien terribles choses. Mais c’est bien sur son rejet que je m’interrogeai. Il me semblait évident qu’il était sincèrement convaincu de la félonie de sa religion : pourquoi crier ainsi une opinion qui allait vous mettre tout le monde à dos si l’on n’était pas convaincu de sa véracité ? Et je ne pus me retenir de sentir une certaine empathie avec ce seigneur au sort si semblable au mien.

Et s’il y avait du vrai dans ce qu’il affirmait ? Que pourrait bien cacher cette religion qui enlève les enfants présentant la moindre affinité avec les vents de magie ?

Et si j’avais l’occasion de lui parler ? Puisse Shallya me donner une telle opportunité ! Enfin, en espérant que les terribles conséquences de son apostasie n’aient pas mis fin à toutes vertus chevaleresques qui l’habitaient !

Le lendemain, c’est pleine d’appréhension que je franchis les portes. Ce fut comme si nous entrions dans un autre monde : bruits inquiétants, lumière blafarde, marais infini… On comprenait très rapidement la terrible réputation de cette province maudite.

Au bout de quelques heures, nous arrivâmes à une intersection. À gauche, une colline avec un village à son sommet et à droite un autre village. Espérant que le surplomb aurait permis aux villageois d’apercevoir le fugitif, nous tournâmes vers la colline. L’arrivée au village fut une expérience étrange. Il y avait bien des villageois, mais absolument tous présentaient une difformité quelconque : bossu, borgne, manchot, tordu, pied bot… Une véritable exposition !

Nous avions conseillé à [Sire Charles] de ne pas interagir avec les villageois, son statut de chevalier les intimidant à coup sûr. Deux vieilles étaient occupées sur la place du village à préparer des grenouilles d’une manière fort peu ragoutante : profitant d’un doigt démesuré, l’une d’elle le plongeait dans les entrailles des infortunées bestioles pour les arracher. Loin d’être intimidée par notre venue, elles prirent grand plaisir à se jouer de notre incommodité, nous souhaitant la bienvenue dans le village de Cracheur ! [Bowen] en avait l’estomac tellement retourné qu’il sortit l’une de ses saucisses personnelles et la mordit à belles dents.

Elles nous orientèrent vers une mesure quelque peu moins misérable que les autres : la demeure du chef Marfe. Hélas, celui-ci, bien qu’amical, ne pût nous renseigner : personne n’avait vu un étranger dernièrement.

Notez bien que nous ne l’avions pas décrit : nous seulement nous n’avions que des informations des plus subjectives, mais en plus la laideur devait être ici une donnée des plus relatives ! Fort heureusement, Moussillon n’attirait guère les gens de l’extérieur et nous pouvions donc parier qu’un étranger isolé serait notre homme.

Je comptais sur mes talents de guérisseuse pour amadouer les paysans et avoir plus d’information, mais j’étais démunie face à leurs difformités. Mon regard se posa alors sur les pommes ridiculement rabougries que l’épouse de Marfe était occupée à découper, alors que j’entendais [Bowen] toujours en train de faire un sort à sa saucisse. Ce fut comme un déclic !

Quelle est la chose universellement aimée ? La nourriture ! Et [Bowen] nous en avait déjà fait démonstration ! Je me lançai dans un bagou exagérément fleuri, présentant mon compagnon comme un maître cuisinier à la recherche de nouvelles saveurs. Il allait faire face à un sacré défi : faire de pommes acides et de grenouilles insipide un plat digne d’un roi.

Et quelques heures plus tard, [Bowen] présenta au village une tourte qui frappa tout le monde de stupéfaction. Le voici devenu héros du village, une statue allait être érigée en son honneur ! Et enfin, son exploit délia les langues, en l’occurrence celle de Ger, la femme au doigt proéminant. Marfe avait repéré qu’elle avait reçu une bouteille de vin qu’elle n’avait pas voulu partager. La vilaine petite cachottière, de fort bonne disposition grâce à la tourte de [Bowen], m’avoua qu’elle avait bien hébergé un étranger qui se dirigeait vers la grande ville de Moussillon (ce n’est pas une erreur, c’est bien l’homonyme de la province).

Et en plus de cette heureuse confirmation, nous eûmes un nouveau renseignement des plus précieux : Guido avait la main gauche mutilée, deux doigts manquant à l’appel.

Notre chasse pouvait reprendre, mais il fallut d’abord nous assurer d’un petit problème : au cours des festivités, les villageois nous apprirent que le village voisin, Puanteur (oui, je sais…), possédait une énorme truie affectueusement nommée Impératrice et qu’elle serait la cause d’une grande bénédiction. Il nous fallait vérifier cela : cet animal pouvait dissimuler un grand danger.

Arrivés chez les voisins de nos nouveaux amis, ceux-ci se montrèrent évidemment méfiants. Mais [Eloi] prit le parti de les provoquer en jouant sur leur rivalité avec les Crachiens, les mettant au défi en affirmant qu’un animal si merveilleux ne pouvait exister. Piqués au vif, ils réagirent comme escompté et nous pûmes voir le cochon le plus colossal que j’ai jamais vu ! À l’évidence, sa naissance n’était pas naturelle, mais une passe discrète de [Bowen] nous confirma que seule sa taille était remarquable. Pour le reste, ce n’était que ramassis de superstitions.

[Eloi] reprit l’initiative et harangua les villageois : un homme projetait d’attenter à la vie de leur Impératrice bien aimée et nous étions à sa poursuite ! Si jamais il devait intercepter un étranger à la main gauche mutilée, ils devaient le stopper ! Idée brillante, car Guido pouvait très bien nous contourner.

Et c’est pleins d’espoir pour le succès de notre quête que nous pûmes afin repartir vers Moussillon. Prochaine étape : le château Hane.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Jeu 5 Oct 2017 - 22:49

Ce qui nous fait donc trente points d'expérience supplémentaires pour Gildor.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par Toritsuma le Ven 13 Oct 2017 - 10:11


Nous arrivâmes au château d’Aucassin dont les couleurs ne pouvaient être celles du Chevalier Noir et dont la tenue impeccable jurait avec celle de la campagne environnante.
Charles regardait le château d’un air de méfiance et semblait voir ce que nul autre ne pouvait percevoir.
Nous poussâmes nos montures et nous présentèrent à la garde.
Le personnel nous fit bon accueil en attendant que le seigneur d’Aucassin rentrât de voyage sur ses terres en soirée.
Mais notre chevalier nous prit à part :
« Je sens-là une terrible menace cachée par le faux air respectable des lieux. Notre hôte, je le crains, n’est autre qu’une vile créature assoiffée de sang qui attire les voyageurs en ces lieux hospitaliers pour mieux les dévorer.
J’ai aperçu une chapelle abandonnée de la Dame du Lac à une demi-lieue d’ici entretenue par d’adorables paysans. Allons-y nous recueillir avant d’affronter la bête lorsque le soir venue elle viendra prendre son repas. »
Nous fîmes comme il dit, malgré les protestations du personnel souhaitant nous retenir l’après-midi au château, persuadés qu’il s’agissait de la meilleure chose à faire.
Nous nous recueillîmes donc avec une vingtaine de paysans autour de la petite chapelle éloignée du château. Puis le chevalier vérifia son équipement et éperonna son destrier vers la demeure du monstre.
D’Aucassin nous avait observé par quelque magie impie et, dès le dernier rayon de soleil disparu, fit irruption dans le ciel, piquant vers Charles et sa monture.
C’était une créature monstrueuse pourvue de crocs, de griffes ensanglantées et d’une paire de grandes ailes membraneuses laissant penser à quelque rejeton immonde de dragon.
Derrière elle, l’illusion du château avait fait place à une hideuse ruine parcourue par des êtres voutés et livides au service de la bête.
Charles leva son épée qui mue par la bénédiction de la sainte chapelle fît briller le soleil en pleine nuit.
D’Aucassin fut prit de terreur tandis que sa chair brûlait sous la lumière de la Dame et que ses serviteurs se jetaient terrassés sur le sol. La créature chuta lourdement sur le sol, trembla un instant, puis fondit en une masse de cendre maudite.
Le chevalier rengaina son épée et s’assurant qu’aucune menace ne persistait, nous encouragea à poursuivre le chemin vers Moussillon.
Ah oui pardon : Notes pour ma sœur n°5
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Message par Toritsuma le Ven 13 Oct 2017 - 13:15


Diomède fit préparer nos chambres tandis que nous posions nos bagages dans la tour d’Aucassin.
Une ronde de serviteurs s’activait depuis les sous-sols, abritant sans doute leurs logements et les cuisines, vers le rez-de-chaussée où se trouvaient l’accueil et la salle à manger.
Aucun d’eux ne montait aux étages via l’unique escalier en colimaçon central.
L’intendant nous montra nos chambres au 2ème étage, expliquant que le premier était dédié à la salle de réunion privée du seigneur et que les 3ème, 4ème et dernier étages faisaient office de pièce réservées au seigneur et à ses plus proches serviteurs.
En attendant le repas du soir, où d’Aucassin devait nous honorer de sa présence, nous apprîmes également que seul l’écurie faisait office de bâtiment notable complémentaire à la grande tour du château. Point de chapelle dédiée à la Dame. Diomède expliquant qu’il y avait bien une vieille chapelle en ruine à une demi-lieue d’ici mais dont le seigneur ne s’occupait guère ayant son propre lieu de recueillement dans sa chambre.
Colocataire de Bowen, notre cuisinier et sorcier, je profitai de la chambre et du temps libre jusqu’au repas pour apprécier un bain chaud bien mérité dans tant d’espace. Puis vint l’occasion de rencontrer notre hôte.
Le soleil s’était couché lorsque le repas fut apporté et que le seigneur d’Aucassin fît son apparition.



Rien de notable chez ce notable si ce n’est une curieuse propension à se contenter de vin et refuser la viande du repas au prétexte que son estomac refusait tout autre chose que du potage.
Il nous parla de créatures non-mortes qu’il avait vaincues dans la région il y a deux ans de cela et de diverses choses sans grand intérêt.
À la table était présent un ménestrel : Bertrand d’Aquitanie.



Nous pûmes bénéficier d’une première de ses chansons. La suivante fut partagée à deux voix avec notre Judy exerçant ses talents de chantre de Shallya, sous l’air concentré du seigneur. Puis nous allâmes nous coucher.
Une fois dans notre chambre… je veillai à bien fermer la porte - ainsi que la fenêtre – tout en mettant un broc vide en équilibre juste devant afin qu’il nous alertât pendant la nuit d’une insidieuse perquisition.
Dans ces terres maudites, l’étrange habitude du seigneur des lieux à empaler les corps devant sa demeure, à n’apparaître que la nuit et décliner la nourriture humaine ne m’inspirait aucune confiance. C’est Bowen qui eut l’idée du broc vide tout en ne voyant aucun inconvénient à ma démarche. D’ailleurs, nous convenons tous les deux d’une garde dont la première partie fut à la charge de Bowen. Nerveux, je fini par m’endormir.
Une poussée sur l’épaule me réveilla.
« Aaaaah ! Un homme gris des marais ! »
Pas du tout. C’était juste Bowen, un doigt devant sa bouche pour me signifiait le silence.
Il venait de repérer par la fenêtre un fait étrange : une dame dissimulée par une cape à capuche venait rendre visite seule au château et, accueillie par le sinistre Diomède, montait les marches de l’escalier central vers les appartements du seigneur d’Aucassin.
Pris par ma conscience professionnelle de fureteur suicidaire, je quittai la chambre pour les prendre en filature.


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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par Toritsuma le Ven 13 Oct 2017 - 14:35


La dame encapuchonnée entra dans une chambre du 3ème étage, suivie de Diomède. Je m’arrêtai derrière la porte fermée pour espionner.
Elle se déshabilla après avoir formulé de timides protestations vis-à-vis desquelles Diomède se montrait rassurant. Arguant qu’il ne s’agissait pas de ce à quoi elle pouvait légitimement penser. Ses arguments indiquaient que la dame avait répondu à une invitation du seigneur d’Aucassin et non à celle de son intendant.
Mais une fois dévêtue, Diomède passa dans le dos de la malheureuse pour l’étrangler à l’aide de sa ceinture !
Ne sachant que faire pour l’aider, j’ouvrais la porte pour perturber Diomède.
Il interrompit son affaire mais me poursuivit dans la tour, tandis que je me défilais pour regagner ma chambre. Les cris de « Au voleur ! » et autre « Un espion ! » finirent par réveiller tout le château.
Bientôt nous furent tous réunis devant d’Aucassin pour explication : ma parole contre celle de Diomède.
Malheureusement, Diomède avait bien toujours une ceinture autour de la taille et notre visite de la chambre montra qu’aucune dame en détresse ne l’occupait.
Je dus m’excuser auprès de Diomède et devant toute la maisonnée.
Quelle était donc encore que cette diablerie ?
Pour consolation je me dis que j’avais sûrement évité à la victime de Diomède une mort certaine et qu’elle avait trouvé un moyen de s’évader discrètement du château.
Nous nous recouchâmes jusqu’à l’aube.
Au réveil, nous nous dirigions vers le rez-de-chaussée pour prendre le petit-déjeuner quand un petit tintement attira mon attention tandis que j’écartais précautionneusement le broc et ouvrais la porte de la chambre. Une clef.
Après examen, elle semblait du même modèle que celles qui occupaient la serrure des portes de l’étage. Aucune ne manquait à l’appel. Alors que mes compagnons descendaient déjeuner, je m’octroyai quelques instants pour tester toutes les portes des premier, troisième et quatrième étages. Il fallait faire vite. Diomède ne manquerait pas de constater mon absence et de me soupçonner - avec raison - de recommencer à fouiner.
La clef ne correspondait à aucune des serrures testées sauf une. Derrière la porte d’une des chambres du quatrième étage, une dame, que le seigneur ne nous avait jamais présentée, était assise brodant une tapisserie.



Voyant cela, je n’osai risquer d’attirer son attention en testant la clef dans la serrure. Sans autre forme de procès, je quittai les lieux pour rejoindre au plus vite la salle du rez-de-chaussée et le petit déjeuner.
Je lâchai un bâillement devant l’assemblée et le regard scrutateur de Diomède.
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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par Toritsuma le Ven 13 Oct 2017 - 17:11


Une fois entre nous, à l’écart d’oreilles indiscrètes, nous décidâmes de vaquer séparément à quelques occupations durant l’après-midi.
Sire Charles avait avancé l’idée d’un départ matinal cette nuit auprès de d’Aucassin mais celui-ci semblait ne pas l’envisager tant qu’il n’aurait pas fait son devoir d’hôte une journée complète durant.
Charles parti s’entraîner, Judy recueillir les commérages des serviteurs tandis que Bowen les amadouait avec sa magie culinaire.
Quant à la gentille Solveig, je me proposai de l’accompagner sur les chemins autour du château.
Elle rougît constatant que les poils emmêlés de son chien ne faisaient pas bonne impression.
Mais mes pensées étaient plutôt à la clef découverte plus tôt et à l’essayer sur la porte de la chapelle au voisinage du domaine.
Nos pas nous portèrent jusqu’à elle et nous découvrîmes non seulement qu’elle était en ruine, le toit défoncé, mais aussi qu’elle était gardée par une vingtaine de non-vivants putrides dont les effluves parvenaient jusqu’à nous, portées par le vent.



Nous revînmes au château informer nos compagnons de notre découverte.
Occupés à récolter un maximum de renseignement, il fut décidé que Bowen et Judy resteraient à leurs occupations culinaires et sociales tandis que le Chevalier Charles, Solveig et moi partirions libérer la chapelle de La Dame du Lac de ses sinistres geôliers.
Diomède nous prit pour des fous.
Laissant le petit cuisinier et notre chanteuse au château nous arrivâmes bientôt aux alentours de la vieille ruine, observant les lieux depuis le sommet d’une colline.
Solveig prépara son arc, Charles sa lance et moi mon arbalète.
Lancés au galop, le chevalier et sa monture dansèrent au milieu des morts-vivants.
Lance et épée décrivaient de splendides arabesques tandis que les têtes étaient empalées et que les membres tombaient dans une incroyable symphonie ; ponctuée par les « bong » sur le bouclier et l’armure de Charles ; accompagnée par le chant de l’arc de Solveig et le crissement des rechargements d’arbalète.
À la fin du balai, les créatures maléfiques gisaient sur le sol, inertes.
Nous descendîmes de nos montures pour explorer la chapelle.
Son examen montra que son unique porte avait été autrefois barricadée et qu’un large trou permettait de s’y introduire par le toit. Rien d’important ne fût trouvé là toutefois. Seule la statuette de la Dame montrait une propreté qui sortait de l’ordinaire.
La grossière serrure de la porte en ruine n’avait rien de commun avec la clef trouvé ce matin au pied de ma chambre.
Nous revînmes au château pour annoncer à un Diomède médusé que la chapelle avait été nettoyée de ses morts-vivants. Puis, nous montâmes à nos chambres afin de réunir toutes les informations glanées par chacun d’entre nous et faire le point sur la situation.
J’indiquais tout ce que j’avais obtenu comme renseignement sur les étages et les essais de la clé. Bowen et Judy avaient appris que Guido le beau était bien passé par ici il y a quelques temps et que le seigneur d’Aucassin réunissait de temps en temps de sinistres individus dans la salle du premier étage.
Après un temps de réflexion nous nous résolûmes à tenter une approche auprès de la dame de la chambre du quatrième étage. J’y allai seul.
Je tapai prudemment à la porte afin de ne pas l’effrayer.
Sa réaction indiquait qu’elle était prisonnière et que quelqu’un avait laissé la clé de sa chambre à mon intention afin de la libérer. Mais plus grave, elle me révéla que d’Aucassin était un monstre buveur de sang et fuyant la lumière du jour. Elle ne devait son salut qu’à l’étrange fascination que la bête avait pour ses tapisseries et restait cloitrée là sans espoir de liberté.
Je la fis sortir de la chambre sans autre forme de procès. Ses dires concordaient avec nos expériences et observations du domaine d’Aucassin. Nous gagnâmes le deuxième étage pour nous réunir avec mes compagnons.
Il fallait agir vite. Avant le coucher du soleil. Judy proposa de se charger de porter une boisson soporifique aux gardes du château. Après quoi nous pourrions donner l’assaut à la chambre du seigneur.
Ce fut fait et les gardes furent vite neutralisés. Tandis que nous nous dirigions vers la dernière chambre de la tour, je saisis une torche et l’allumai.
Judy trouva la clef de la chambre sur le garde tandis que je m’apprêtais à crocheter la serrure.
Pfff…
J’ouvris la porte soudainement. La décoration horrifique de la pièce était alourdie par des tapisseries d’illustrations malsaines dont je connaissais l’auteur et des restes humains gisaient dans une bassine. S’agissait-il de la jambe de la pauvre femme que Diomède avait tenté d’étrangler pour son maître ? Au centre était placé un grand lit à baldaquin dont on devinait que d’Aucassin y dormait immobile.
J’y lançai la torche.
Une créature se leva au milieu des flammes.
D’Aucassin n’avait plus rien d’humain. Il était défiguré par un visage démoniaque muni de crocs acérés.
Devant ce spectacle, Charles fît un pas en arrière et la créature enflammée sauta sur moi en hurlant.
Un pas de côté, par réflexe, me sauva la vie.
La créature était prise de panique. Elle tourna sur elle-même et se précipita vers la fenêtre pour la défoncer et fuir au dehors.
Mais dehors, il faisait encore jour.
La fuite de d’Aucassin fut de courte durée et la créature s’abîma au pied de la tour.
Le reste ne fut que formalité.
Diomède, mis devant les faits, essaya de me pourfendre de son épée mais d’un geste rapide et sûr, Bowen interrompit son mouvement et l’abattit d’un tir de fronde.
Nous neutralisâmes les gardes plus définitivement et organisâmes notre départ tandis que les serviteurs essayaient d’éteindre le début d’incendie dans la dernière pièce de la tour.
Bérénice la tisseuse et Bertrand d’Aquitanie qui semblait comme réveillé après une sorte d’envoutement décidèrent de poursuivre avec nous notre voyage ainsi que la plupart des serviteurs.
Nous laissâmes bientôt le sinistre château derrière nous pour parcourir le chemin restant vers Moussillon.

Mes pensées allèrent vers le trou dans le toit de la vieille chapelle dont la porte avait été barricadée de l’intérieur.
J’imaginai des malheureux coincés à l’intérieur, des morts-vivants et d’Aucassin à l’extérieur essayant de les attraper.
Jusqu’à ce que la bête arrachât le toit et saute sur eux pour les dévorer.

*Fin de l’aventure d’Aucassin*
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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Sam 14 Oct 2017 - 1:18

Magnifique ! Quel talent d'écriture ! Quel investissement ! Voici trente points d'expérience bien mérités pour Toritsuma !

Par contre, je me suis permis de mettre en italique le premier post, celui de la "version officielle", afin qu'on puisse faire la différence en lisant les résumés entre ce qui s'est vraiment passé et ce qu’Éloi compte raconter à son retour. Mais justement, c'est très intéressant d'avoir un tel décalage, et ça m'a bien fait rire !

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Le château Hane

Message par Gildor le Dim 19 Nov 2017 - 13:13

Jour 14

Le château Hane consistait en une unique tour très large et d’une quinzaine de mètres de haut. Elle était surtout constituée de pierres solides et bien entretenues, ce qui m’étonna vu les conditions de vie dans les villages aperçus jusqu’alors. Ce fut l’intérieur qui me surprit vraiment : partout de magnifiques tapisseries relatant divers légendes du pays. Le seigneur des lieux était à l’évidence un homme de goût.

Reçus par l’intendant [Diomède], nous entrâmes dans le rez-de-chaussée aménagé en une immense pièce commune avec un escalier central. Montés à l’étage, nous débouchâmes sur un couloir donnant sur différentes pièces.

[Diomède] nous expliqua que nous étions à l’étage des invités et que les étages suivants étaient privés. Comme d’habitude, il nous invita à nous changer avant que son seigneur [Sire d’Aucassin] nous reçoive au diner. Je me dirigeais vers la chambre qui j’allais partager avec [Solveig], quand je heurtais un homme au costume bigarré. C’est ainsi que je fis la connaissance de [Bertrand d’Aquitanie], ménestrel.

Curieusement, passant sur ma maladresse, il se montra des plus empressé, vantant ses hauts faits artistiques. Ménageant son ego, je pris le parti d’aller en son sens. Après tout, je comptais chanter ce soir et mettre mon éventuel compagnon de chant de mon côté pouvait être utile. Me souvenant des tapisseries, je demandais à [Bertrand] s’il avait dans son répertoire une ballade chantant les mérites du fondateur de la province, ce qu’il s’empressa de me fournir. J’allais pouvoir les potasser avant diner.

Comme nous étions dans notre chambre double, [Solveig] en profita pour me demander des conseils. Soin ? Spiritualité ? Que nenni : de charme ! Il semble bien que notre nouveau compagnon lui ait tapé dans l’œil et elle craignait que son habituelle franchise ne l’effraie. Je fus quelque peu gênée : la vie ne m’avait jusqu’ici pas permis de songer à ce genre de chose, et je ne voyais pas comment mon absence d’expérience pouvait l’aider.

Ne voulant pas la décevoir, je me contentai de lui décrire ce que moi j’apprécierai : attentions et recherche d’intérêts communs. Bien sûr, cela devra être un long processus. Il semble qu’elle se satisfit de ma réponse et commença à ériger son plan de bataille. J’avais hâte de voir ça.

Ce petit échange me fit réfléchir à ma propre situation. A ce jour, je n’avais pas rencontré d’homme avec qui j’aurais envisagé d’aller jusqu’à la relation intime. A vrai dire, je n’y avais encore jamais songé ! Mes études, mon activité, ma brutale reconversion et maintenant sauver le monde… Ces dernières années avaient été fort mouvementées et rien n’annonçait un ralentissement des évènements ! Peut-être [Solveig] avait-elle raison, peut-être que je devrais moi aussi commencer à penser à ce genre de chose, me mettre à l’affût. Bon, ce n’est pas comme si j’allais rencontrer l’âme sœur dans le Moussillon. Mais je me devais de ne pas fermer mon esprit et risquer de laisser filer une belle occasion.

Le seigneur nous reçut au diner. Il s’excusa de son arrivée tardive, étant accaparé par la tournée de ses terres. J’en profitais pour lui conseiller une visite au village de Cracheur, afin d’essayer sa nouvelle tarte. Mais il ne sembla pas enthousiaste : il souffrait de problèmes digestifs, d’où son repas constitué d’une simple soupe.

Enfin arriva le temps des distractions. [Bertrand] se lança dans un récital, et je fus proprement stupéfaite : jamais je n’avais entendu un tel niveau de musique. Que faisait-il ici ? Sa place était pour le moins dans une cour ducale ! Mon tour arriva et fût hélas une grande déception. Désarçonnée par le talent de [Bertrand], je ne pus produire qu’une médiocre prestation pour laquelle je présentai mes plus sincères excuses.

Il était temps de se coucher. Malheureusement, la nuit de faisait que commencer. Brutalement réveillées par le vacarme des gardes, [Solveig] et moi ne prirent que le temps de nous couvrir de nos manteaux avant de sortir dans le couloir.

Tout le monde était là, dont le seigneur [d’Aucassin] qui paraissait fort irrité envers [Eloi]. Celui-ci expliqua que, ne pouvant trouver le sommeil, il avait vu entrer une femme dans la tour et, intrigué, l’avait suivie jusqu’aux appartements de l’intendant. Regardant par la serrure, il crut voir ce dernier agressant l’inconnue. Il intervint en ouvrant brutalement la porte, mais ne put après que fuir sous les cris d’alarme de [Diomède].

Celui-ci était indigné : comment pouvait-on l’accuser de la sorte ? Comme il ne s’était écoulé que quelques secondes entre les cris et l’arrivée de [Diomède] à notre étage, la femme aperçue était sans doute encore là-haut. Avec une assurance de mauvais augure, [Diomède] nous encouragea à aller constater par nous-même l’absence de cette soi-disant victime dans sa chambre.

Sans surprise, nous ne pûmes que constater qu’il disait vrai. Je tentai bien de détecter d’éventuelles traces de luttes, mais en vain. [Sir Charles] parvint à calmer notre hôte, présentant l’affaire comme un mauvais rêve de son écuyer qui a réagi avec l’impétuosité de la jeunesse.

[d’Aucassin] parut accepter cette explication et proclama que l’incident était clos. Nous regagnions nos chambres respectives et j’en profitais pour expliquer à [Eloi] que lorsqu’on était face à un crime en cours, il fallait fondre sur l’agresseur, et non s’enfuir.

Je n’avais effectivement aucun doute quant à la véracité de ses dires, mais la disparition de la femme m’intriguait. Il était évidemment possible que, durant les explications dans le couloir, l’un des gardes se soit occupé de la soustraire à nos regards, mais cela sous-entendrait une complicité du seigneur, ce que pour l’instant je me refusais à envisager.

Restait l’hypothèse d’une situation que j’avais déjà rencontrée mais dont peu de personne connaissait (ou avouait) l’existence : la femme était bien là et se faisait agresser de son plein gré. Parfois, les gens ont d’étranges idées pour trouver l’excitation. Elle se serait alors cachée elle-même, sans besoin de coercition. Bon, j’admets que c’était peu probable.

Le lendemain matin, nos surprises n’étaient pas terminées : [Eloi] trouva une clef laissée en évidence au pied de sa porte ! Il y avait donc bien un secret dans cette demeure et quelqu’un voulait que nous le découvrions.

[Eloi], qui décidemment brûlait de curiosité, se porta volontaire pour essayer la clef sur les étages qui nous étaient interdits. Alors que nous faisions diversion dans la salle du petit déjeuner, il se lança dans sa dangereuse expédition. Ce ne fut pas totalement vain : il avait trouvé une chambre occupée par une jeune femme tissant une tapisserie. Il n’avait osé essayer la clef dans sa porte, mais il gageait qu’il s’agissait d’une prisonnière. Il avait sans doute raison, car j’imaginais mal un seigneur de présentant pas une dame à ses hôtes. Néanmoins, il était encore trop risqué de miser là-dessus.

En attendant le retour du seigneur au soir (il était parti en inspection avant les premières lueursf de l’aube), nous allions occuper notre journée : [Bowen] et moi utilisâmes nos talents respectifs en cuisine et médecine pour échanger avec les serviteurs. Quant à [Sir Charles], [Eloi] et [Solveig], ils partirent en expédition pour libérer une ancienne chapelle encerclés d’une vingtaine de morts-vivants.

J’étais surprise que [d’Aucassin] laisse se produire un tel blasphème, mais sans doute était-ce faute de moyens pour continuer la garde de l’édifice sacré. Sans surprise, ce ne fut pour eux qu’une formalité et c’est sous le regard interloqué de [Diomède] qu’ils annoncèrent à leur retour la fin du sacrilège.

Quant à nous, nos questions furent prolifiques : pas d’éclaircissement sur les évènements de la nuit, mais nous relevâmes la piste de [Guido le Beau]. Il avait fait halte au château le temps de se procurer un cheval avant de se remettre en route pour le Moussillon.

Nous apprîmes aussi que le seigneur [d’Aucassin] recevait des visites secrètes durant la nuit. Cela ne m’étonnait guère : dans un pays aussi instable, les jeux politiques devaient être des plus tendus.

[Eloi] décida alors d’agir avec audace sans attendre le retour de [d’Aucassin]. S’élançant dans les étages privés et enfonça la clef mystérieuses dans la serrure de la prisonnière supposée. Coup doublement gagnant ! Non seulement ce fut bien cette porte qui s’ouvrit, mais en plus la dame était bel et bien captive. Implorant son sauveur d’intervenir, il décrivit [d’Aucassin] comme un monstre ne sortant que la nuit, l’obligeant à rester pour, tel un châtiment éternel, tisser les tapisseries qui ornait les lieux.

A cette nouvelle, le sang de [Sire Charles] ne fit qu’un tour ! [d’Aucassin] confirmait finalement bien la terrible réputation du pays : un vampire régnait en ces lieux ! Mais nous devions agir avec la plus extrême précaution : les gardes étaient nombreux et sur le qui-vive. Une nouvelle fois, ce fut [Bowen] qui apporta la solution : subjugués par ses compétences culinaires, les serviteurs lui avaient donné le libre accès à la cuisine. Et je disposais de quelques ingrédients forts apaisants… Quelques minutes après une collation servie par une innocente prêtresse, les gardes s’endormirent, et nous pûmes accéder au funeste étage.

La fin du seigneur des lieux fut aussi brève que brutale : se levant à notre entrée dans un sifflement bestiale, nous n’eûmes que le temps de voir, malgré la pénombre due aux fenêtres condamnées, un être aux traits inhumains, des crocs de prédateurs. Sans attendre la charge du monstre, [Eloi] lança sa lampe dans les draps, y provocant une explosion incendiaire ! Cris déchirant, hurlements, puis fuite insensée et désespérée à travers les volets d’une proche fenêtre… Ainsi se finit la geste de [d’Aucassin].


Dernière édition par Gildor le Dim 19 Nov 2017 - 20:50, édité 1 fois

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Dim 19 Nov 2017 - 19:21

Et donc, trente points supplémentaires pour Gildor. Hop !

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