Le clan Nosferatu

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Le clan Nosferatu

Message par Lord Musashi le Dim 3 Sep 2017 - 13:05

Les Nosferatus


Quoi que vous cherchiez et n’ayez pas trouvé, quoi que vous tentiez de dissimuler aux autres, je suis déjà au courant. Je me fiche bien de savoir
ce que c’est ou de la valeur que cela peut avoir à vos yeux : vous n’aurez de toute façon jamais les moyens de vous payer cette information.


Ne vous y méprenez pas : le clan Nosferatu est chassé. S’ils sont nerveux, lâches ou prompts à décamper, c’est uniquement parce que quelqu’un ou quelque chose est à leurs trousses. S’ils fanfaronnent et font preuve de courage ou d’agressivité, c’est parce qu’ils sont au pied du mur. Ils savent ce que personne ne devrait savoir. Cela les pousse à creuser d’autant plus, dans l’espoir de découvrir enfin le secret qui assurera leur sécurité. Ils s’enfoncent dans des ténèbres qu’il vaudrait mieux laisser en paix, et sont de plus en plus en danger. Le clan tout entier est entraîné vers des puits sulfureux, voire plus loin, là où même les démons n’oseraient s’aventurer. Le sang recèle des secrets. Ces terribles vérités se manifestent dans la chair nosferatu, corrompent leur peau, font plier leurs os, et leur donnent une apparence cauchemardesque qui repousse même les aveugles. On raconte que le fondateur du clan, Absimiliard, avide et vaniteux, fut maudit par Caïn à cause de son obsession pour la beauté, ce qui lui valut des traits tellement horribles que les anges pleurèrent. Les rejets incessants qu’il essuyait de la part des êtres ravissants parmi lesquels il se comptait autrefois le poussèrent à traquer son engeance pour la détruire. On raconte aussi des histoires de sorcières dans les bois de l’Est, qui dévorent des villages entiers dans l’espoir de tuer un seul Nosferatu. Mais ce ne sont que des légendes, et la seule vérité que les Prieurs reconnaissent est celle qu’ils sentent dans leur sang : on les chasse pour ce qu’ils savent, et leur seul espoir consiste à en apprendre davantage. Les Nosferatus font commerce des secrets. Les banales histoires de leurs cousins ne sont guère plus que des distractions. Le simple fait qu’ils existent ébranle plus les Nosferatus que n’importe quel secret scabreux que pourrait cacher un prince, et c’est pour cette raison qu’ils parviennent encore à rire quand les rumeurs qu’ils ont répandues poussent une ville au bord de l’implosion. Les mystères des meurtres, du chantage et de la corruption du pouvoir sont bien trop faciles à percer.

Surnom : Prieurs

Apparence :
de quelque nature que soit véritablement la vérité qui coule dans le sang du clan, celle-ci corrompt sa chair. Aux yeux des honnêtes gens, les Nosferatus semblent, au mieux, porter une terrible malédiction, ou passent pour l’incarnation du mal. La nature de cette corruption est unique d’un Prieur à un autre, mais les lignées partagent parfois certains traits monstrueux. L’horrible condition du Nosferatu s’exprime de façon éminemment personnelle et revêt parfois un aspect sombrement poétique, ont fait remarquer certains experts de la physiologie caïnite.

Refuges et proies :
les Nosferatus se réfugient dans les coins perdus et oubliés, leur désir de solitude n’étant éclipsé que par leur obsession pour la sécurité et leur besoin de disposer d’une issue de secours. En outre, ce refuge sert à cacher des connaissances occultes, des documents secrets et des artefacts perdus, ou servira à conduire des recherches plus poussées. Les égouts et les nécropoles de la Rome antique, les ailes oubliées de châteaux croulants ou les caves secrètes et verrouillées des abbayes font tous d’excellents abris. On raconte qu’il existe des refuges nosferatus communaux secrets, abritant des bassins de sang et des puits servant à l’élevage de rats géants. Bien qu’il soit aisé de capturer les oubliés et les exclus, les Nosferatus évitent de s’en prendre aux marginaux, préférant donner des leçons de morale malsaines au travers de leur régime alimentaire. Peu importe, d’ailleurs, si personne ne survit à la démonstration.

Étreinte :
parmi les damnés, nul ne connaît de mortaussi horrible que celle des Nosferatus. Quand ils goûtent au sang de leur sire, ils ne reçoivent pas seulement l’immortalité, mais aussi le terrible secret du sang. Le changement n’est pas instantané, mais prend plutôt des jours, voire des semaines. Leur corps se tord sous le poids du sang : les muscles, la peau et le cartilage cèdent et se reforment en une ignoble moquerie de l’humanité.

Création de personnage :
les Nosferatus privilégient les attributs mentaux, puis les physiques, car ils doivent être suffisamment intelligents pour survivre, et assez forts pour se défendre dans leur douloureuse existence. Mais, bien que de nombreux Nosferatus soient des bagarreurs ou des menteurs, les connaissances demeurent ce qu’il y a de plus précieux. D’une certaine façon, les Nosferatus respectent tous les domaines d’étude. Le clan ignorant, dans son ensemble, ce qu’il est censé trouver, il ne peut savoir quel genre d’expertise s’avérera utile. Que ce soit par paranoïa, par ruse, ou dans leur éternelle quête de compassion, les Nosferatus ont tendance à viser large, et accumulent des historiques tels qu’Alliés et Contacts, formant de complexes réseaux d’espionnage et de collecte d’informations.

Disciplines de clan : Animalisme, Occultation, Puissance

Faiblesse :
tous les Nosferatus portent sur leur visage la marque de leur sang corrompu. Ils commencent par conséquent la partie avec un score de 0 en Apparence qui ne pourra jamais être augmenté. Pour cette raison, ils échouent automatiquement à tout jet visant à donner une première impression (à l’exception des tentatives d’intimidation) et ont des difficultés dans la plupart des situations sociales.

Organisation :
peu de familles damnées peuvent se vanter d’être aussi unies que les Nosferatus. Qui d’autre pourrait comprendre la douleur, la peur et le poids du fardeau qu’ils portent ensemble ? Dans les villes, ils partagent généralement un grand dédale, ou bien plusieurs refuges indépendants connectés par des tunnels pour pouvoir sortir rapidement ou disséminer des secrets. Les familles ont tendance à se regrouper mais, chez les Nosferatus, qui l’on est compte souvent moins que ce que l’on sait et qui l’on connaît. Un prince pourrait paraître totalement dépourvu d’intérêt comparé à un valet qui aurait visité les chambres souterraines du Vatican.

Stéréotypes
Assamites : je ferais bien d’en convaincre un de m’accompagner la prochaine fois que j’irai dans ce tunnel. Oui, ce tunnel-là.
Brujahs : vous êtes en colère, mais vous ne savez même pas pourquoi. Allez, asseyez-vous. Je vais tout vous expliquer.
Disciples de Set : on me dit qu’ils vénèrent les ténèbres comme une divinité. Elles pourraient bien en être une. La puissance ne leur manque pas.
Gangrels : je ne me sens pas vraiment à l’aise en présence de gens qui n’ont pas de secrets.
Malkaviens : quand je parle et qu’il se tait, c’est que les ennuis ne sont pas bien loin.
Salubriens : vous savez, il est possible qu’ils sachent ce que je sais. C’est pourquoi je quitte la ville quand l’un d’entre eux se présente.
Toréadors : un Toréador m’a pris pour amant une fois ; il devait trouver ça délicieusement impie. Je n’ai rien appris de lui qui eût la moindre valeur.
Tremeres : ce que je voudrais oublier, eux le recherchent. Bande d’imbéciles.
Tzimisces : même si je pouvais vous dire ce que j’ai découvert à leur sujet, vous ne me croiriez pas.
Ventrues : j’imagine qu’ils pensent que l’on passe notre temps à les espionner et à essayer de les discréditer. Comme s’il était difficile de voir clair dans leur jeu.
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