Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par Toritsuma le Mar 21 Nov 2017 - 10:38


Tout commença au nord de la ville de Moussillon. Cela ne m’inquiéta pas outre mesure au départ mais vous allez voir que cela s’aggrava par la suite.
Notre camp était installé non loin du fleuve et de la lisière de la forêt.
J’avais bien fugacement aperçu la lueur d’une flamme pendant mon tour de garde nocturne la veille. Mais au petit matin, les propos de mes compagnons me parurent déjà… comment dire… un peu louches.
Sire Charles me soutenait avoir vu, je cite, des skavens (sic) dont un blanc avec de petites cornes (…) se faire des bisous dans l’eau… J’acquiesçai poliment.
Je prétextais d’aller chercher du bois mort en forêt au petit matin pour trouver des traces d’hommes-rat, ou des sous-vêtements oubliés par l’émotion au bord de l’eau, bref quelques signes me montrant que notre fier chevalier n’étais pas sujet à quelques effets narcoleptico-hallucinogènes mais rien.
Quelqu’un trouva tout de même une inscription taillée dans l’écorce d’un arbre.
« Skrrriiikkrik aime krrrroaoaoa ? »
Non. Il s’agissait du symbole du dieu chaotique Slaanesh. À proximité d’une ville à la réputation de Moussillon, cela faisait plus sens que des skavens hirsutes et décolorés se bécotant dans l’eau.
Bon admettons… de mauvaise grâce : le sire d’Aucassin avait bien finalement révélé des dents de fauve et des ailes de chauve-souris… soit.
Notre convoi était d’importance, une trentaine de personnes avait gonflé notre compagnie après qu’ils eurent déserté la demeure maudite de D’Aucassin.
Nous nous résolurent à contourner les faubourgs nord de Moussillon, réputés pour être aux mains des morts-vivants, et, après un marchandage sommaire, prîmes le bac pour installer un campement dans la campagne au sud de la ville.
Sœur Judy, Sire Charles et moi partîmes vers Moussillon pour y vendre une des tapisseries de d’Aucassin, récupérer des vivres et commencer notre enquête à propos de Guido le Beau (surtout de sa tête). Nous prîmes le bac pour entrer directement au cœur du quartier commerçant de la cité. Passer par la grand-porte sud des fortifications ne me paraissait pas très sûr pour nos économies.
Le quartier était à l’avenant des villages de Cracheur et Puanteur. Mais malgré tout, les gens semblaient arriver à vivre dans la cité.



Nous visitâmes en premier un puits réputé pour son eau potable et gardé par deux rufians aux couleurs de Shallya (atours volés je suppose) et un temple de la Dame dont Aurore, la prêtresse, monnayait les grâces de la divinité. Ses acolytes semblaient tout droit sortis du colloque annuel des joyeux escrocs.



Après avoir convaincus Judy, de ne PAS rester dans le temple toute seule, nous poursuivîmes notre ballade jusqu’à l’Hôtel de ville transformé en marché couvert permanent.
Nous nous frayâmes un chemin aux travers des mendiants, des immondices, des passants et des vigiles de la pègre pour aboutir dans le bureau de Rebigner le marchand.



Il se montra intéressé par notre tapisserie et par les onze autres attendant au campement.
Nous mîmes au point un protocole d’échange sécurisé (principe qui perdurera sûrement très longtemps encore dans le futur pour commercer) moyennant remise sur la somme attendue puisque j’insistais pour que le marchand lui-même apporte une expertise et des moyens locaux.
Nous lui parlâmes enfin de notre recherche d’un diadème et de son vendeur.
Miracle !
Rebigner sortit d’un de ses placards le diadème volé et voulut bien nous le vendre, ajustant la transaction prévue pour les tapisseries.
Quel était le nom de son vendeur ?
Moyennant quelques piécettes magiques pour déverrouiller sa mémoire défaillante il nous donna le nom d’une certaine Héloïse chercheuse de trésor dans la « Ville Perdue » comprendre les quartiers nord de la cité aux mains des morts-vivants.
Il nous donna aussi le lieu où Héloïse avait projeté de se rendre. Cependant, nous partîmes sur une stratégie de prudence en attendant que ladite Héloïse refasse surface dans cette partie-ci de la ville plutôt que d’aller la chercher dans l’autre.
Nous passâmes donc les heures à suivantes retourner au camp pour rassembler les tapisseries, passer la transaction puis ramener des vivres et du matériel de première nécessité au campement.
Je vous fais grâce des gens bizarres rencontrés ci et là dans les ruelles crasseuses de Moussillon.
L’un d’eux, un prophète voulant enrôler de force notre initiée de Shallya, eut à gouter de l’épée de sire Charles, du bouclier de Sire Charles et de toutes les marches de l’escalier qu’il inspecta minutieusement avec ses dents.



Malgré l’état d’abandon de la cité et l’absence de police désintéressée, tout se passa pour le mieux et nous pûmes profiter d’un sommeil bien mérité autour du feu de notre campement.
Que nenni !
La malédiction de la ville frappa le campement dans la soirée comme elle le fit précédemment lors de l’épisode des Skavens amoureux.
Judy, visiblement saoule ou sous l’emprise d’un sortilège farfelu, me réveilla brutalement en vidant un seau d’eau froide sur mon visage endormi. Je croyais les initiées de Shallya plus douces…
Le pire fut le prétexte invoqué : chercher des démons cachés dans le campement. P… pardon ?
Sire Charles vint renchérir les arguments de Judy : un démon de mélasse se coupant en deux par le biais d’un éclair l’avait attaqué sournoisement dans le dos. [Soupir]
Tout le campement était en effervescence, les gens, le plus souvent mal réveillés étaient soient paniqués soit dubitatifs sur la chasse au démon caché organisée par Judy et Charles.
Je soulevais quelques couvertures et autres paquetages disposés là pour donner le change puis m’éclipsais discrètement pour trouver un endroit plus sec et plus tranquille afin de finir ma nuit loin de l'initiée de Shallya et de la Clairelame.
Vivement que l’on soit sorti de cette région maudite.

Notes pour ma sœur n°6 : Nous arrivâmes plein d’entrain au abord de cette ville maudite de Moussillon où notre convoi, fort de la gente délivrée par le chevalier Charles, fit halte.
Quelles terribles épreuves nous attendaient derrière ses murs ternis par la misère et les maléfices ? Quelles maléfiques créatures nous guettaient déjà et préparaient leur repas ?
Sire Charles prit sa mandoline et, plein de poésie, nous joua des airs de gloire et d’espoir accompagné par le chant gracieux de Judy. Elle fit si bien, qu’elle me garda éveillé toute la nuit par son chant clair comme l’eau qui coule.


ZZZzzz…
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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Mar 21 Nov 2017 - 16:09

Un magnifique récit qui vaudra à son auteur trente points d'expérience supplémentaires.

Ce qui amène Toritsuma à un total de 250 points en réserve sur 2450 en tout.

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Jour 15 - Les aventuriers du collier perdu

Message par Gildor le Sam 13 Jan 2018 - 11:46

D’un petit groupe d’aventuriers, nous étions passés à une véritable caravane d’une trentaine de personnes. Oui, à ma grande surprise, tous les serviteurs avaient imploré [Sir Charles] de partir avec lui. En noble chevalier, celui-ci ne pouvait abandonner ces gens que, par ses actes, il avait placés sous sa protection.

L’ambiance de voyage a changé, et je ne m’en plains pas. Je peux passer mes journées à discuter, ce qui soulage bien de l’ambiance habituelle des forêts maudites que nous traversons. De plus, même si la plupart ne sont pas des combattants, notre nombre même est une protection efficace : seule une troupe armée oserait s’en prendre à nous.

C’est aussi les yeux tournés vers l’avenir que [Sir Charles] a accepté d’être à leur tête : il a encore chez lui un château à restaurer et repeupler. Et quoi de mieux pour un futur Chevalier du Graal que de fonder sa suite avec des réfugiés arrachés aux terreurs de la province maudite du Moussillon ?

Nous avions des problèmes plus immédiats : nous avions bien sûr vidé les cuisines avant de partir, mais ce ne sont pas des rations de voyage. Il nous fallait donc nous procurer des vivres non périssables dès notre arrivée à Moussillon. Fort heureusement, nous avions de quoi négocier : en plus du coffre contenant un joli pactole en pièces d’or, nous avions pris les douze tapisseries réalisées par Bérénice. Qui dit ville dit commerce, et ce quelle que soit l’autorité en place. J’avais donc bon espoir de pouvoir négocier ce dont  nous avions besoin.

Oui, je comptais bien prendre les choses en main pour ce qui est des négociations marchandes. [Sir Charles] est plus familier des cours que des hôtels de ventes et de tous mes autres compagnons, j’étais la seule à bénéficier de ce type d’expérience. Même si ma robe ne me permettait plus d’enrichissement personnel, il était hors de question que je laisse l’argent disparaitre sottement.

Enfin, nous arrivâmes à Moussillon. La ville était coupée en deux par le fleuve, d’est en ouest. La partie nord était perdue, dominée par  les morts-vivants. Quant à la partie sud, c’était devenu le repaire de la lie de la société. Arrivés le soir par le nord, nous décidâmes de ne pas tenter la traversé de nuit et plantâmes le camp. La nuit fut calme malgré la proximité de la corruption nécromantique. Seul petit évènement nocturne : [Sir Charles] a aperçu deux skavens batifolant dans la rivière. Du peu que je sais de leurs mœurs, ce n’est pas un comportement habituel. Mieux encore, il précisa que l’un deux était blanc avec des cornes. Se pourrait-il que… ? Non, impossible, que ferait-il ici ? Et puis, il a précisé que ses cornes étaient plutôt petites.

Le matin venu, ce fut sans problème que nous prîmes un bac pour atteindre les entrées au sud. Comme il nous paraissait aussi dangereux que compliqué d’entrer en terrain inconnu avec une aussi forte troupe, nous plantâmes le camp à quelques centaines de mètres de la ville. Nous pouvions voir deux entrées : celle frontale, assurément ce qui devait être la porte principale, et le port sur le côté ouest. Comme le lieu de commerce se trouve toujours sur les axes de transport, nous partîmes en petit comité vers le port : [Sir Charles], [Eloi] et moi-même, accompagnés d’une mule chargée d’une des tapisseries.

Nos pas nous menèrent d’abord sur la grande place de la cathédrale. Ma surprise fut vive : deux ruffians gardant un puits à l’eau soi-disant pure étaient habillés aux couleurs de Shallya ! Je nourris immédiatement l’espoir de trouver en ces lieux une consœur ayant autorité. Sur leurs indications, nous nous rendîmes dans la cathédrale même où je rencontrer Dame Aurore, se présentant comme religieuse de la Dame.

Il semblerait que dans ce lieu sans foi ni loi, elle soit parvenu à monter une œuvre soulageant la population de sa misère. Bien sûr, je me doutais que cela n’était pas sans arrangements avec les barons du crime locaux, mais le résultat n’avait rien à envier aux organisations que l’on pouvait voir dans les cités civilisées.

Et surtout, cela montrait que la population de Moussillon était disposée à recevoir l’aide de Shallya. Mon idée de créer une structure officielle pourrait-elle ne pas être vouée à l’échec ? Il faudra que j’en discute avec mes supérieurs à Couronne.

Je voulu rester un peu pour aider et me faire des contacts, mais [Sir Charles] insista : il ne saurait me laisser seule et nous devions encore aller à l’hôtel des ventes. Me rendant à ses raisons, j’emboitai le pas à mes compagnons.

Ce fut finalement dans l’hôtel de ville réaménagé que nous entrâmes dans le bureau de [Rebigner], marchand pouvant être intéressé par des tapisseries. Fort agréablement pour moi, il n’avait rien d’un Prince marchand et c’est sans problème que je pus obtenir un bon prix de notre lot de tapisseries, échangé avec des vivres et de quoi les transporter.

Le protocole d’échanges de biens mis au point pour le soir, je pus lui faire de nos recherches. Un marchand étant sans doute plus intéressé par des marchandises que leurs provenances, je choisis comme angle de lui décrire le diadème recherché.

Et Shallya décida alors de soulager notre peine.

Sans hésiter, [Rebigner] ouvrit une armoire et en sortit le bijou volé ! Il  n’y avait aucun doute, il répondait parfaitement à la description. Le trésor du seigneur vampire nous permit d’obtenir le diadème et les renseignements qui l’accompagnait : [Rebigner] l’avait acquis d’une femme nommée [Héloïse], chasseuse de trésor dans la partie nord. C’est là qu’elle l’aurait trouvé.

Bon, notre bonne fortune n’aura pas duré bien longtemps. Elle ne pouvait pas l’avoir pris d’un endroit où irait un sain d’esprit.

Comme elle était de nouveau en expédition, il nous fallait attendre son retour. Qu’importe, nous avions fort à faire. Après une livraison hautement sécurisée (nous avons dû impressionner plus d’un passant avec nos hommes aux aguets, protégeant le chariot chargé de tapisseries), nous continuâmes à fortifier notre campement.

Dommage que nous n’ayons pas eu le temps de dresser une palissade, cela aurait évité à [Sir Charles] de devoir de nouveau faire acte de bravoure, cette fois face à une petite horreur rose de Tzeentch, misérable créature qui a cru trouver une proie facile. Non pas que je doute de son enthousiasme à protéger sa suite, mais je pense qu’il n’aurait pas non plus dit non à une bonne nuit de sommeil ininterrompue.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Sam 13 Jan 2018 - 11:51

Et trente points supplémentaires pour Gildor.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par Toritsuma le Lun 15 Jan 2018 - 11:12


La nuit suivante me donna tort quant aux supposées hallucinations collectives de mes compagnons.
Le campement fut une nouvelles fois attaqué par un étrange démon volant munis de cornes et de crocs et à la forme vaguement triangulaire.



Cette fois-ci, Charles était incapable de pourfendre la créature et nous dûmes nous y employer seuls. Bowen reçu la première charge du monstre et faillit y laisser la vie tandis que le monstre volait au-dessus du camp et nous attaquait en piquées.
À l’aide d’un filet de pêche, je l’obligeai à s’écraser sur le sol alors que notre courageuse prêtresse de Shallya le chargeait avec son bâton. Puis, une de mes dagues entra dans la gueule de la créature et mit fin définitivement à ses jours.
Nous étions en piteux état : Charles, grièvement blessé par notre visite précédente en ville, Bowen proche de la mort après avoir reçu la charge du démon et votre serviteur un bras en écharpe après avoir… ouvert une armoire.
Mais revenons en arrière un instant pour nous intéresser aux aventures diurnes ayant précédé cette nouvelle attaque du camp.
Au petit matin, forts d’un petit-déjeuner magique concocté par Bowen et donc, pleins d’enthousiasme, nous décidâmes d’aller au-devant de terribles péripéties et chercher Héloïse la chasseuse de trésor, convertie en nyctalope des placards, là où elle se trouvait habituellement, c’est-à-dire les ennuis.
Sa dernière position connue était la Flèche de Lumière, le vieux phare de l’Ouest de Moussillon que les créatures non-vivantes avaient récemment envahi.
Les habitants avaient érigé une barricade de bois intimidante à défaut d’être intimidée et nous dûmes la passer après quelques efforts.
De l’autre côté, les rues étaient désertes et nos pas nous amenèrent jusqu’à la place du phare envahie par les zombies.



Ces derniers ne nous posèrent aucun problème que nos armes ne puissent régler. Nous les défîmes tous en combat pour pénétrer dans le vieux phare et y chercher des traces d’une idiote.
J’eus l’immense honneur de découvrir sa cachette. Après un bref échange pour lui signifier que je n’étais pas un des zombies terrifiants auquel elle tentait d’échapper, j’ouvris l’armoire dans laquelle elle s’était réfugiée.
NE JAMAIS OUVRIR UNE ARMOIRE DANS LAQUELLE SE CACHE UNE IMBÉCILE !



Cette idiote jaillit les stylets en avant et m’ouvrit le bras gauche.
Je dus prendre sur moi pour ne pas surenchérir en stupidité et tandis que Judy me soignait nous pûmes la calmer et engager la conversation.
Elle nous indiqua avoir dérobé le diadème à Guido le beau (d’après sa description) alors qu’il quittait la zone des cryptes en territoire de la ville interdite.
Si Guido sortait des cryptes il n’y était sûrement plus.
Héloïse nous donna le nom d’un des seigneurs de la pègre local afin que nous puissions lui poser des questions.
Nous quittâmes la zone, laissant Héloïse trouver un autre pétrin dans lequel se fourrer et nous nous dirigeâmes vers les quais où le dénommé Capitaine Lanfranco, chef du terrible gang du Sang d’argent, habitait la Damoiselle Verte, un vieux navire vermoulu.



Lanfranco nous reçut dans sa cabine et je vis dans le regard de mes compagnons qu’ils attendaient que ce soit moi qui engage une louche conversation avec ce louche individu à la tête d’activités non moins louches.



Ce fut très louche. Mais moins qu’une voleuse Halfling jaillissant d’une armoire pour vous ouvrir en deux.
J’ouvris les négociations et dus lâcher une cinquantaine de pièces pour que l’homme nous donnât des renseignements sur Guido.
Connaissant la mise à prix dont il faisait l’objet par le Duc de Lyonesse, Guido cherchait à quitter la région par la mer et avait contacté Lanfranco.
Ce dernier lui avait organisé un rendez-vous avec Gormou son second dans le cimetière et à proximité de la tombe de dame Armengold de Valence.
Depuis, Lanfranco était sans nouvelles et convint avec moi de nous aider à trouver Guido et à le livrer ficelé si nous allions sur les lieux et à défaut de trouver Guido, nous puissions lui ramener son second.
Lanfranco nous mit également en garde sur les lieux car outre les morts-vivants agissant non loin du secteur il avait entendu parler d’autres créatures déviantes dont des Skavens (sic) et un chevalier cannibale (re sic).
Je conclus les tractations et nous décidâmes de rentrer au camp afin de nous y restaurer.
Mais les rues de Moussillon sont loin d’être sûres et nous fîmes une malheureuse rencontre.
La populace fuyait une troupe de douze inquiétants chevaliers avec à leur tête le terrible chevalier Malbaude plus connu sous le nom évocateur de « Chevalier Noir ».



Nous nous écartâmes de leur route mais le sang de Charles ne fit qu’un tour à la vue du chevalier noir et bien droit dans ses bottes, il sorti de l’ombre pour lui lancer un défi. Les chevaliers s’arrêtèrent et Malbaude descendit de cheval pour s’approcher de Charles.
Curieusement, le discours de Malbaude n’était pas plein de haine et plutôt que de sauter sur l’occasion pour sortir son arme et faire couler le sang il désamorça le conflit et se justifia quant à sa cause et la véritable nature de la Dame du lac, qui pour lui, vient d’un autre monde. Il nous expliqua l’attitude du roi qui en connaissance de cause la soutient et essaye de le faire taire définitivement lui et ses suivants.
Un des leurs justement, Sire Gefrelar, un chevalier portant étonnamment les couleurs d’Aucassin, s’avança et releva le défi de Charles. Malbaude laissa faire et les deux hommes sortirent leurs armes pour s’affronter séant.



Charles, blessé au cours de la bataille contre les zombies du phare dut s’incliner et laisser la victoire à d’Aucassin. Alors que Malbaude et sa troupe s’en allait je lui demandai si la comptine entendue de la bouche de ma sœur pendant son sommeil lui disait quelque chose. Car manifestement elle faisait allusion à une créature qui pouvait être celle de sa vision de la Dame.
Le chevalier me répondit abruptement que la réponse se trouvait derrière son oreille gauche puis s’en alla. Je restai circonspect tandis que mes compagnons se portaient au secours du chevalier de Clairelame agonisant sur le sol. Nous fîmes le nécessaire pour le porter sain et sauf au campement pour la nuit.
Hélas les évènements évoqués plus avant nous interdirent une nouvelle fois un repos bien mérité mais si Charles ne put nous aider, il nous encouragea lors de notre combat contre la créature nocturne.

Nos aventures Mousillonnaises sont donc en pause en attendant que nous puissions récupérer de nos blessures. S’agissant de retrouver la piste de Guido le beau dans le cimetière de la ville, nous aurons besoin de toutes nos forces.

Notes pour ma sœur n°7 : Le terrible chevalier noir avait tendu un piège maléfique au chevalier de Clairelame ! Alors que Charles arpentait fièrement les rues de la cité, monté sur son fier destrier, le Chevalier Noir, déguisé en homme-sandwich, sortit brusquement d’un vieux placard pour le pourfendre dans le dos et s’enfuir avant que notre chevalier puisse tenter une honorable réplique.

Je lançai une dague alors que le manant s’enfuyait en compagnie d’une douzaine de ses sbires mais une jeune voleuse malfaisante de la cité nommée Héloïse fit dévier ma dague et s’enfuit à son tour dans les ruelles obscures.
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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Lun 15 Jan 2018 - 20:55

Un résumé qui donne donc à Toritsuma trente points supplémentaires, et donc un total de 2610 points, si je compte bien. Tu confirmes ? Il te reste combien de points non dépensés ?

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par Toritsuma le Lun 15 Jan 2018 - 21:30

SPX Spécial a écrit:...donc un total de 2610 points, si je compte bien. Tu confirmes ?
Je confirme.

SPX Spécial a écrit:Il te reste combien de points non dépensés ?
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Jour 16 - Le Déchu

Message par Gildor le Jeu 15 Fév 2018 - 19:42

Deux jours plus tard, il fallait bien nous rendre à l’évidence : [Héloïse] ne rentrera pas. Il allait donc falloir aller la chercher. Fort heureusement, nous avions appris qu’elle comptait se rendre à la presqu’île du phare, dite la Flèche de Lumière. La barricade passée (un simple ensemble de débris, je m’étais attendue à plus permanent) où je pus faire démonstration de mes misérables talents d’escalade (oui, c’est de l’ironie), et un peu de marche plus tard, nous atteignîmes la place du phare.

Un attroupement d’une dizaine de zombies se trouvaient là. Indice prometteur : ils étaient tous tournés vers le phare, en attente. A l’évidence quelque chose avait attiré leur attention et j’avais bon espoir qu’il s’agissait de notre intrépide chercheuse de trésors.

Ce fut presqu’à se demander si [Sire Charles] n’aurait pu laisser son épée au fourreau tellement ce fut facile. Les zombies ne sont dangereux qu’en groupe important et même moi eus le plaisir de faire éclater quelques crânes pourrissants.

À l’intérieur, nous repérâmes immédiatement des taches de sang menant à une armoire. [Eloi] s’approcha et frappa à la porte. Une voix exigea une identification et [Eloi] commit alors une erreur de débutant : il plaisanta et ouvrit brutalement les vantaux.

À sa décharge, il ne faut pas oublier qu’il est issu d’une cour bretonnienne où les non chevaliers ne sont guère vindicatifs. Et en tout cas n’ont rien à voir avec des combattants acculés. Et [Héloïse] (car c’était évidemment bien elle) correspondait parfaitement à cette description…

Elle bondit et frappa de son poignard. Se prenant la lame dans l’épaule, [Eloi] bascula et la situation fut assez confuse avant qu’enfin nous pûmes persuader la réfugiée de nos intentions amicales. Après une double séance de soins qui permit à chacun de reprendre ses nerfs (même si je me doutais qu’[Eloi] n’aurait rien eu contre une revanche), nous pûmes interroger l’Halfling sur l’origine du diadème avant qu’elle n’aille finir de guérir son bras blessé dans sa cache.

D’après elle, [Guido] était bel et bien vivant : elle avait effectué le changement de propriété du bijou alors qu’il sortait d’une crypte. Pour avoir plus d’informations, il nous fallait nous adresser au maitre du secteur : le capitaine [Lanfranco], capitaine de la Damoiselle Verte et chef du gang des Sang d’Argent.

Encore un autre malfrat avec qui négocier. Mais bon, à quoi d’autre s’attendre en ces lieux ?

Sur le chemin, en voyant [Eloi] se tenir le bras, je me fis la petite réflexion que c’était le moment idéal pour [Solveig] de montrer son intérêt en jouant les garde-malades. Il faudrait que je lui en touche un mot.

Je dois reconnaitre qu’il ne s’agissait pas d’une simple brute à la tête de brigands. Son allure et son accent trahissait des origines tiléennes et ses manières étaient celles d’un gentilhomme. Quelle déchéance peut amener un noble en ces lieux, nous ne le saurons jamais. Et je ne me faisais aucune illusion : pour être l’un des puissants de la ville, il devait s’en cacher de belles sous ce vernis.

Moyennant finances, il accepta de nous renseigner. D’autant plus qu’il s’avéra avoir un intérêt direct à notre réussite : [Guido] l’avait bien contacté et avait convenu d’une rencontre avec [Gormou] son second près de la tombe de dame Armengold de Valence.

Je sais qu’un cimetière est le genre de lieux que les gens préfèrent éviter et que donc il est normal d’y faire des rendez-vous que l’on souhaite garder discrets, mais dans une ville prise d’assaut par les morts-vivants, cette crainte n’est peut-être pas infondée !

Son second n’étant bien sûr pas revenu, [Lanfranco] souhaitait que nous le retrouvions. Comme [Héloïse] avait intercepté [Guido] alors que celui-ci quittait les lieux, il y avait peu de chances que celui-ci y fût encore. Mais c’était notre seul piste, peut-être trouverons nous de quoi poursuivre nos recherches.

Et c’est sur le chemin du retour que se produisit l’incident : nous croisâmes la route du Chevalier Noir.

À la tête d’une douzaine de chevaliers, le terrible seigneur chevauchait dans les rues désertées par la population terrifiée. Nous-mêmes étions repliés dans une ruelle adjacente. Hélas, [Sire Charles] ne put se contenir. Les accusations de couardise dont il avait été la cible obscurcissaient-elles son jugement ? Toujours est-il qu’il bondit hors de notre cachette et défia le chevalier déchu.

De manière surprenante, celui-ci ne prit pas la mouche. Au contraire, il s’avéra avoir ouï de la déchéance du père de [Sire Charles], affirmant qu’il n’avait fait que voir ce que lui-même avait vu.

Évidemment, [Sire Charles] ne voulut écouter ses arguments. Saisissant au vol une réflexion de [Sire Malbaude] sur l’épée des [Clairelame], j’interrompis leur échange en faisant référence à la prophétie. Sans surprise, il la connaissait. Mais il alla plus loin encore en conseillant [Eloi] de regarder derrière l’oreille de sa sœur. Ce n’est qu’à grand peine que je parvins à me retenir de porter la main à la mienne…

Les choses allaient en rester là, [Sire Malbaude] rejetant le défi, quand un chevalier de sa suite intervint, se présentant comme [Sire Gefrelar]. Vu ses armoiries, il se réclamait de la famille de [d’Aucassin] et réclamait vengeance. [Sire Charles] releva le gant sans hésitation et, tous les deux à pieds, ils chargèrent dans un terrible duel.

Très rapidement, il nous apparut évident que [Sire Charles] était surclassé ! Mais il tenait bon refusant la reddition, et jamais combat ne fut plus long. Lui qui nous avait habitués à tailler en pièces ses ennemis devait mettre tout en œuvre pour parvenir à ne pas succomber sous la pluie de coups de son adversaire. Il n’était d’ailleurs pas en reste, arrivant bien à placer quelques bottes et je crus un moment que la Dame allait permettre la victoire d’un noble chevalier par un coup heureux.

Hélas, la réalité n’a que faire des notions humaines telle la Justice, et finalement [Sire Gefrelar] parvint à frapper d’un coup terrible la jambe de notre chevalier. Je pus entendre le bruit atroce des chairs déchirées et [Sire Charles] s’écroula, vaincu.

Satisfait de sa victoire, [Sire Gefrelar] ne l’acheva pas et rejoignit ses compagnons. Je m’élançai pour porter assistant à mon protecteur et parvins à juguler le saignement. Il nous fallait rejoindre le camp au plus vite !

Alors que nous partions, transportant [Sire Charles] tant bien que mal, mon esprit était en émoi et je me devais de garder mes réflexions pour moi. J’en étais maintenant certaine, [Sire Malbaude] était persuadé du bien-fondé de sa rébellion. Et s’il avait raison ? Si la religion bretonnienne n’était qu’une abominable supercherie ? Ayant moi-même pu expérimenter les dégâts de l’obscurantisme aveugle, je me fis une nouvelle fois la réflexion que j’avais bien plus en commun avec le chevalier déchu qu’il ne semble.

Oh, je n’irai pas jusqu’à affirmer qu’il est le véritable héros d’une société corrompue : il a quand même le projet de déchoir la royauté en plongeant la Bretonnie dans une effroyable guerre civile. Mais cela ne doit pas nous faire oublier que même une terrible action peut naître d’une motivation fondée.

Notre arrivée au camp provoqua l’émoi de la suite de [Sire Charles]. Et mis à part le côté simplement humain, cela posait problème pour les jours à venir. Hors de combat, il ne pouvait plus assurer la protection de ses gens. Pire encore, je le sentais bien plus atteint dans sa fierté de noble : même si jamais il ne faisait démonstration de lâcheté, ses actions pouvaient, du point de vue de la noblesse bretonnienne, passer soit pour une défaillance, soit de la couardise ! Et cette blessure-là va être bien plus longue à guérir. Il allait falloir persuader notre chevalier qu’il était toujours notre digne protecteur. La nuit tombant enfin, je résolus d’en parler aux autres demain.

La nuit tombée, je pris mon tour de garde. Contrairement aux autres, j’étais encore fraîche et passer une partie de la nuit aux limites du campement ne m’effrayait pas. C’est alors que j’entendis un bruit d’éclaboussures venant de la rivière.

Sur le qui-vive, prête à battre en retraite en criant au moindre signe de danger, je m’approchais bâton en main. J’eus la surprise d’apercevoir dans la clarté de la lune un Skaven châtain, à l’évidence en train de prendre un bain. Serait-ce l’un de ceux aperçus la nuit précédente ? Je m’approchai sans hostilité pour ne pas l’effrayer, utilisant mon bâton comme support de marche. Curieusement, il ne réagit pas à mon arrivée. Se tournant vers un point sur ma gauche, il appela quelqu’un. Je le saluai en parlant assez fort pour être sure qu’il m’entende, mais toujours sans effet.

Je me tournai dans la direction vers laquelle regardait ce Skaven, et je vis apparaître, sortant de l’ombre d’un arbre, une Skaven blanche avec des cornes. Pendant qu’ils parlaient, je m’avançai sans hésiter vers elle, sûre d’avoir compris ce qui se passait. Ma main traversant la Skaven sans que celle-ci en paraisse affectée me le confirma : je contemplais là un évènement du passé, se répétant peut-être à jamais.

Alors que la Skaven rejoignait son compagnon dans l’eau, je fis la seule chose qui me semblait de circonstance. M’agenouillant, je priai Shallya d’accorder son repos à ces âmes amoureuses échappées d’une époque passée manifestement plus heureuse pour les leurs. C’est alors qu’une petite voix bien connue me répondit qu’ils n’étaient pas du passé, mais du futur.

Alfie ?

Un futur où les Skavens pourraient s’aimer à la surface serait-il donc possible ? Voilà qui ferait bien plaisir à une jeune fille de ma connaissance.

Mais alors que je me détournais vers le camp, les dieux me rappelèrent qu’ils avaient maudit ces lieux. Un bruissement évoquant une voile secouée par le vent me fit lever les yeux au ciel, et se détachant dans la nuit étoilée, une sombre créature membranée d’un cuir bleu me passa au-dessus pour se diriger droit vers notre abri.

Hurlant un cri d’alarme, je tentai d’intercepter ce nouveau démon issu de l’enfer de Tzeentch, mais voilà qu’il piqua droit sur les tentes, arrachant au passage celle de [Sire Charles] ! Hélas, celui-ci était en bien trop piteux état pour se mêler au combat et ne put que donner de la voix pour nous encourager. La chose pivota dans les airs et revint à l’assaut. Ce fut pour se faire cueillir par un éclair de [Bowen]. Mais le démon ne fut que ralentit et plongea sur notre compagnon qui ne put éviter la longue queue fouettant l’air, le frappant en pleine poitrine ! Et les tirs de [Solveig] ne purent percer son cuir.

La situation était critique, quand [Eloi] passa à l’action. Saisissant un tissu d’une tente arrachée, il la fit voler tel un filet, interceptant le démon en plein vol. Totalement empêtré, la créature s’écroula lamentablement sur le sol et je m’élançai pour enfin user de mon bâton. Mais ce ne fut pas nécessaire : d’un seul et souple mouvement, [Eloi] fit jaillir son poignard de son fourreau et il vola pour pénétrer d’un terrible son mat directement dans la gueule de notre assaillant, le renvoyant par ce seul coup de maître dans les limbes des Royaumes que jamais il n’aurait dû quitter.

[Sire Charles], [Eloi] et maintenant [Bowen] blessés, nos gens affolés, un camp sens dessus-dessous. C’est sur cette note dramatique que s’achève cette funeste journée. Nous n’allions pas manquer de travail pour demain !

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Jeu 15 Fév 2018 - 21:00

Et donc, trente points supplémentaires pour Gildor.

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Duel

Message par Gildor le Mer 7 Mar 2018 - 7:48

Comme prévu, la journée fut très chargée, plus encore que je ne le pensais. [Solveig] et [Eloi] organisèrent les péons pour la construction d’une solide palissade entourant notre campement ([Solveig] a-t-elle pu profiter de leur promiscuité ?). Cela n’allait sûrement pas stopper le prochain démon volant, mais je comptais surtout sur l’aspect renfort du moral. [Bowen] s’occupait comme d’habitude de l’intendance, même si même lui ne put détendre l’atmosphère.

Quant à moi, l’examen matinal des blessures de [Sire Charles] me révéla ce que je craignais : son état s’était aggravé et son sang malade avait maintenant atteint le siège de son esprit. Son seul espoir de ne pas devoir subir de graves séquelles était néanmoins des plus risqués.

Une trépanation, opération que seuls les meilleurs médecins osent sereinement envisager. Et, que Shallya pardonne cet orgueil, mais je suis de ceux-ci. Cette délicate opération me prit la journée entière, et au bout de quelques heures, je pus soupirer de soulagement : [Sire Charles] allait s’en sortir.

Hélas, il n’y a pas de repos pour les héros. En soirée, alors que je changeais son pansement à la tête, un émoi se fit entendre à l’entrée du camp. Cris de terreur, fuites éperdues. Était-ce encore une attaque de démons ? Nos vaillants défenseurs hors de combat, Shallya allait-elle devoir pleurer la mort d’innocents ?

Saisissant sa lame et domptant les vertiges, [Sire Charles] se leva et sortit de sa tente dans un grand mouvement d’étoffe. Son visage affichait une détermination implacable. Il savait que son état présent ne lui permettait aucun espoir de victoire, et pourtant il était là, debout, prêt à mourir pour défendre ses gens contre un impitoyable destin.

Et une nouvelle fois, j’eus le sentiment de contempler un roi.

Apparut alors dans la clarté des torches notre ennemi. Ce n’était pas un monstre, mais pire encore : un chevalier surgi des royaumes maudits.



Son armure troublait le regard par ses contours mouvant, le symbole du dieu Tzeentch y apparaissant au gré des chatoiements. Et d’une voix féminine, l’être défia [Sire Charles] en combat singulier, se plaignant, à ma grande surprise, de devoir obéir à son maître invocateur.

Ses manières semblant obéir aux règles de la courtoisie chevaleresque, je pris le risque de prendre la parole, l’implorant d’attendre que [Sire Charles] soit en état de se battre. Notre ennemie se contenta de lui donner jusqu’à la nuit suivante et s’engagea en juste retour d’un échec de sa part de nous livrer le nom de son maitre. Puis, elle disparut, comme avalée par les ténèbres dont elle venait.

Le lendemain, l’ambiance du camp était des plus moroses. Nous comptions même quatre manquants à l’appel, pauvres âmes terrorisées ayant fui dans la nuit. Hélas, nous ne pûmes retrouver qu’un seul des corps. Ma seule et piètre consolation fut que vu son état, cela avait dû être rapide. Puisse Shallya les accompagner dans le royaume de Son père.

De nouveau, il n’y avait rien à faire de la journée, nos guerriers devant toujours se remettre de leurs blessures. Il fallait prendre des mesures énergiques, sinon le début de cour de [Sire Charles] allait s’écrouler sous les coups de butons de la terreur. Et quoi de mieux qu’une petite fête ?

Nous avions tourné les évènements afin que nos gens voient le futur duel non pas comme celui d’un démon envoyé pour assassiner un homme, mais un face-à-face entre un paladin et un chevalier dévoyé, chacun véritable incarnation de leurs divinités dans un duel du Bien contre le Mal. Avec cette présentation digne d’une ballade épique, nous pûmes nous atteler aux préparatifs avec un rapide voyage en ville pour la bière.

Au passage, [Solveig] tînt absolument à s’acheter un arc digne d’elle. Je tentai bien de l’en dissuader, assurée que les prix seraient ici prohibitifs mais en vain. Enfin, au moins trouva-t-elle son bonheur et me laissa négocier. Je réussis à obtenir un prix pour seulement trente pour cent de plus que la normale. Ça vous paraît beaucoup ? Attendez de connaitre le prix originellement demandé…

Le soir arriva et la bière coula. [Bertrand], toujours des nôtres et ayant parfaitement compris l’importance de ramener la cohésion dans notre groupe, nous offrit une belle prestation musicale à laquelle je pus m’associer par ma voix.

Enfin, la damnée réapparut, saluée par un grand silence de nos gens pétrifiés à la vue de son épée enflammée. En armes, [Sire Charles] se leva et dégaina, prêt au combat. Je savais que trop bien qu’il n’était pas tout à fait remis, et je tremblais en me souvenant de sa précédente défaite. Malgré tout son courage, il n’était pas invincible et cette fois-ci, il n’y aurait pas de merci.

Et alors que résonnait le fracas des armes, que les duellistes échangeaient parades et coups devant nos gens fascinés, je réalisai que notre chevalier était pleinement conscient de sa propre faillibilité. Mais, au lieu de le faire trembler, cela au contraire affermissait son bras. Ses coups étaient plus assurés, plus précis que jamais. Ce n’était plus de la témérité, mais du courage. Celui où l’on prend conscience de sa peur pour pouvoir la vaincre.

Vous vous souvenez que des mois plus tôt je vous avais parlé des contes de fées que l’on me contait enfant ? J’avais face à moi l’un de ces grands chevaliers qui font la légende. Des pures incarnations des valeurs pour lesquelles ils se battent jusqu’au bout. Et je ne fus pas la seule à prendre conscience de la sincérité du cœur de [Sire Charles] : sa Dame intervint ! Dans un souffle divin, sa lame s’illumina d’une flamme d’un bleu royal des plus purs, répondant au rouge infernal de l’arme de son ennemie.

Les visages des spectateurs illuminés des reflets bleus et rouges des combattants, la danse mortelle à laquelle ceux-ci se livraient, on en entendrait presque les chœurs d’une chorale divine, et soudain, LE coup décisif, LA botte parfaite…

Et dans un fracas d’acier, la damnée s’effondra.


Dernière édition par Gildor le Mer 7 Mar 2018 - 8:22, édité 1 fois

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Jour 17 - épisode 2 - Le Chevalier Cannibale

Message par Gildor le Sam 17 Mar 2018 - 15:10

Le reste de la nuit fut un délire euphorique. De nouveau nos gens voyaient [Sire Charles] comme leur protecteur invincible. Oubliés les précédents déboires. Soulagée au plus haut point, je me permis d’accompagner l’allégresse générale. Shallya miséricordieuse comprendra sûrement !

Le lendemain matin, nous pûmes reprendre nos périples sous de meilleurs auspices. En premier lieu, il ne restait de la chevalière que son épée maudite, tout le reste de sa dépouille était retourné dans les noirs royaumes. Une rapide analyse de [Bowen] nous confirmant son pouvoir chaotique, nous décidâmes de la remettre à un collège de magie pour laisser ce problème à de vrais spécialistes de ce type d’objet. Evidemment, ce ne fut pas sans moult précautions que la lame maudite fut mise dans une caisse soigneusement scellée.

Puis vint le sujet du serviteur de Tzeentch, invocateur de la chevalière damnée. Celle-ci avait tenu parole et lâché dans son dernier souffle le nom de [Frère Cyprien de Shallya]. Ce nom ne me disait rien, mais ce cas de serviteur de Tzeentch déguisé en prêtre de Shallya était familier à mes compagnons : encore une fois, ils étaient rattrapés par leurs précédents exploits et l’un de leur ennemis ressurgissait de l’ombre. Ils avaient connu cet individu, ainsi que son vrai nom, [Faustus de Talleyrand].

Et les pièces de la mosaïque s’assemblèrent ! Le défi avait souligné ce qui aurait dû être flagrant : toutes les attaques des démons avaient été par des serviteurs de Tzeentch et ciblaient directement [Sire Charles] ! De plus, elles avaient commencé non pas à notre première nuit, mais après que nous ayons visité le temple de Moussillon. La déduction à faire était claire : notre tourmenteur s’était de nouveau caché sous un inoffensif habit religieux et, par un mauvais hasard, nous avait aperçus lors de notre entretien avec [Dame Aurore].

Animé d’un juste courroux, [Sire Charles], enfin totalement remis de ses blessures, se dirigea d’un pas vif vers le temple. [Dame Aurore] nous reçut immédiatement et frémit à nos soupçons qu’un de ses gens était un pion de Tzeentch. Elle nous accompagna jusqu’à la cellule de Frère Cyprien, arrivé depuis seulement quelques mois. Elle frappa à la porte.

Et la situation dégénéra.

À l’évidence, [Faustus], car c’était bien lui, était au courant de son dernier échec et s’attendait à notre arrivée. Le fait qu’il n’ait pas fui reste un mystère pour moi. Peut-être espérait-il nous vaincre ? Ou était-il consumé par son désir de revanche ?

La porte explosa, projetant [Dame Aurore] contre le mur ! Alors que mes compagnons s’élançaient à l’assaut, je me précipitai à sa rescousse. Grave erreur : je me mis ainsi dans l’encadrement de la porte, me rendant visible par [Faustus] et ses deux familiers :





Hideuses abominations en forme de champignon inversé et crachant de leur bras creux des jets enflammés. À ma décharge, je l’ignorais encore à ce moment, mais ne tardai pas à le découvrir : une boule de feu fusa droit sur moi !

Heureusement, j’étais encore trop loin pour que celle-ci ait conservé toute sa force d’impact et ne fut que légèrement brûlée. Alors que je tirais [Dame Aurore] hors de portée, mes compagnons menaient un dur combat. Constatant qu’elle n’était finalement que sonnée, je pus enfin les rejoindre pour les aider de mes maigres compétences martiales.

Le combat fut d’abord plus impressionnant que dangereux. L’armure de [Sire Charles] se riait du feu démoniaque, tandis que [Bowen] et [Solveig] saisissaient cette nouvelle occasion de développer leurs attaques à distance. Et finalement, le félon s’effondra en maudissant le chevalier, entrainant avec lui ses funestes serviteurs.

Hélas, ce ne fut que le début. Son maître immonde montra son déplaisir de voir tomber son laquais. Et dans un écœurant vacarme de chairs torturées, l’âme de [Faustus] livrée aux tourments éternels, son corps se transforma en une titanesque monstruosité emplissant toute la pièce de ses formes mouvantes et changeantes, tentacules barbelés jaillissant d’une masse frémissante.



Rien ne prépare une âme humaine à un tel spectacle. Mais il en fallait plus pour nous stopper. Nos divinités nous épaulèrent-elles dans cet affrontement infernal ? Toujours est-il que les coups de la bête ne purent que défoncer le carrelage, témoin de leur violence mortelle s’ils avaient réussi à nous atteindre.

Esquivant, parant, répliquant, ce fut avec un soulagement immense que nous vîmes enfin l’Enfant du Chaos disparaître de notre réalité.

Une nouvelle fois, nous avions triomphé. Je n’emploie pas en vain ce mot : cet exploit avait été public. Nous pouvions parier que cette nouvelle d’un agent du Chaos infiltré dans le temple de Shallya et vaincu par un chevalier allait se répandre comme une trainée de poudre dans toute la ville ! La réputation de [Sire Charles] allait flamboyer et, je l’espère, son moral avec. Lui qui ne cessait de prendre des revers et s’était même retrouvé avec une accusation de couardise voyait son blason retrouver son éclat.

Le combat fini, je constatai que nos quelques blessures n’étaient que contusions mineures. Par contre, je ne pouvais en dire autant de l’état de la pièce. Les morceaux épars de la bête, chargées d’énergie néfaste, en disait long sur la nécessité de prendre d’énergiques mesures : purification par le feu et scellement de la porte.

Et la journée ne faisait que commencer. Nous allions enfin pouvoir consacrer l’après-midi à la reprise de notre mission, seule piste pour retrouver [Guido] : trouver ce qui est arrivé à [Gormou], second du capitaine [Lanfranco].

[Sire Charles] ne manquait pas de courage, mais il savait aussi ne pas la confondre avec la témérité. C’est ainsi que notre tactique dans les cryptes fut des plus précautionneuses : nous étions à l’évidence en plein territoire goule. Du sang partout, d’hideuses déglutitions assourdies derrière une porte que nous n’osions ouvrir… Malgré tout cela, il faut croire que les dieux avaient décidé que l’heure de [Gormou] n’était pas encore venue. Nous le trouvâmes toujours vivant, recroquevillé dans une petite pièce.

Ni à boire ni à manger pendant deux jours, blessé, attendant l’atroce moment où les goules le repèreraient, il avait été protégé de la main de Shallya pour tenir. Et allait pouvoir bénéficier des miennes. Toujours sur le qui-vive, silencieusement, nous le remontâmes à la surface pour le ramener à la Demoiselle Verte.

Le capitaine [Lanfranco] fut aussi surpris qu’heureux de voir son second en vie. Un peu remis de ses émotions, celui-ci pu nous décrire l’attaque des goules pendant la réunion. Et [Guido] ? Avait-il fini dans l’estomac des répugnantes créatures ? Eh bien non. Toujours vivant, il avait été emmené par leurs assaillants, sans doute pour un futur en-cas.

Tout était-il perdu ? [Sire Charles] allait-il devoir rentrer sans prisonnier, avec seulement sa parole comme preuve de la mort du voleur ? Nul doute que ce rapport serait vu comme un nouvel échec, jetant à nouveau un injuste déshonneur sur son nom !

Mais il y avait encore un espoir. Enfin, plutôt une nouvelle folie à tenter.

Les goules étaient organisées en un royaume souterrain, avec à leur tête un morbide seigneur, le Chevalier Cannibale. Il nous fallait le rencontrer, et [Lanfranco] pu nous orienter vers [Dagobert], un poète passionnés des sinistres légendes de la ville.

Nous le trouvâmes à la taverne où il avait ses habitudes. Je fus agréablement surprise : ce n’était pas un vaurien se targuant de quelques bribes dérisoires de savoir, mais bien un homme de lettres extrêmement désireux de partager son savoir. Contre son engagement de lui conter toute l’entrevue, il accepta de donner un artefact d’invocation, une tablette sur laquelle était écrit du bretonnien ancien. Nous n’avions qu’à attendre la nuit tombée (il faut bien respecter les usages !), lire à voix haute la tablette et la jeter à l’eau. Alors, le passeur [Morbepoigne] apparaitra.

Le soir même, nous étions prêts à nous jeter dans la gueule des goules. Littéralement. L’invocation fonctionna, mais n’imaginez pas un serviteur solennel. [Morbepoigne] se montra familier et moqueur. Il accepta de nous emmener voir son maître, et nous pénétrâmes dans un royaume interdit.





La cour du Chevalier Cannibale est exactement comme vous pourriez imaginer le siège du pouvoir d’un tel lieu. Goules aux gémissements affamés, décors décharnés témoins d’une époque révolue… Et cette odeur de champ de bataille… Seule ma triste habitude des hôpitaux me permit de tenir le choc. Mais je tremblai lorsqu’enfin le seigneur souterrain nous fit face.



[Sire Charles] paraissait insensible à la menace innée de ce temple de l’horreur. Nouveau héros de Moussillon, émissaire spécial du duc Adélard, il présenta sa supplique comme il l’aurait fait face à n’importe quel autre chevalier.

Avec une hideuse grimace qui devait lui tenir de sourire, Le Chevalier Cannibale accepta d’y répondre favorablement. Assurément, il devait trouver la situation assez amusante pour y laisser ce qui n’est pour lui qu’un banal repas. Mais bien sûr, il y mettait condition et nous pûmes avoir une nouvelle démonstration de son sens de l’humour.

[Sire Charles] devait choisir : assassiner Sire Gefroy le Pur, un noble chevalier, empoisonner l’eau du puits du Quartier de la Chapelle de Shallya ou bien couler le navire du gang des Ecorcheurs.

La troisième semblait évidemment la moins immonde. Après tout, la conséquence serait de mettre fin aux agissements d’assassins. Certes, mais fondamentalement, il était également question d’obéir à un être maléfique et de livrer des êtres humains aux crocs de ses sujets.

L’honneur tout juste retrouvé de [Sire Charles] allait-il lui permettre d’accéder aux demandes du Chevalier Cannibale ?

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Sam 17 Mar 2018 - 20:27

Ce qui nous fait trente points d'expérience de plus pour Gildor !

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par Toritsuma le Ven 23 Mar 2018 - 11:49



Il est parfois des choses désagréables qui s’obstinent à vous pourrir la vie.

Je pensais être débarrassé de la jeune Halfling complètement-dingue [AÏE !!] rencontrée dans son placard « une étoile » quand, rappelant la démone un peu plus tôt, elle débarqua au campement.

J’eus un premier réflexe de survie. Je la laissai discuter avec notre chevalier et notre cuisinier magique pour répondre favorablement à la proposition de partie de pêche de Bertrand le forestier.

Mais bizarrement, le chevalier me chercha du regard puis m’appela pour que je me joigne à la discussion. Me voyant arriver, la psychopathe Halfling déploya un sourire carnassier qui en disait long sur ses aptitudes de diplomate. [AÏE !]

Une vive discussion s’engagea sur le récit des dernières aventures de mes compagnons tandis que, resté au campement, j’avais œuvré pour ériger une palissade de bois et creusé quelques fosses en vue de futures attaques nocturnes de démon.
J’étais très réticent à l’idée de rentrer dans le jeu du chevalier cannibale et d’accepter de réaliser une de ses trois missions contre la remise de Guido le Beau.
La moins [AÏEUH !!! Mais j’ai rien dit de méchant là !!! &#éà@%$!!!!]… la moins déshonorable des trois était de couler la Vierge Fidèle, le bateau pirate de la bande des Écorcheurs.

Je dus me résoudre à l’idée que, faute d’alliés puissants et d’informations en Moussillon, nous devions en passer par satisfaire les caprices du monstrueux Chevalier Cannibale.

Héloïse, la magnifique et gentille Halfling – pas psychopathe du tout – contrairement à sa sœur jumelle [AÏE !!] – nous signala que ses poteaux étaient enfermés dans la cale du navire pirate et qu’il fallait veiller à les récupérer avant de le couler.

Bizarre, je ne voyais pas bien ce qu’elle pouvait bien trouver d’intéressant à des poteaux.



Je lui proposai d’intervenir de nuit, s’avancer vers les gardes du navire et leur proposer du rhum offert prétendument par le célèbre commerçant de la ville Rebinger – Héloïse étant connue pour faire affaire régulièrement avec lui. Et puis, sur un malentendu, les gardes pouvaient trouver ça louche et séquestrer la splendide Halfling avec ses totems de bois, dans la cale du bateau.

Évidemment le rhum fut avantageusement amélioré par Bowen qui lui donna un certain effet soporifique. Quelle que fût l’issue, j’aurais ma vengeance ou le succès de l’opération de sabotage.

Héloïse se présenta aux gardes avec sa petite charrette à bras, proposa le rhum et après quelques minutes, les gardes dormaient à même le quai ou le pont supérieur du bateau.

Sans autre forme de procès, nous prîmes possession des lieux.

Je dû abattre le garde de la cale qui beuglait à l’invasion du navire tandis que Bowen et Clairelame fouillaient les autres parties du navire.

Les poteaux d’Héloïse étaient en fait ses amis, tous enchainés dans la cale. Je fouillai le garde abattu, récupérai ses clés et libérai les prisonniers et leur demandant de fuir en silence.

Bowen et Clairelame trouvère un stock de poudre dont il fut décidé de s’en servir pour couler le bateau. Héloïse, elle, était suspendue à son pied de biche, coincé sous le couvercle d’une des énormes caisses qui était plus hautes qu’elle. Visiblement elle forçait sans résultat pour l’ouvrir.

J’en profitai pour lui passer des fers aux pieds, les verrouiller et sortir du bateau pour mettre le feu au stock de poudre.

Elle hurla si bien de détresse que notre chevalier retarda la mise à feu pour aller la sauver.

Puis nous fîmes sauter le navire.

Héloïse se rua sur moi pour me féliciter d’être aussi pernicieux qu’elle [Ha ha ! Évité !]. Tel un moustique sous acide, elle fendit l’air de son épée sans arriver à m’atteindre, révélant ainsi qu’elle est plus efficace lorsqu’elle sort de chez elle. [AÏE !!]

Nous étions encore en ville lorsque l’âme damnée du Chevalier cannibale se manifesta pour nous proposer de nous conduire à lui, vu que, visiblement, nous avions réalisé notre part du marché.

Nous descendîmes dans les entrailles de la ville ou dans la ville des entrailles, cela marche aussi. Les lieux étant occupés par les sbires du chevalier : en majorité des goules. Le maître des lieux nous accueillit. Beau joueur, le monstre de laideur libéra Guido le Beau et nous le remit.



Pour un bref instant seulement.

Un bruit d’alerte retentit dans la demeure du chevalier cannibale. Celui-ci se leva et nous invita à l’accompagner évoquant de donner la chasse à des intrus sur son domaine : des Skavens.

Je n’en croyais pas mes yeux. Des hommes-rats. Les légendes et autres racontars entendus en taverne disaient donc vrai. Une troupe de demi-rongeurs attaquaient les goules du chevalier. L’un d’eux faisait des ravages. Il était équipé d’une arme étrange lançant des attaques luminescentes et verdâtres. Œuvre du Chaos ?



Je restais en retrait du conflit ne voulant pas prendre part aux affaires du maître monstrueux des souterrains. Ce dernier eut raison des assaillants, fit prisonnier le Skaven à l’arme étrange et récupéra cette dernière des mains d’Héloïse qui s’en était discrètement emparé.

Les dires de la créature évoquaient une source étrangère à ce monde quant à l’origine de l’arme.

De même, j’eus le témoignage de plusieurs personnes pour étayer cette étrange affaire.

Tour d’abord, Guido le Beau, définitivement libéré du chevalier cannibale nous assomma d’un discours dans lequel il est question du réveil d’une créature aux nombreux yeux et de la chute de la chevalerie Bretonnienne. Corrélant les mots entendus de la bouche endormie de ma sœur lorsqu’elle récitait sa comptine.

Ces dires furent complétés par Sœur Judy et Bowen qui rêvent régulièrement d’un lieu de métal aux mains de ces « Anciens » – mais surtout – ils me montrèrent une marque derrière l’oreille de Guido et dégagèrent leurs cheveux d’une main pour me montrer la leur. Le Chevalier Noir m’avait donc donné une bonne indication quant à la comptine étrange de ma sœur !

Guido le Beau fait prisonnier, nous organisâmes notre départ des terres du Moussillon forts des nombreuses personnes nous ayant rejoint au cours de notre aventure.

À l’aide de beignets de poulet – cuisinés par Bowen – gage de qualité – je torturai Guido afin qu’il m’en dise plus sur sa cicatrice derrière l’oreille et l’endroit où il l’avait obtenu. C’était en forêt proche du domaine de mon père. Une région ou possiblement Bowen et Judy avaient pu trainer pour recevoir également la marque. J’évoquai à mes compagnons mon envie d’aller y faire un tour et voir de quoi il retournait. Ils furent du même avis. C’est également pendant le chemin du retour qu’Héloïse me proposa, à mon grand étonnement, de partager un pichet de bière. Je la fis gouter par le chien du convoi – attendit qu’Héloïse en prenne une gorgée – avant d’en boire moi-même. Étrange… et je suis bien toujours vivant pour écrire ces lignes… Ce doit être une ruse pour me mettre dans l’embarras. Il faudra que je trouve une idée du même acabit.

Le passage du cordon de sécurité au nord des terres du Moussillon fut une formalité. Nous étions une cinquantaine à accompagner la tête (bien vivante) de Guido le Beau afin de la remettre au duc Adélard de Lyonesse.

Le duc nous fît bon accueil. Il écouta notre récit et félicita Clairelame pour la restitution du collier volé. Il lui donna également en reconnaissance de son titre un petit domaine dont nous savions tous qu’il était infertile et dénué de tout intérêt. Finalement, à part l’image, ce seigneur ne devait pas valoir bien mieux que celui des souterrains de Moussillon.

Charles avait quand même obtenu une certaine reconnaissance en récompense de sa quête. Nous avions retrouvé le sommeil sur des litières plus civilisées et… j’eu une idée. Je partis en ville faire quelque achat.

Le lendemain avant notre départ, Héloïse reçu une livraison.

À son grand étonnement, elle découvrit une armoire de belle facture. Je me félicitais de son air perplexe mais, rentrant penaude sous sa tente, j’eus un terrible doute : et si la bière offerte plus tôt n’avait finalement été qu'une tentative de réconciliation cordiale ?

Nous prîmes la route vers notre domaine respectif laissant quelques-uns de nos suivants derrière nous, ceux ayant préféré continuer leur vie au duché.

Au château du beau-frère de Charles, notre séjour tourna court.

Mon père fit irruption dans son style bien particulier, agitant avec colère une lettre sous le nez de Charles, tout en lui demandant de s’expliquer sur le champ.

La lettre, écrite visiblement par un escroc (Charles me jeta un regard à sa lecture, se demandant si j’en étais l’auteur) était signé de « Charles Clairelame ». Elle demandait à ma sœur de rejoindre le chevalier tout au sud du royaume dans la ville de Quenelle. Le faux Charles écrivait qu’il ne pourrait convaincre sa parenté pour officialiser son amour en guise d’argumentaire. Et ma sœur l’avait cru, d’où la colère de mon père.

Je calmai mon père et devant l’enthousiasme de mes nouveaux amis je pris le chemin du sud vers Quenelle. Mon père, me voyant prendre une tâche qui devait lui revenir ne put faire autrement que de m’équiper à ses couleurs en me promettant à demi-mot une reconnaissance durable si je lui ramenais Camélia.

Qui avait enlevé Camélia ? Pour quel motif ? Quel crédit mettre en cette lettre visiblement rédigée par un être plein de duplicité et par conséquent, Camélia était-elle bien si loin sachant que tout laisser plutôt à penser qu’il s’agissait d'une ruse pour nous détourner bien loin d’ici.

Mais là encore nous n’avions guère le choix.

Après tout, nous avions bien retrouvé un voleur en Moussillon.

Notes pour ma sœur N°8 : Rattrapant Héloïse par le col, cette dernière nous supplia pour sa vie et nous conduisit à l’antre du Chevalier Noir. Les lieux étaient déserts, le vil chenapan ayant encore trouvé le moyen de persévérer dans l’indignité de la fuite. Guido le Beau, son âme damnée était en train de dévorer des cadavres.
Après un combat mémorable sur les remparts de la cité, Guido jeta bas son épée et se rendit devant l’habilité de Charles. Mais celui-ci ne se réjoui pas. Ce tournant vers nous le mine sombre il nous cria : vite ! À la ville de Quenelles ! Ma promise est en danger !
Armés de notre courage, suivant les couleurs de Charles, nous fîmes route pour te libérer, accompagnés par la gente du chevalier et par Héloïse, la Halfling repentie maléfique. [AÏE !!]
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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Ven 23 Mar 2018 - 20:57

Un très bon récit, une fois de plus, qui octroie à Toritsuma 30 points d'expérience supplémentaires, pour un total de 3070, dont 70 pas encore utilisés, si je compte bien.

À noter que nous allons changer de saison. Je vais donc verrouiller ce sujet, et les résumés seront désormais mis dans le post intitulé : Warhammer - Le Réveil du Géant.

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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par Talyk le Sam 7 Avr 2018 - 20:35



Ah ! Ce qu'il ne faut pas faire pour aider son prochain, et surtout ses copains !

Laissez moi vous dire que quand on a failli se faire tuer dans un placard au sein du Moussillon, on en ressort pas sans une certaine appréhension. Mais qu'importe ! On a un code chez nous, une éthique, m'voyez ? On lâche pas les potos quand ils sont dans le pourrin jusqu'au dessus des oreilles. C'est ainsi que moi, Héloïse, je devais sauver mes camarades capturés par ces satanés Ecorcheurs, que je crache mille fois sur leur sale face de Skaven ! Oui !

Mais, comment vous dire ? Y'a des jours comme ça, dans la Vie, on tombe pile sur les bonnes personnes ! J'ai suivi et retrouvé mes « sauveurs » de la Flèche, surtout le grand là, la tête en l'air qui pense qu'ouvrir les portes avec un « Coucou » -même sympathique !- va vous faire oublier que vous avez des abominations au cul ! Et beh, me croirez-vous ? Et ben oui, je les ai entendu parlé de couler un bateau des Ecorcheurs. Comme par hasard ! Que ça fait bien les choses, et les pieds aussi ! Alors ni une, ni deux, je suis sortie de mon buisson pour aller leur causer à ces braves gens !

Boh, me direz-vous, y'en a un qui tirait la tronche, tout ça pour un petit coup de dague dans le bras, dont il avait l'air de s'être parfaitement remis ! J'ai même cogné dessus plusieurs fois pour vérifier ! Y'en a là-dedans, hein ?

J'entre donc dans la discussion, afin de leur présenter le plan -et uniquement valable!- de les aider s'ils choisissaient d'aller couleur leur navire à ces Ecorcheurs de malheurs. Et bah y'en a un, toujours le même, qui a mis trois tour de lune à se décider pour dire oui ! Le même évidemment, qui a la dent de la rancune pire qu'une la pourriture derrière un cul d'goule ! Ah je vous le dis, mon altruisme me perdra !

Mais bon, on a fini par voté et paf, j'l'ai emporté !

Je lui souris quand-même, genre gentiment, au gars méfiant du groupe. Je lui en veux pas, il a été maladroit et j'ai eu la dague rapide. Boarf, il va pas m'en vouloir pour si peu, c'est un grand costaud ! Poing sur le bras à l’appui !

L'affaire conclue, on se prépare comme il faut. Et v'là t'y pas que mon compère gueule de terre propose un plan génial ! Si si ! Je me déguise et l'autre Halfelin -Bowen, un chouette type, qui cuisine avec un talent indéniable!- mijoterait un rhum arrangé pour faire dormir les gardes. Du grand art ! Du théâtre comme à la maison !

J'me déguise donc, avec mon art tout aussi indéniable que le talent de cuisinier de mon comparse, et je m'en vais distribuer mon rhum trafiqué à tous ces soiffards. Et paf ! Plouf !... Plouf ? Ah merde, un des types s'est endormi en passant par-dessus bord ! Bon beh... tant pis ! Les potos en premier !

On trouve la cale, on descend, et merde on en avait oublié un dans le tas ! J'ai senti un courant d'air me frôler quand une flèche planta le gars sur le mur de bois en fasse ! Ouah ! Y'a du niveau dans ce groupe d'aventuriers ! On libère tout le monde, chacun de mes camarades compris. Et là, que vois-je ?... Une caisse, là, qui était toute prête à se faire ouvrir comme une demoiselle à la rosée du matin ! Je m'empare de ma fidèle Bertha -mon pied-de-biche fétiche!- et j'essaie de l'ouvrir. Gnnnnnh !! C'est que finalement, elle était plutôt ouverte comme un portier de prison ! Et là, tout à coup, qu'est-ce que j'entends ? Clic. Un clac et je vois par-dessus moi l'copain Eloi qui me fait : « Aller salut, et dépêche toi, j'ai allumé la poudre ! ». KEUWAAAAAAAAAAAAH ?! LE [Insérer plusieurs noms d'oiseaux de vos choix du vocabulaire fort fleuri des gens des bas-fonds du Moussilon] !!!!

Ma gueulante bien placée alerta le Chevalier -un vrai, avec de l'honneur et tout!- qui voulut se précipiter à mon secours ! Mais, aha ! On ne piège pas Héloïse Piedalouette si facilement, autant qu'on veut s'en débarrasser ! Un crochetage rapide et hop, je filais dehors en hurlant au chevalier de partir aussi. Et BOUM ! Plus de bateau !... Et j'ai manqué de faire compter un membre de moins au groupe d'aventuriers -pas tellement indispensable, si ? Ouais bon si un peu il a placardé (Haha!) un mec contre un mur de la cale quand-même !-.

J'ai manqué le [nom d'oiseau à nouveau à votre convenance] de pas grand chose ! Mais... A bien y réfléchir... En rangeant mon épée, j'ai souri -intérieurement!-. On est pas loin d'être pareil lui et moi, et j'pense qu'on pourrait bien s'entendre au final. Si il arrêtait d'être aussi rancunier !

Bon, parti de là, on file chez un autre Chevalier. Moins sympa celui-là, car il mangeait de la chair humaine. Et il a des membres de Comité qu'on aimerait pas non plus recevoir chez soi pour un dîner en bonne et due forme. Apparemment, le deal c'était de troquer le bateau coulé contre un type qui s'appelait Guido le Beau. Et ben vu la tronche du gars, le sobriquet lui collait pas au pif si vous voulez mon avis !

Et v'là qu'on se fait embarquer dans une baston entre Monsieur Cannibale et des Skavens complètement ravagés -des Skavens quoi, j'les déteste ceux-là!-. Par contre, y'en a un qui avait un truc sympa, avec des lumières et tout. Un truc qui intéresse, m'voyez ? Bah au final, j'ai été récupéré, ça avait peut-être un p'tit coup de valeur ! Et ben non ! J'me le suis fait piquer par le Cannibale qui, après un interrogatoire bref, a tué le Skaven tireur avec... son arme à tirs !

Pfiou, enfin on est sorti du trou géant à rats qu'était le Royaume du père Mange-Chair. J'ai pas trop compris, mais les camarades ont parlé des pleins de trucs, et montraient des marques bizarres faites derrière l'oreille de quelques uns. C'est quoi ? Ils font parti d'une espèce de secte ?... Apparemment, ça intriguait mon copain rancunier. Sa sœur semblait avoir un problème avec ça aussi. Les copains qui ont survécu, en tout cas, ont eu une belle proposition du Chevalier que j'aurai trouvé aussi bien pour moi, si je n'avais pas senti qu'il y avait des richesses nouvelles à trouver en continuant de les suivre.

En tout cas, ce soir-là, je décidais d'enterrer la dague de guerre avec mon grand copain bougon -et pernicieux!-. Après tout, si on doit faire marche ensemble, autant que ce soit en bon terme ! Alors que je suis approchée de lui, chopes de bière dans chaque main, et j'ai trinqué avec lui en lui proposant de repartir sur de bonnes bases ! Un truc bizarre, c'est qu'il a fait boire un chien dedans avant de boire ensuite à son tour. Eurk ! Personnellement, je la préfère sans bave de chien la mienne !

Et bon sang, on allait sortir du Moussillon ! Sortir ! J'allais voir autre chose que ces ruelles pourries et ces bagarres avec les autres gangs du coin ! La nouvelle vie m'appelle !

On a donc voyagé jusqu'à un nouveau patelin. Enfin... avant, on a été voir le Duc et puis le Chevalier -Charles je crois- a reçu des cadeaux en guise de remerciement. Vu la tronche des copains, j'pense que le pauvre s'est fait blouser ! On a passé une nuit bien reposante mais un truc bizarre est arrivé le lendemain matin. On m'amène une livraison d'un paquet immense tout en me demandant de payer pour le déplacement. Et puis quoi encore ?! J'avais rien commandé ! C'était quoi cette embrouille ? Malgré tout, et avec la bonté de madame Lucy -une chouette dame il faut le dire ! Elle m'avait soigné la dernière fois à la Flèche !- qui a payé ces margoulins, j'ai ouvert le paquet.

Qu'est-ce que c'était que cette idée ?

C'était une armoire. Une armoire ! Bon, ok, elle était jolie. Mais j'allais la mettre où et en faire quoi ? Pff ! Je l'ai laissé sur place et je suis retournée sous ma tente, perplexe et grimaçante. Quelle idée de m'offrir ça. C'est bien gaspiller son argent pour rien !... Je n'ai même pas essayé de savoir de qui ça venait. Sans doute une sorte de blague qui m'a échappé.

Et nous voici en route pour l'air frais du en-dehors du Moussillon ! Ahhh !

On est arrivé dans une autre contrée, apparemment là où vivait le beau-frère de Sire Charles. C'était bien douillet et cossu ! Ca sentait bon l'argent et les pièces par ici ! Que de tentations à réprimer ! Mais je n'ai même pas eu le temps d'y songer qu'un type hurlait dans un coin à côté. Il brandissait un papier, rouge, du genre furieux à s'en faire éclater une veine sur son crâne, en demandant des explications à Charles. Bah quoi ? Il a pas le droit d'écrire ?

En voyant le visage de Charles devenir aussi rubicond que le hurleur, qui dévisageait mon copain Eloi, j'ai pigé que y'avait du gravier dans le pain. Chippant la lettre au passage -c'est que je suis rapide!- je me suis mise à lire à haute voix pour mieux comprendre les raisons de ces vociférations, douloureuses à mes oreilles fines.

Ah beh mes couillus !

C'était une lettre que Charles à sa dulcinée Camélia, qui apparemment était la sœur d'Eloi et donc la fille de l'homme criard. Donc cet homme était le père d'Eloi ! Oh putréfac d'bon Dieu ! J'ai regardé Charles en lui disant qu'il était bien enflammé d'écrire un truc pareil pour sa belle. Mais par contre, côté discrétion, fallait revoir le plan !

C'était pire qu'un Skaven à l'heure du déjeuner ! En fait, Charles n'avait pas écrit la lettre ! Mais quoi donc que c'était que c't'embrouille ?!

Y'avait plus qu'une chose à faire : aller au rendez-vous noté dans la lettre et récupérer madame Camélia qui avait fait la fille d'en l'air !

Entre temps, on aura bien l'occasion de choper quelques objets utiles au passage -et avec de la valeurs!-. Va falloir s'accrocher, mais je sais que je peux compter sur le bras armé de mon pote Eloi pour qu'on aille faire lumière et richesse dans le tas !


Note : Bon sang ! Faut que je demande sa recette à Bowen pour l'autre fois ! Lui, j'le lâche plus non plus ! Dame Lucy au moins, elle a la tête qui pense droite et Charles... il a l'air dans la panade, mais il a voulu me sauver la Vie sur le navire puis il a donné une chouette condition à mes potos, alors à mon tour de lui montrer que même des gens de not' condition, on sait savoir aider !

Comptine à penser :

C'est mon grand pote Eloi
Qu'à reçu une dague à son braaas !
Hélo' avisée, lui a fait r'marqué,
Copain faut r'gardé, ton bras tout blessé !

Et bien, me dit Eloi,
C'est grâce à toi que je le dois !
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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par Toritsuma le Sam 7 Avr 2018 - 21:04

[Toussote et imite la voix du MJ]
Bravo, un très bon résumé de l'armoire à glace vivante.
Malheureusement elle perd 30000 xps et se transforme en poulet car elle a utilisé le mot "bras".
[Sifflote]
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Re: Warhammer - Le Secret de la Claire Lame, les résumés

Message par SPX Spécial le Sam 7 Avr 2018 - 22:38

[Explosion atomique]

QUI A OSE PROVOQUER UN PARADOXE DANS LES VENTS DE MAGIE ?!?



Blague à part, Talyk gagne 30 PX supplémentaires.

Toritsuma bénéficiera de la grâce de Tzeentch pour cette fois, mais il risque d'être surpris s'il ose outrepasser les limites entre PJ et MJ une autre fois !

Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil

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